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Affaire une policière giflée par un député/Yah Touré écroué et libéré

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Le député Yah Touré, élu sous la bannière du Rassemblement des houphouetistes pour la démocratie et la paix (Rhdp) mais issu du Pdci-Rda, a été mis en examen ce lundi, suite à une altercation avec une policière.

Selon des témoignages, le Vendredi 26 janvier dernier, au feu tricolore d’un centre commercial de Cocody, habituellement embouteillé, une altercation a éclaté entre le député Yah Touré et une agente de police affectée à la circulation sur ces lieux. Elle aurait affirmé avoir reçu une gifle, ce que le député a nié lors de sa déposition.  Il a affirmé vouloir se rendre au chevet d’un malade et voulait de ce fait, doubler la file… L’altercation est survenue, selon le député, lorsqu’il se serait approché de l’agent – en vue de découvrir le nom de celle-ci, inscrit sur sa plaquette patronymique. L’agent l’aurait alors repoussé et appelé à l’aide, après avoir reçu une gifle. Les éclats de voix auraient alors attiré les passants et  serait ainsi remonté précipitamment dans son véhicule, pris d’assaut par la foule. Après quelques minutes de troubles, le calme serait revenu quand les deux protagonistes auraient échangé leurs numéros de téléphone. L’incident semblait clos, mais le dimanche 28 janvier aux environs de 17h, le député a reçu à son domicile abidjanais, la visite d’un capitaine de police porteur d’une convocation de la préfecture de police.

Mis en examen

Suite à son interrogatoire qui a débuté à 18h, ce dimanche soir, Yah Touré a été placé en garde à vue. Ce lundi matin, il a été déféré devant le parquet du tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau. À l’issue de son interrogatoire, le procureur l’a mis en examen pour « outrages » et « violences sur agent de police, dans l’exercice de ses fonctions ». Il devrait passer sa première nuit à la Maison d’arrêt et de correction d’Abidjan (Maca), en attendant son jugement prévu dans les quinze prochains jours.

Cette procédure de flagrant délit a été dénoncée par le bureau de l’Assemblée nationale, réuni en urgence dans la matinée. Dans une déclaration lue par Siki Blon Blaise, vice-président de l’Assemblée nationale, le parlement a exigé « la suspension de la poursuite du député en application des dispositions de l’article 92, alinéa 3 de la Constitution, et de l’article 45 alinéa 3 du règlement de l’Assemblée nationale », relative à l’immunité parlementaire du député.

Le parlement s’engage à saisir le Conseil constitutionnel

Le parlement dirigé par Guillaume Soro « s’engage à saisir le Conseil constitutionnel sur la procédure utilisée dans cette affaire qui porte manifestement atteinte aux droits des députés ». Dans le même temps, plusieurs responsables de la Jeunesse du Pdci-Rda   (JPDCI) ont été interpellés et placés en garde à vue par le tribunal du Plateau, pour « troubles à l’ordre public ». Une déclaration du secrétariat exécutif de cette formation politique est attendue. Les dernières informations font état de ce que le parlementaire serait libéré.

 Source : J.A avec afriquematin.net

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