Echauffourées Policiers-Forces spéciales /Que cache l’interpellation du militaire ?

Par Jean Levry/afriquematin.net

Selon le communiqué conjoint de la Police et des  forces armées, les échauffourées qui ont eu lieu, au cours de la journée du jeudi 19 septembre 2019, entre les Policiers et les militaires des forces spéciales étaient liées à ‘’un malentendu’’. Lequel malentendu découle de ‘’l’interpellation d’un soldat en civil au cours d’une opération de rafle générale’’.

Mais, autant le communiqué  laisse les ivoiriens sur leur faim, autant que le comportement des forces spéciales suscite des interrogations.

Dans quelles conditions et circonstances le soldat en civil en question a-t-il été interpellé ? Nul doute qu’il a pu se présenter, au moins verbalement, à ses frères d’armes qui l’ont raflé si on retient l’hypothèse qu’il n’avait pas ses papiers sur lui ? Alors pour quelles raisons, les policiers l’ont-ils maintenu en détention au point où cela entraine la descente musclée ‘’d’un détachement’’ lourdement armée des forces spéciales pour ‘’certifier son identité’’ ?

La rafle générale est connue de tous. Elle est une opération de police qui consiste à interpeller des personnes aux allures suspectes en vue de vérifier leur identité et s’assurer qu’elles ne sont pas dans les fichiers d’individus susceptibles de mener des activités peu recommandables. Le plus souvent, lorsqu’une personne interpellée n’est pas liée à une activité illicite et qu’elle décline son identité, ou sa corporation, elle est libérée immédiatement. Ou encore, un coup de fil suffit pour régler son cas et obtenir sa libération. Dans le cas d’espèce, un simple coup de fil à la hiérarchie aurait permis d’éviter cette scène honteuse pour l’armée ivoirienne.

Alors, ce militaire était-il exempt de tout reproche ? Nous ne saurons répondre à cette question mais sa garde à vue à la préfecture de  police d’Abidjan, malgré son statut de militaire,  semble cacher des zones d’ombres.

Quoi qu’il en soit la discipline militaire recommande que nos forces, qu’elles soient spéciales ou régulières,  s’abstiennent de jeter un tel discrédit sur cette institution qu’est l’Armée. L’Armée doit rester et demeurer cette « Grande muette » respectée et crainte, qui inspire confiance et sécurité aux citoyens.

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