Lutte contre le Covid-19/Le PNUD propose un plan financier de plus de mille milliards $ pour les pauvres du monde

Le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) a estimé qu’environ 199 milliards $ par mois pourraient fournir un revenu minimum garanti pendant six mois aux 2,7 milliards de personnes vivant en dessous ou juste au-dessus du seuil de pauvreté dans 132 pays en développement.

« Un revenu minimum provisoire n’est cependant pas une solution miracle aux difficultés économiques que cette pandémie a engendrées. La protection des emplois, l’élargissement du soutien aux micro, petites et moyennes entreprises et l’utilisation de solutions numériques pour identifier les personnes exclues et les atteindre sont autant de mesures que les pays peuvent prendre », reconnait le PNUD.

 L’organisation onusienne cite, en Afrique, l’exemple du Togo, où le gouvernement a distribué plus de 19,5 millions de dollars d’aide financière mensuelle à plus de 12 % de la population, grâce à son programme de transferts monétaires, principalement aux femmes qui travaillent dans le secteur informel. Elle estime qu’une telle mesure est réalisable, si un moratoire est accordé sur les 3100 milliards $ qui seront dépensés par les pays en développement pour le remboursement de la dette.

 « Il est urgent d’adopter cette mesure réalisable dans un contexte où la pandémie se propage désormais à un rythme de plus de 1,5 million de nouveaux cas par semaine, en particulier dans les pays en développement où sept travailleurs sur dix vivent grâce aux marchés informels et ne peuvent pas gagner d’argent s’ils restent chez eux », selon l’institution, sur l’impact de la covid-19 dans le monde

Cette approche globale de réponse anti-covid-19 n’est pas très éloignée de ce pour quoi milite l’Agence ecofin et qui est dans le sillage des propositions formulées par plusieurs grands économistes. La proposition du PNUD consiste en un programme qui va durer 6 mois seulement, à raison de 74 $ par personne ciblée. Au final, elle laissera les pays concernés avec leurs défis macroéconomiques intacts.

D’un autre côté, la mise en œuvre d’un tel plan risque d’être complexe, en raison des faiblesses statistiques sur la population dans certains endroits ou de l’infrastructure de distribution. Même aux USA, le programme de distribution de chèques familiaux a laissé plusieurs personnes sur le carreau.

Il semble dès lors plus pertinent que soit effacée la dette des pays aux populations les plus pauvres, mais que la ressource soit affectée à la réalisation des infrastructures sociales de santé ou d’éducation, et pour lesquelles l’accès sera gratuit. Ces dépenses en moins augmenteraient le pouvoir d’achat sur une période bien plus longue.

 Source : agenceecofin.com

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