Malaise au GP-Paix/ Qui a intérêt à saboter le groupement politique qui a porté la ministre Henriette Lagou à la CEI?

Par Christ Zorro / Afriquematin.net

Porté sur les fonts baptismaux  en vue d’œuvrer à la cohésion nationale et la réconciliation entre les ivoiriens il y a de cela un an, le groupement des Partenaires Politiques Pour la Paix (GP-Paix) semble battre de l’aile depuis quelques temps. La raison : les tensions internes en ce mouvement  sont si fortes  que les sorties de ce groupement face à la presse se font en rangs dispersés, mettant ainsi  à mal la cohésion que existait entre les treize( 13)  partis de ce groupement, du temps de sa première coordonnatrice,  Mme la ministre  Henriette  Lagou.

Plusieurs  partis politiques membres du GP-Paix, mouvements de paris politiques dont l’idéologie est marquée par le centrisme, ne sont pas du tout content de la marche actuelle de leur mouvement. Ce sont, pour ceux qui ont décidé de parler à visage découvert, le Parti pour l’Intégration Africaine (PIA),  le Parti Ivoirien des Droits Authentiques (PIDA), et le MPCI Légal. Pour les autres qui ont voulu garder  l’anonymat,  les raisons  avancées par leurs dirigeants sont soit des menaces physiques à l’encontre de  leurs vies, soit des raisons stratégiques qu’ils ne sont pas prêts à divulguer pour l’Heure.

La première raison du mécontentement exprimé par la pluparts des partis politiques  est le non respect des règles, suite à la désignation de la nouvelle coordinatrice, Rose Koné du Rassemblement des Verts Ivoiriens (RAVI). «  Nous n’avons pas été consulté et cette nomination a été imposée à tout le groupe par Mme Henriette  Lagou, au mépris des règles qui régissent notre mouvement. Si nous avons laissé faire, c’est juste par respect pour cette Dame qui est une icône dans le gotha politique ivoirien » a tenu à souligner Coulibaly Mamadou, président du PIA. Idem pour  Nangoné Bi Dou Augustin, du MPCI Légal : « Les raison avancées par l’ex coordonnatrice n’ont convaincues personnes. Mais, le mouvement de paix dans lequel nous nous sommes  tous engagés voudrait que  nous donnions nous-mêmes des gages d’actions pacifiques. C’est la seule raison pour laquelle, pour la plupart des partis membres du GP-Paix, nous avons fait table rase de nos griefs à son encontre».

A la question de savoir  pourquoi est-ce que plusieurs partis  se rebellent aujourd’hui contre le fonctionnement actuel de ce groupement de partis politiques ?« L’intérim  assuré par Rose Koné a tiré à sa fin depuis le 23 décembre 2019  et depuis bientôt trois (3) mois,  elle  continue de faire des sorties face à la presse sans l’accord de la totalité des partis politiques membre du GP-Paix, et cela en toute illégalité. Je le pressentais car je soupçonnais la ministre Henriette Lagou de vouloir depuis très longtemps se servir de ce mouvement pour assouvir ses ambitions politiques, à savoir obtenir un poste à la CEI » ajoute  l’un des présidents du GP-PAIX qui a tenu à garder l’anonymat.

« Nous avons tout fait pour entrer en contact avec l’ancienne coordonnatrice et la nouvelle pour des explications quant à cet état de faits. Mais nous nous sommes heurtés à un mur de silence », Souligne le président Guédé José Abel du PIDA.

« Nous donnons jusqu’à la mi-avril à l’actuel coordonnatrice pour réunir l’ensemble des treize (13) partis membres du GP-PAIX pour que ce groupement fonctionne selon les textes que l’on s’est donnés. En outre, nous ne voulons plus jamais que des sorties soient faites devant la presse sans l’aval de tous les partis. Si tout ceci n’est pas fait, on donnera raison à tout ceux qui ont insinué que le GP-Paix était créé dans l’optique de réaliser un rêve politique de Mme la Ministre Henriette Lagou. Dans ce cas seulement, des siting seront faits devant la CEI, suivis de nombreuses actions d’envergures. Nous n’accepterons jamais d’être sacrifiés sur l’autel des ambitions de quelqu’un. Notre avenir politique en dépend » a conclu, très amer et sous anonymat,  un autre président de parti membre de ce  Groupement.

Vivement, que tout soit mis en oeuvre pour que les querelles intestines qui visiblement mettent à mal le bon fonctionnement de l’une des rares plateformes politiques qui jouent réellement la carte de la paix sociale et de la réconciliation en Côte d’Ivoire, se remettent sur les rails de sa vocation d’origine.

 

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