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Vendeurs et éleveurs de bétail sur le site d’Abobo-Anador/L’espace pourrait abriter un projet.

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Par Haidmond Kaunan/correspondant /afriquematin.net

 « Nous sommes prêts à payer mais  on ne donne jamais un site définitif. Et  les différentes mutations font perdre 90% du revenu d’un vendeur de bétail. C’est terrible. Que l’Etat songe à nous céder un site définitif ». C’est Dicko Djibril, président de l’association des vendeurs et éleveurs de bétail d’Abobo-Anador  qui exprime cette appréhension. Nous l’avons rencontré sur le site actuel d’une  société- qu’ils occupent depuis 1997. A l’en croire, le ministre de l’intérieur Ahmed Bakayoko et sa suite, en compagnie du Président de la République de Turquie, s’étaient rendus sur les lieux, lors de sa récente visite en Côte d’Ivoire. Selon Dicko Djibril, l’autorité communale d’Abobo constitue «  un véritable enfer »  pour ces marchands de bétail. Elle n’aurait jamais trouvé un site pour eux. Les intéressés auraient, eux mêmes,  fait la démarche pour se trouver sur le site actuel. Et pourtant « on nous harcèle .On nous demande un titre de propriété sur un espace dit provisoire. Si l’autorité communale d’Abobo veut nous vendre le terrain qu’on nous le dise et nous allons payer parce que nous sommes en quête de terrain ».  Djibril qui se souvient aussi que « la mairie voulait déposer des ordures ménagères entre nos bœufs et nous avions en son temps saisi l’autorité compétente. Nous sommes victimes d’intimidations et de maltraitance. A la veille des fêtes de Tabaski des agents de la mairie viennent s’emparer de nos bêtes », dénonce-t-il.  Les vendeurs de bétails qui payent régulièrement leur taxe, et qui sont des intermédiaires entre l’Etat et les populations devraient aidés au lieu d’être frustrés. S’ils avaient un site définitif ils auraient trouvé un bailleur de fonds pour financer la construction de la clôture et autres projets, car « nous sommes  souvent victimes de menaces et d’agressions physiques ».

Le président  plaide pour  une prise en compte  de leurs doléances par l’autorité. En vue  d’améliorer leurs conditions de travail. « Où irons-nous? Nous sommes plus de 400 personnes avec des familles. Nous sommes inquiets. Nous avions été déguerpis au moins six fois. Et l’autorité nous somme de déguerpir du site actuel avant 2020 », s’inquiète Dicko Djibril.

 

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