En RDC/ La BGFIBank montre l’exemple en matière de transparence et de lutte contre le blanchiment

La succursale de BGFIBank en RDC s’applique depuis plusieurs années à donner de sérieux gages en matière de transparence et de lutte contre le blanchiment. Première et unique banque congolaise certifiée par plusieurs normes internationales parmi les plus exigeantes, l’établissement multiplie les initiatives visant à se transformer en profondeur et à restaurer son image, pour tourner la page du « Congo Hold-up ».

Il y avait du beau monde, ce vendredi 13 janvier, au siège social de BGFIBank RDC (République démocratique du Congo). Situé dans le quartier d’affaires de Kinshasa Gombe, le bâtiment abritait la très officielle cérémonie de remise de la norme ISO 9001 aux dirigeants de la filiale congolaise du groupe BGFIBank. « En ce jour nous réaffirmons notre engagement dans la lutte contre le blanchiment en RDC », se sont réjouis, sur les réseaux sociaux, les communicants de la première banque d’Afrique centrale, affichant leur fierté d’annoncer « que BGFIBank RDC est officiellement devenue la première et unique banque certifiée » de cet immense pays d’Afrique centrale, l’un des douze où est aujourd’hui implanté le groupe, originaire du Gabon, sur le continent.

Mais en quoi consiste cette norme et pourquoi son attribution à BGFIBank RDC représentait-elle un petit événement dans le monde bancaire africain ? Émise, comme toutes les normes ISO, par l’Organisation internationale de normalisation, la norme ISO 9001 définit les exigences entourant, dans une entreprise, la mise en place d’un système de management de la qualité. Créée en 1987, l’ISO 9001 a subi plusieurs révisions et c’est sa dernière version, datant de 2015, qui a été remise à la banque congolaise par Bureau Veritas, le leader mondial de la certification. Long, exigeant et laborieux, le processus n’a donc rien d’une simple formalité et « cette certification vient couronner un travail durant lequel l’ensemble des collaborateurs s’est mobilisé autour d’un objectif commun : démontrer notre excellence et notre engagement à fournir des prestations de haute qualité », d’après un communiqué du groupe.

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Reléguer les mauvaises pratiques au passé

C’est que la succursale congolaise de BGFIBank revient de loin. En novembre 2021, son nom a été associé à l’affaire dite du « Congo Hold Up », une tentaculaire enquête à laquelle ont pris part près d’une vingtaine de médias internationaux, révélant comment l’ancien président de la RDC, Joseph Kabila, aurait détourné quelque 138 millions de dollars des caisses publiques entre 2013 et 2018, avec la complicité de dirigeants et cadres de la filiale congolaise de BGFIBank. Dans la tourmente, le premier groupe bancaire d’Afrique centrale s’est, bien malgré lui, retrouvé sur le devant de la scène médiatico-judiciaire et a dû organiser sa riposte, tant sur le terrain judiciaire qu’en termes d’image.

Une stratégie en plusieurs temps. Affirmant « désapprouver toutes pratiques douteuses qui ont pu être commises par le passé » au sein de sa filiale de Kinshasa, BGFI a tout d’abord condamné, sans réserve, les pratiques incriminées ainsi que leurs auteurs ; les cadres et dirigeants de BGFIBank RDC ont immédiatement été congédiés. La banque a, dans un second temps, entrepris de réparer ce qui pouvait l’être : certains documents dévoilés par la presse démontraient ainsi sa volonté d’obtenir le remboursement des parts accordées gratuitement à la famille de Joseph Kabila. Enfin et surtout, BGFIBank s’est vigoureusement engagée dans un processus de transformation interne afin de garantir à l’ensemble de ses parties prenantes que les pratiques révélées par le « Congo Hold Up » appartenaient bel et bien à une époque révolue.

Renaissance

C’est dans le cadre de cette démarche visant à rétablir une confiance écornée que sont intervenues les diverses certifications dont peut aujourd’hui s’enorgueillir le groupe bancaire. En avril dernier, BGFIBank RDC a ainsi obtenu le renouvellement de sa certification AML 30000 : délivrée, comme les normes ISO, par un organisme indépendant, la certification AML 30000 consacre les efforts dédiés à la lutte contre le blanchiment d’argent, le financement du terrorisme et la prolifération (LCB/FT). Alors que le groupe BGFIBank a été, en 2020, le premier établissement bancaire africain à décrocher ce précieux sésame, « le renouvellement de cette certification confirme la maturité et l’efficacité de notre dispositif en matière de LCB/FT, ce qui démontre la résilience dont fait preuve le groupe BGFIBank », a déclaré à cette occasion le directeur général de la branche congolaise de la banque. Un label d’autant plus important que le Groupe d’action financière (GAFI), organisme intergouvernemental de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, avait exigé de la RDC que des réponses majeures soient apportées à ces fléaux à l’échelle nationale.

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Et si, après avoir été montrée du doigt, la filiale de Kinshasa pouvait au contraire être érigée en exemple pour l’ensemble des entités du groupe bancaire ? C’est la voie que semblent privilégier ses dirigeants qui, surfant sur le renouvellement de la certification AML 30000 à BGFIBank RDC, ont annoncé que la démarche serait généralisée à toutes les filiales du groupe en Afrique. Plus récente, la certification ISO 9001 confirme cette volonté de se conformer aux standards internationaux les plus exigeants en matière de transparence et de traçabilité, et de tourner définitivement la page des années Kabila pour s’imposer comme « la banque de référence des Congolais », selon le communiqué de presse du groupe. Plus qu’une transformation, une vraie renaissance, donc.