Dépêche du jeudi 18 juillet 2019

Une Sélection de Nadège Kondo/afriquematin.net

Burida/ Irène Assa Viera et Sery Sylvain suspendus 

Le ministre de la Culture et de la Francophonie, Maurice Kouakou Bandaman a suspendu hier mercredi de leurs fonctions, Irène Assa Viera et Sery Sylvain, respectivement, Directrice générale et Président du Conseil d’administration (PCA) du Bureau ivoirien du droit d’auteur (BURIDA), l’institution de gestion collective du droit d’auteur et des droits voisins en Côte d’Ivoire.

Cette décision du ministre de la Culture intervient dans un contexte de crise profonde au sein du BURIDA. En effet, un collectif d’artistes réclamait depuis plusieurs mois la révocation de la directrice générale Irène Assa Viera pour « mauvaise gestion» alors qu’un autre groupe était favorable à son maintien. Un audit de l’institution a ainsi été commandité par l’inspection générale d’État en vue de faire la lumière sur cette prétendue mauvaise gestion de Mme Viera.

Établissements publics hospitaliers/Un projet de loi a été adopté

L’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire a adopté hier mercredi en session plénière un projet de loi consacrant les Établissements publics hospitaliers (EPH), notamment issus d’une vision de réformes hospitalières engagées par le gouvernement ivoirien.

Le projet de loi a été voté à la majorité des députés. Selon l’exposé des motifs, les EPH sont « sous la tutelle de l’Etat » avec une gestion de type privé et remet le patient au cœur du système sanitaire tout en augmentant les recettes avec la Couverture maladie universelle (CMU).

En outre, un contrat de performance institué entre l’Etat et le directeur de l’Établissement public hospitalier constituera une haute innovation de ce projet de loi, qui prévoit une complémentarité envisagée entre les hôpitaux publics et ceux du privé par le biais d’une convention.  A travers cette réforme, l’Etat ivoirien veut offrir davantage des soins de qualité au meilleur coût.

Lutte anti-tabac/La Côte d’Ivoire renforce son dispositif légal  

L’Etat de Côte d’Ivoire a adopté également hier mercredi une loi anti-tabac pour renforcer la lutte contre le tabagisme et affiche son intention de ne pas secourir l’usine de cigarettes de Bouaké (centre), une unité actuellement moribonde qui emploie 575 agents.

Le projet de loi a été adopté à la majorité par les députés. L’exposé des motifs évoque la fermeture de l’usine de production de cigarettes de Bouaké, dans le centre ivoirien, une unité actuellement moribonde, et le gouvernement « n’a pas l’intention de secourir cette industrie ».

L’exécutif compte prendre des dispositions coercitives pour lutter contre le tabagisme face à la cigarette de contrebande. En adoptant ce dispositif, l’Etat veut lutter contre la consommation du tabac et les produits dérivés, ce qui n’était pas le cas avec les dispositions antérieures.

La taxation du tabac en Côte d’Ivoire est de 43%, en dessous du seuil fixé par la norme communautaire de l’Uemoa (Union économique et monétaire ouest-africaine) qui indique une imposition des droits d’accises allant de 50% à 150%.

Au plan sanitaire, le ministère ivoirien de la Santé et de l’hygiène publique note 5 000 décès annuels dus à la consommation du tabac et des produits dérivés avec une prise en charge des patients tabagiques qui « coûterait à l’Etat près de 28 milliards de Fcfa par an. Les données sur l’implantation et l’exploitation des produits du tabac en Côte d’Ivoire, en 2014, montrent que « le solde commercial est déficitaire de 38,784 milliards Fcfa ». Et, au niveau des emplois, seulement quelques centaines d’emplois directs sont générés par les trois principales firmes du tabac.

En 1960, la Côte d’Ivoire a permis, en vue de son développement, l’implantation de l’industrie du tabac, un secteur pourvoyeur de ressources et d’emplois. Mais face au tabac, reconnu comme une menace pour la santé des populations et pour l’économie nationale, l’Etat opte pour la bonne santé de ses citoyens.

Golfe de Guinée /Un navire de la marine américaine dans les eaux ivoiriennes

Un navire de la marine américaine séjourne depuis lundi dernier à Abidjan sur invitation du gouvernement dans le cadre d’un partenariat en matière militaire et maritime pour la sécurité dans le Golfe de Guinée.

Cette information a été donnée mardi lors d’une dune visite de ce navire, organisée par l’ambassade des Etats-Unis à Abidjan, à l’intention des journalistes.

Selon le capitaine de vaisseau Franck Okata, commandant de Task Force 63 de la marine américaine, ce navire qui porte le nom de la capitale du 37 ème Etat des Etats-Unis. Le  Nevada a pour mission de faire des connexions avec les plus grands vaisseaux qui transportent les troupes et le matériel de guerre