Occupations de la voie publique, Fosses septiques dégueulasses à ciel ouvert/ Vivement que le ministère de la salubrité prenne ses responsabilité

Enquête réalisée par Haidmond Kaunan/afriquematin.net 

L’occupation  tous azimuts de la voie publique dans certains bas quartiers du district autonome d’Abidjan, l’usage insupportable de la voie publique  par des artisans, l’écoulement des eaux usées issues des fosses septiques sur ces voies… donnent l’impression qu’il y ait  des individus qui seraient au-dessus de loi. Pardon, qu’il y aurait des personnes intouchables dans le district autonome d’Abidjan. Existe-t-il vraiment une brigade de salubrité à Abidjan ?

Voie publique servant de chantier de construction d’immeubles ou de magasins, voie publique occupée par des mécaniciens de voitures et de motos, de l’eau usée avec ces odeurs nauséabondes sortant des fosses septiques. Voici le triste décor qui se présente à l’observateur ou au visiteur qui découvre pour la première fois Les Deux-Plateaux Tchagba les Oliviers, un sous quartier de la commune de Cocody, en plein cœur du District autonome d’Abidjan.

Certaines habitantes estiment que l’Etat a démissionné face à cette flambée de désordre
Mohamed Koné croit comprendre la raison pour laquelle les propriétaires des cours refusent de vider les eaux usées des fosses septiques

Depuis des années, le propriétaire d’un chantier construit aisément ces immeubles, ses magasins en bordure de la voie publique, à l’entrée même du quartier. Du sable, du gravier, des briques occupent constamment la voie. Des mécaniciens voisins à ce chantier, occupent également la voie empêchant les véhicules personnels et de livraison de marchandises  de circuler tranquillement. C’est également un plaisir pour les femmes de jeter les eaux des cuisines ou de lessive ou d’entretien sur la route.

A ce constat il faut ajouter l’écoulement des eaux usées en provenance des sanitaires, et pourtant,   il ne se passe pas un jour sans qu’un bataillon de gendarmerie ou de la police ne se rende dans ce quartier.  Même si le silence donne l’impression que tout le monde approuve ces habitudes,  il y ait  des personnes qui saignent sans pouvoir élever la voix.

C’est le cas  Marie Noëlle, détentrice d’un salon  de coiffure qui estime que l’Etat a démissionné, « cette situation ne plait à  personne et depuis combien d’années l’on parle de brigade de salubrité? C’est une démission totale du gouvernement. Mais tenez-vous bien, d’ici  moins  de deux semaines ils viendront courtiser les populations de ce quartier ignoré en vue de se faire élire », fait-elle remarquer.

« Le silence coupable des autorités font des voies occupées des chantiers » , remarque cette locataire d’une maison dans le quartier

Fanta Bakayoko pense tout simplement que la culture des populations du quartier fait penser que les acteurs se prennent pour des intouchables, « personne ne parle, parce qu’ils se disent que quelqu’un qui bloque la  chaussée avec le sable, les graviers et y fabrique des briques tranquillement  sans être inquiété aurait un quelconque  soutien des autorités compétentes », constate-t-elle très amère.

Mais  Mohamed Koné croit comprendre la raison pour laquelle les propriétaires des cours refusent de vider les eaux usées des fosses septiques, «  …concernant les eaux usées qui coulent sur la voie publique, le problème est un simple. Deux- Plateaux les Oliviers est un village des autochtones Ebrié. Ce sont des ressortissants de la Cédeao qui y ont construits toutes ces cours sous un contrat d’une dizaine d’année. Le contrat qui les lie aux autochtones est  presqu’à termes. Ils ne veulent pas dépenser pour des maisons qui reviendront bientôt aux autochtones », explique-t-il. Vivement que le ministère de la salubrité prenne ses responsabilité.

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