Dgi-Séminaire bilan du 1er trimestre 2018/Le directeur général invite les agents à plus d’ingéniosité

Par Brou François/afriquematin.net

La Direction Générale des Impôts (DGI) a entamé ce mercredi 18 avril 2018 dans les locaux d’un complexe hôtelier sis à Port-Bouët 2018, « un séminaire bilan 1er trimestre 2018, perspectives pour le 2ème trimestre 2018 ». A l’ouverture de ces assises, le directeur général Ouattara Sié Abou a salué avec déférences les séminaristes pour leur sens du devoir.  Saisissant de l’opportunité, il a  indiqué que la présente rencontre doit être pour eux l’occasion d’évaluer-les potentialités qui se présentent à eux dans l’optique d’affiner leurs différentes méthodes de travail. Parlant de  bilan  au titre du 1er trimestre, il a noté qu’il  affiche   positif avec un excédent de deux (2) milliards Fcfa, « puisque l’objectif initial est de 464 milliards et les réalisations s’établissent à 466 milliards », fait-il savoir. Mais a-t-il souligné « qu’il s’agit d’un équilibre assez précaire, car ces deux (2) milliards d’écart par rapport aux enjeux et attentes de nos autorités, ne semble pas  consistant pour aborder avec sérénité le reste  de l’année », a-t-il rapporté. Il était également opportun pour ces agents de développement économiques de se retrouver à la fin de chaque trimestre pour échanger sur les résultats, en vue de relever les différentes forces et faiblesses, dans l’optique  de se donner les moyens.  Relevant le  facteur  handicapant de leur mission, relatifs aux  taxes, Ouattara Sié Abou  a souligné  « qu’il y a quelques impôts et taxes pour lesquels les prévisions de cette année ont été établis. Au titre de quatre produits, notamment la noix de kola, du coton, de l’hévéa de la noix de karité et des taxes qui y sont rattachées, la Dgi n’a trouvé aucun droit. C’est un facteur – pour lequel nous allons suivre d’autres méthodes, d’autres moyens, afin  de pouvoir résorber les éventuels moins-values  qui pourraient résulter donc la non perception des taxes sur ces produits », a-t-il ajouté.

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Concernant l’impôt foncier, le directeur général a signifié que les lignes ne bougeaient pas parce qu’il estime que le potentiel est grand. D’où a-t-il invité les agents d’exploiter au mieux ce potentiel. Car, pour lui « en matière d’impôt foncier, -, il y a de la matière, à cet effet, nous invitons nos collaborateurs à sensibiliser nos concitoyens, mais en même temps, nous invitons nos concitoyens, à déclarer les  biens immobiliers et à s’acquitter des impôts et droits qui sont rattachés à ces biens-là », lance-t-il.

Ouattara Sié Abou a  également déploré les insuffisances du système d’informatisation. Selon lui, des solutions seront trouvées dans un proche avenir avec le renforcement de la digitalisation, « aujourd’hui, nous sommes sur la bonne voie. Avec la digitalisation- vous pouvez, à partir d’un terminal déclarer et payer   sans avoir besoin de vous déplacer avec de l’argent. C’est un avantage que nous devons exploiter au maximum. L’un des produits que nous allons lancer officiellement- c’est le paiement des impôts par téléphone mobile. Cela nous fait un gain en temps, en sécurité, en administration et en efficacité. Nous sommes à l’heure du numérique en ce qui concerne l’administration fiscale, ce qui  – permettrait aux entreprises de nous communiquer leurs bilans à partir de leurs terminaux ». A l’analyse de ces données et de ces orientations, l’on est en droit de conclure qu’au regard de la qualité du potentiel humain que regorge la direction générale des Impôts, la réalisation de ces objectifs  est à portée de main. Pourvu que les uns et les autres y mettent de la volonté.  Soulignons que les travaux de ce séminaire-bilan était placé sous le parrainage du Secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre, chargé du Budget et du Portefeuille de l’Etat, Sanogo Moussa.

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