Indénié-Djuablin/Mévente du Café ivoirien : En voici les raisons

Par Haidmond Kaunan/afriquematin.net, envoyé spécial

Les grandes plantations de café, qui jadis, faisaient la fierté la région de l’Indénié-Djuablin, sont en voie de disparition. La cause : la mévente des produits de cette culture récemment encouragée par le Conseil du conseil et du cacao(Ccc),depuis la campagne 2016-2017 . Et ces vastes surfaces caféiçres continuent de disparaitre  pour faire place à l’hévéaculture et ce, malgré les nombreuses difficultés également rencontrées dans la commercialisation du latex.

« Les plants sont devenus des bois de chauffe. Il n’y a pas encore dix ans, dans ce même pays, on nous encourageait par le nouveau plan café de régénérer ou de restaurer les plantations après l’abandon de cette culture liée à sa mévente », nous confient avec regret Eugène et Palé, les deux  délégués d’une  coopérative.

Ainsi, par manque de main-d’œuvre, les nombreux plans sont détruits et transformés en bois de chauffe« pour les remplacer par les plants d’hévéa », ajoutent-ils.

Abel Koffi Patrick, manager d’une société coopérative à Zaranou , préfère  se pencher sur le manque à gagner de l’organisation .« vous savez que les dépôts- ventes n’ont plus leur sens aujourd’hui. Ce que la coopérative avait payé cash aux producteurs est bradé plus tard à des particuliers. Et le manque à gagner est inestimable. C’est pour quoi on ne prononce plus le mot “café” chez nous… »,fait- il remarquer.

Le  PCA d’une autre  structure coopérative résidant àAbengourou, note également les raisons qui sous-tendent  la mévente du café ivoirien. « Cette situation est liée à la mauvaise qualité, à la mauvaise pratique agricole. Le grand client de  la Côte d’Ivoire en café, c’était l’Algérie qui est devenue très stricte. Elle exige du café exportable et les différents acteurs industriels et les torrificateurs  particuliers nationaux ne peuvent acheter tout le produit ivoirien. Du coup l’offre est devenue supérieure à la demande. Cela,  le Conseil du café et du cacao (Ccc) qui fixe le prix, reste impuissant  face à cette situation», explique Camille Abou Oi Abou.

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