Exclusif / “Le Pasteur Adéogoun doit accepter d’entrer dans l’histoire…” (Révérend Pasteur Noël Djossou-Eglise du Christianisme Céleste)

Par Léon SAKI – Afrique Matin.Net

“L’Eglise du Christianisme Céleste est née au Dahomey, actuel Benin, mais elle n’appartient pas qu’aux béninois”

Il y a 70 ans, Dieu se révélait au Prophète Samuel Oschafa, fondateur de l’Eglise du Christianisme Céleste. A l’orée de la date anniversaire marquant « la voix de la nuit », celle par laquelle Dieu a parlé à son serviteur, les fidèles de l’Eglise veulent laver le linge sale en famille et refaire cette unité qui ne leur aurait jamais pu faire défaut. Dans cette interview, le Révérend Pasteur Noël Djossou de la Sainte cité d’Oshoffa de Gonzagueville  embouche la trompette du pardon et appelle les Dirigeants belligérantes à honorer ce rendez-vous important afin de  ramener la paix de Dieu au sein de l’Eglise.

Révérend, avant d’entrer dans le vif du sujet, pouvez-vous nous faire un bref rappel historique de la naissance de l’Eglise du Christianisme Céleste ?

C’est en 1947 que Samuel Oschofa, ce prophète africain du 20ème siècle, s’est vu confier par l’éternel la mission de bâtir une Eglise dénommée ‘’CHRISTIANISME CELESTE’’ afin de sanctifier le monde tout entier. Aussi, c’est avec joie que nous vous visiterons très souvent pour vous faire part des nouvelles de la « Constitution bleue » et du prophète Samuel Bilé Oschofa. Je tiens aussi à exprimer ma gratitude en particulier  envers votre journal AFRIQUEMATIN.NET qui permet au monde entier en ce jour de connaitre le lieu de naissance de l’Eglise, précisément la ville de Bodro, en République du Benin.

Quelle est l’actualité au niveau de l’Eglise du Christianisme Céleste ?

Très bientôt, à savoir les 22 et 23 mai prochain, nous fêterons l’anniversaire marquant les 70 ans de « la voix de nuit» ; la voix que le prophète Samuel Oschofa a entendu et qui lui a ordonnée de devenir prophète. Pendant 38 ans, il a effectué sa mission dans la droite ligne des objectifs de salut de l’humanité que Dieu lui a confié. Le jour anniversaire s’approche. Cependant, l’amer constat est que les filles et les fils de cette Eglise sont écartées des fondements de l’Eglise du Christianisme Céleste, en dépit des textes intitulés « LA FONDATION BLEUE », signés le 29 mars 1980, sous le numéro  480 de la République fédérale du Nigeria. Dans  cette constitution, des  articles ont été introduits stipulant que Dieu continuerait  à insuffler de la vie à l’Eglise après le décès de son serviteur. Comment le successeur du prophète serait choisi ? Les textes qui doivent régir son mandat et les garde-fous pour que cette mission ne soit jamais déviée ? Aujourd’hui, nous constatons malheureusement une grande division au sein de l’Eglise. Ce n’est plus un serviteur unique qui est mis en avant mais chacun suit le révérend de son choix. Dans de telles conditions, comment la prophétie initiale pourrait se réaliser ? C’est pour mettre fin à tout cela que depuis  le 13 novembre 2010, nous parcourons plusieurs pays d’Afrique pour divulguer l’information selon laquelle une charte originelle laissée par le prophète existe et qu’elle est susceptible de régler aux divisions actuelles au sein de notre Eglise. Si chacun des leaders actuels revient à la FONDATION BLEUE, l’Eglise sera renforcée. Si  le Pasteur Abeogou  du Benin, siège suprême de l’Eglise où le successeur du prophète doit résider, et le Pasteur Emmanuel du Nigeria arrivaient à s’accorder, ce serait une victoire pour l’Eglise.

Pour vous, que représente véritablement cette date anniversaire au sein de l’Eglise ?

 Le 22 mai est le jour où M. Oschofa est passé de Charpentier à Prophète par la grâce de Dieu qui s’est révélée à lui par le biais d’une voix nocturne. C’est un jour solennel qui commémore de fait le début de la mission du prophète.

Serait-ce donc l’occasion de réunir tous les fidèles de l’Eglise au lieu où cette voix a été entendue ?

Bien sûr ! C’est pourquoi, nous passons par vos canaux pour lancer un appel à l’endroit des fidèles du monde pour que ce jour soit un jour de réjouissance. Tous ceux qui se réclament du prophète, quelque soit leur bord, doivent venir se recueillir auprès de la même rivière où Oschofa a séjourné. Cette rivière continue de faire des miracles comme au temps du prophète. Nous nous devons de laisser à nos enfants, comme héritage, une Eglise unie. Nous devons trouver un souffle nouveau à l’Eglise. Malheureusement, le constat est qu’après 70 ans d’existence de l’Eglise, nous n’avons pas d’hôpitaux, d’écoles et plusieurs autres infrastructures. Nous avons des étudiants qui sont désœuvrés et sans emplois. Les Catholiques et les Protestants pourvoient aux besoins de leurs membres. Ce que nous sommes incapables de faire à cause de nos querelles et divisions. Et c’est à tous ces maux que nous nous attaquerons avec l’aide des journalistes que vous êtes.

L’Eglise du Nigeria sera-t-elle à cette rencontre ?

A priori, nous ne pouvons pas dire non. Toutefois, une importante frange des chrétiens célestes du Nigeria viennent chaque année aux dates du 22 et 23 mai à ces rendez-vous annuels et sont conduits par  Maman Edith Oschofa, la fille du prophète. Nous souhaitons la visite du Révérend Pasteur Adeogun qui est venu une seule fois le 19 mai 2014, et celle du Pasteur Emmanuel Oschofa. Nous les invitons à revenir à la source d’où ils ont été façonnés. La paroisse de Bodro est la génitrice de toutes les paroisses du monde et à ce titre, tous doivent y revenir pour un pèlerinage.

Nous tenons à rappeler que même si l’Eglise du Christianisme Céleste est née au Dahomey, actuel Benin, elle n’appartient pas qu’aux béninois. Dans les textes constitutifs, notre Eglise est universelle et chacun des membres de cette Eglise, de quelques contrées d’où qu’il viendrait, à le plein droit de siéger dans le haut collège de direction de notre Eglise commune. Si Rome et Ryad voulaient faire l’exclusivité, les Catholiques et les Musulmans ne seraient pas aussi unies. Il faut que le Pasteur Odeogun du Benin et son collège pastoral élargissent leur horizon afin que tous les drapeaux du monde entiers flottent dans la cours de l’Eglise au Benin. Si l’unité de l’Eglise ne commence pas à Porto Novo, l’Etat et les citoyens du Benin auront définitivement perdu l’Eglise.  . Je réitère le fait que toutes les nationalités doivent intégrer l’instance dirigeante mondiale de l’Eglise. Comment pouvez-vous comprendre que l’on n’ait même pas de cathédrale ? Les différents révérends qui ont été à la tête de l’Eglise  n’ont eu pour seul mérite que de construire des immeubles pour leurs enfants et leurs familles biologiques au détriment des fidèles. La nouvelle génération doit prendre les taureaux par les cornes pour engager une réelle réforme au sein de l’Eglise. Il faut que le pasteur Adéogoun accepte d’entrer dans l’histoire. Il doit tendre la main au pasteur Emmanuel OSHOFFA pour œuvrer ensemble au retour de la paix dans l’Eglise

Votre mot de fin.

Je vous remercie de nous avoir permis de nous exprimer et d’avoir pu éclairer la lanterne de tous ceux qui voulaient en savoir un peu plus sur les causes de la léthargie de l’Eglise. Je remercie infiniment l’équipe d’afriquematin.net  et vous félicite pour l’excellent travail. Que la grâce de Dieu qu’il a accordé au prophète Samuel Oschofa soit toujours  sur vous.

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