Un juriste-politologue catégorique: “jamais Bédié n’osera porter plainte contre qui que ce soit”.

Certains croient encore qu’introduire une plainte contre autrui est un sésame. Ainsi, lorsqu’ils sont à court d’arguments, ils agitent prestement les menaces de saisine de la justice, au lieu de commencer par déployer une contre-offensive argumentaire à l’intention de leurs détracteurs.

Visiblement, la plupart de ceux qui se font ainsi peur, sont à mille lieues de se représenter que, dans certaines matières, notamment pénale, une plainte se décline en l’ouverture parfaite d’une boîte de pandore.

Et nous sommes en présence d’un tel cas d’école !

Voilà un N’ZUEBA, candidat aux présidentielles du 31 octobre 2010. A la proclamation des résultats, l’homme est, contre toute attente, classé 3ème, après un certain Alassane OUATTARA. Aussi prend-il méticuleusement soins de laisser allègrement courir les délais légaux de recours avant de crier vaguement et timidement au loup : «on m’a volé 500.000 voix… ».

Mais, finalement, et comme on s’en doutait, l’individu ne fera suivre ses paroles inaudibles d’aucun acte juridique portant contestation du sort à lui infligé.

Pire, il endossera fièrement la candidature d’Alassane OUATTARA au 2ème tour, en enjoignant fermement à tous ses parents Baoulé de voter pour ledit Alassane OUATTARA. La suite militaire, avec la franche et déterminante partition de ce BEDIÉ depuis le Golf Hotel s’affranchit d’un débat surabondant.

Par ailleurs, pendant leur gouvernance collégiale RHDP, l’homme avait encore évoqué la question de ses 500 000 voix. Mais les vibrations jouissive l’avaient porté à des accusations tendancieuses propres à faire passer le candidat de LMP comme son spoliateur de 2010.

C’est donc un tel BEDIÉ qui nous annonce actuellement une plainte, pour diffamation, parce que, fait-il savoir à ceux qui l’écoutent, il n’aurait été, ni financièrement suborné, ni conclu un contrat de «dupe» avec qui que ce soit.

Avouons franchement que si Monsieur BEDIÉ pouvait vraiment aller au-delà de cet effet d’annonces, pour porter effectivement la plainte agitée, cela aurait été salutaire, tant pour toutes les victimes ivoiriennes, du fait principal de sa collusion malicieuse avec les rebelles, que pour cette Côte d’Ivoire où chacun devra intégrer que «lorsqu’on marche, on laisse des traces».

SUR LA TANGIBILITÉ DE LA SUBORNATION DE BEDIÉ

Ainsi, en menaçant de porter plainte, on ne saurait encore contre qui, BEDIÉ espère donc ainsi naïvement faire peser sur sa cible le fardeau de la preuve quant à la production, par exemple, d’une copie du chèque qu il a touché ou bien des éléments comptables établissant la traçabilité bancaire des sommes qui lui ont été versées.

Mais, espérant que ses techniciens en la matière sauront l’amener à se raviser très rapidement, son adversaire qui ne sera pas tenu nullement tenu de produire des preuves objectives de la concussion évidente de BEDIÉ, ne chômera guère en moyens de défense.

Aussi ripostera-t-il au moyen d’un simple questionnement logique participant de la théorie de la connaissance acquise, propre à asseoir, sans peine, la conviction du juge sur la culpabilité de lui BEDIÉ, dans la tragédie ivoirienne.

N’oublions pas que nous sommes en matière pénale où le juge instruit souverainement à charge et à décharge.

Ainsi :

Premièrement, il sera suggéré aux juges de demander à BEDIÉ s’il reconnaît avoir été spolié de 500.000 voix à l’issue du scrutin du 31 octobre 2010 ?

Deuxièmement, si Oui, qui a-t-il soupçonné d’en être le bénéficiaire ?

Troisièmement : Peut-il rapporter la preuve de la force majeure ou les justes motifs pour lesquels il n’avait pas cru devoir formaliser un recours contre le bénéficiaire indu de ses 500.000 voix ?

Quatrièmement : Se souvient-il de ce que lors de la campagne du 2ème tour, Alassane OUATTARA avait annoncé qu’il dirigerait le pays sous son autorité ?

Cinquièmement : Si oui, après le 11 avril 2011, le PDCI a-t-il collégialement géré le pouvoir avec Alassane OUATTARA ou pas ?

Sixièmement : Que tire-t-on de la gestion d’un pouvoir en termes de gains financiers et prestige ?

SUR LA PREUVE DU MARCHÉ DE DUPE

L’adversaire de BEDIÉ suggérera en outre ces quelques questions au juge :

Premièrement : BEDIÉ reconnaît-il Alassane OUATTARAcomme son ennemi juré de la fin des années 90 pour avoir décerné un mandat d’arrêt contre lui ?

Deuxièmement : Si oui, sur quelle base avait-il conclu la coalition du G7 avec Ouattara et des factions rebelles, puis après, avec l’Alliance du RHDP avec le RDR, amené par Alassane OUATTARA à Paris en 2005 ?

Troisièmement : Quelle est la forme juridique de «l’Appel de Daoukro »?

Quatrièmement : Quelle était sa teneur ?

Cinquièmement : Quels sont les motifs de sa rupture récente avec ce RHDP ?

Sixièmement : Lorsqu’on remonte à la nature du commerce que lui BEDIÉ a eu avec Alassane OUATTARA et son RDR, comment peut-on qualifier de tels engagements ? «Marché saint » ou «Marché de dupe» ?

À la vérité cette plainte qui tendait à forcer BEDIÉ à dire la vérité à leur Communauté internationale à laquelle ils avaient faussent fait croire que Alassane OUATTARA avait gagné au 2ème tour, là où la preuve de ce qu’il n’a pas franchi même pas le premier tour, cette plainte donc, était salutaire à plus d’un titre.

Mais ne nous leurrons point : BEDIÉ se fait tout simplement peur ; car, jamais l’individu n’osera porter plainte contre qui que ce soit. Ses agissements ne sont-ils pas hissés au panthéon des tâches indélébiles contre la mère patrie ?

From L’Activateur Tchedjougou Ouattara

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