Gros scandale/Procès Laurent Gbagbo: le jeu suspect de Me Altit et de la CPI révélé par un expert

Réalisée Par JM OPOKU depuis Londres

Le procès de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo est en ce moment dans une phase décisive. Statuant désormais sur cette demande d’acquittement, le procès a repris le 01 octobre, a été reporté après trois jours d’audiences, à la demande de la défense. Il s’ouvre ce lundi 12 novembre

Cette dernière a évoqué comme motifs, les nouveaux éléments apportés par l’accusation, visant à démontrer un plan commun ayant conduit les crimes reprochés aux prévenus.

Carell Bohoui-Baclaud, Analyste-Consultant en Stratégie politique et sociale, Spécialiste en communication, Infographiste, auteur de ‘’La Tuerie des 07 femmes d’Abobo : Autopsie d’une histoire inventée’’ disponible sur amazon.com, décrypte dans ce grand entretien, le véritable rôle de l’Avocat principal de la défense.

Il livre des révélations inédites sur les preuves de l’accusation et la crise Ivoirienne. Un entretien explosif !

Deux ans après son ouverture, doit-on désormais s’attendre à une libération imminente de l’ex-président après l’importante victoire, même si symbolique, de la défense autorisée à déposer une demande d’acquittement par la Cour, et en dépit des nouveaux éléments apportés par l’accusation ?

Importante victoire de la défense ? Pour ma part, je reste mesuré sur le sujet. Et vous allez savoir pourquoi.

Parlant de nouveaux éléments, il est bon de se demander de quels nouveaux éléments débattent aujourd’hui l’accusation et la défense ?

Les discours de Laurent Gbagbo que le substitut du procureur appelle des ordres et qu’il prétend avoir motivés ou autorisés la commission des crimes reprochés aux prévenus, je veux citer la Tuerie des femmes d’Abobo, le Bombardement du marché Siaka Koné, ou celui de Blé Goudé tenu lors d’un meeting au baron bar qui aurait motivé des violences notamment au quartier Doukouré à Yopougon, ou encore les déductions sur l’autorisation d’utilisation de certaines armes par les FDS, ne sont pas des nouveaux éléments.

Ils sont contenus depuis le départ dans le dossier de l’accusation.

Ils ont été évoqués, argumentés par le bureau du procureur, et discutés par les parties, pendant les 4 ans qu’ont durés les audiences préliminaires ayant précédé l’ouverture du procès. Au cours de la première phase de ce procès, l’accusation  les a encore mis en avant. Cela fait pratiquement 6 ans, si l’on comptabilise le temps.

Donc, en quoi est-ce que ces éléments dont débattent les protagonistes aujourd’hui, pour démontrer ou déconstruire un plan commun, sont des éléments nouveaux?

Le bureau du procureur n’a fait que changer sa formulation avec les mêmes arguments tirés par les cheveux, et des grands écarts, dans l’objectif de démontrer une relation de cause à effet entre ces crimes présumés et l’attitude des prévenus. Rien de plus. Sinon le fond demeure le même. Les arguments aussi.

Le report de l’audience à la demande de la défense ne se justifie donc pas. Cette autre attitude confirme une énième fois le jeu trouble de la défense des accusés. Plus particulièrement de Me Altit, l’Avocat principal.

J’estime que sa démarche jusqu’à ce jour, n’est pas celle d’un véritable avocat de la défense. Mais celle d’un homme jouant en réalité contre la défense des prévenus.

Pourquoi le pensez-vous, alors que beaucoup saluent le travail de l’Avocat français, qui a tout de même réussi à redresser une situation qui semblait désespérée ?

J’ai pris le temps de l’étudier, les faits à l’appui, depuis son intrusion à la tête de la défense de Laurent Gbagbo.

Le plus important est de l’avoir vu à l’œuvre, de l’avoir attentivement suivi, depuis le premier jour du procès, jusqu’à maintenant sur des bases matérielles.

Ce n’est donc pas une opinion que j’émets. C’est un constat. Une vérité. Et vous aussi la constaterez.

Pourtant les prévenus, leurs partisans et une partie de l’opinion africaine, mais aussi des spécialistes entrevoient désormais une libération prochaine. Ce qui était longtemps inenvisageable ?

Ok. D’abord, si l’on tient compte des épreuves endurées par les détenus, l’angoisse de leurs familles et leurs partisans, leurs attentes depuis 7 ans, les sentiments sont tout à fait justifiés.

Tout être humain  normal vivant une situation pareille, ne peut qu’exprimer sa joie et sa satisfaction. C’est dans la logique des choses.

Par contre, une saine appréciation des réalités ne s’embarrasse pas de sentiments, motivés par des contingences ou des artifices.

Ensuite, au niveau des spécialistes du dossier, je respecte les avis de tous. Cependant, je ne suis pas le plus démuni comme en témoignent mes travaux. Le formuler ainsi est un acte de grande humilité.

Enfin, même si nous ne sommes pas nombreux, je ne suis pas le seul à ne pas avoir la même approche que les deux groupes. Et vous savez que le nombre n’est pas un critère de vérité.

La vérité, c’est lorsque l’idée ou si vous voulez la théorie fait corps avec la matière, ou inversement.

Ce qui lui donne l’occasion d’être constatée de manière objective par tous, quel que soit le point d’où l’on se situe pour l’apprécier.

Je vous rappelle au passage qu’un groupe d’avocats africains ayant constaté les énormités du procès, plus implicitement les bizarreries de la défense, avait proposé de lui apporter son concours. Une requête immédiatement rejetée par l’Avocat principal Me Altit.

S’agissant du cas Laurent Gbagbo, ce n’est pas un cas désespéré. Et il ne l’a jamais été d’ailleurs.

Pourquoi estimez-vous que le cas Gbagbo n’a jamais été un cas désespéré, vu la gravité des accusations portées contre lui et la conduite du procès  qui dure pratiquement, depuis plus de deux ans aujourd’hui ?

Vous savez, lorsqu’un individu n’a pas assez d’informations ou de culture, il prend sa servitude pour la liberté. Ses défaites pour des victoires, ou ses victoires pour des défaites. Son ignorance pour un savoir. Ses humiliations pour des motifs de fierté, ou ce qui fait sa fierté pour un complexe. Ses droits pour des devoirs et ses devoirs pour des droits.

Dans l’affaire Laurent Gbagbo tout a été fait, et continu d’être fait à ce jour, pour qu’il le paraisse ainsi, afin de justifier l’extrême gravité de l’affaire, le pourquoi il a été renversé par la communauté internationale, sa détention arbitraire, le trainage en longueur d’un procès qui ne mérite même pas d’être.

Dans le prolongement de la conspiration internationale contre son pouvoir, la manœuvre a été employée dans l’objectif de le condamner à une lourde peine  au départ. Mais aujourd’hui, certains facteurs extérieurs aidant, il s’agit de marchander les conditions de sa libération, au terme de l’échéance arrêtée par et selon le bon vouloir  de la CPI, sans qu’elle ne se dédise.

Ce procès n’est rien d’autre qu’un chantage savamment monté.

Pouvez-être plus explicite ?

Je vous soumets un cas flagrant.

Lorsque les juges refusent systématiquement, 14 demandes de liberté provisoires dans un procès aussi ridicule, à un homme martyrisé depuis 7 ans, au motif qu’il pourrait en profiter pour prendre la fuite grâce à son réseau de partisans, un homme politique qui n’a pas fui les bombes de l’armée française, et qui a l’Onu sur son dos, vous y comprenez quelque chose?

Quel pays au monde pourrait accepter de sacrifier ses intérêts économiques, quel chef d’Etat accepterait de défier la communauté internationale en tolérant la présence de l’homme sur son sol, au risque de perdre son poste ou les faveurs de cette communauté pour un pareil ‘’paria’’, de surcroit un dirigeant africain abandonné par tous ses pairs, même par ceux qui le soutiennent dans l’intimité de leurs salons ?

Allait-t-il se réfugier dans un no man’s land, sous la mer, dans le désert djihadiste ou plus simplement se convertir en Djihadiste ?

Allait-il regagner une autre planète hors de portée des Etats-Unis, de la France et de la Grande Bretagne, les patrons et principaux financiers de l’Onu?

Sachez que tout été fait expressément pour démontrer au monde entier, dans le prolongement de la déstabilisation de son régime par l’Etat français et ses protégés de l’actuel pouvoir, l’extrême dangerosité de l’ex président ivoirien au même titre qu’Adolphe Hitler, Ben Laden ou d’un baron de la drogue. Et pire.

Ce qui justifie d’ailleurs, que la CPI ait voulu que le passage des témoins de l’accusation se fasse sous anonymat pour leur sécurité, alors que leur bord, appuyés par l’Onu et l’armée française, est au pouvoir et règne en maitre absolu sur tout le pays.

A la Cpi, il appartenait à la défense de démontrer le contraire. Et il n’y avait rien de plus aisé pour une vraie défense, vu les tonnes de fausses preuves qui fondent l’accusation.

Vous insinuez donc que la défense n’a pas fait son travail ?

Avant de répondre directement à votre question, je vous propose quelques images de l’une des victimes de la tuerie des femmes d’Abobo, tirées du film officiel, des photographies de l’AFP et des extraits vidéo qui accompagnent l’histoire inventée des femmes d’Abobo. Puis quelques images de personnages du prétendu Bombardement du marché Siaka Koné.

Au menu du procès, la tuerie des femmes d’Abobo est le plus important crime reproché au prévenu.

Ceux qui me suivent depuis le début, doivent certainement se souvenir du personnage dont j’ai déjà livré des images, au cours de précédents entretiens accordés à d’autres organes.

Je réédite ce cas pour mieux me faire comprendre.

Cette victime est à l’image de toutes les autres. C’est un personnage fictif, un mannequin virtuel obtenu au montage par l’assemblage de différentes images.

La victime est un personnage sans tête dans les vidéos. L’illusion d’une tête est réalisée par des calques  en forme de tignasse ou en forme de foulard.

Etendue sur le ventre, le bras gauche en avant, elle fait voir un bracelet au poignet gauche.

Dans les photomontages de l’AFP, le mannequin a poussé une tête avec une écharpe autour du cou. Le bracelet est désormais visible sur le poignet droit  du bras désormais en avant, non plus sur celui gauche de ‘’la victime’’ déplacée.

Le bras gauche cette fois replié en arrière, et la  main, sont un collage de deux images. Le mannequin sans écharpe autour du cou dans le film officiel et les vidéos, porte une écharpe dans les photographies de l’AFP pour masquer les imperfections du collage d’une tête sur un corps.

Je vous présente, ou représente pour ceux qui l’ont déjà vu, quelques images de la victime avant de poursuivre.

 

Avant de poursuivre, je vous propose ‘’une victime’’ de l’autre prétendue tuerie, ‘’ le bombardement du marché Siaka Koné’’, diffusé le 17 mars 2011.

Je voudrais vous préciser, comme je ne cesse de le répéter depuis deux ans, que les vidéos anonymes, les reportages filmés et photographies de ces histoires inventées ont été conçus par les mêmes auteurs.

Le fameux bombardement du marché Siaka koné est un travestissement de la scène de crime de l’autre histoire, la tuerie des femmes d’Abobo.

C’est un support unique manipulé par la transformation des décors, des personnages, l’amputation, l’ajout et l’intervertissement des scènes.

Les ‘’victimes de la Tuerie des femmes d’Abobo’’ sont les personnages dupliqués du Bombardement du marché Siaka Koné, modifiés en d’autres ‘’victimes’’ avec les mêmes motifs comme les personnages que je vous présente en exemple.

Tous les motifs des ‘’victimes’’ de la tuerie des femmes d’Abobo ont été travestis sur les personnages dupliqués et transformés en victimes du bombardement du marché Siaka koné.

Je pourrais toutes les sortir, mais il y’a plus important à vous présenter.

Je reviens donc à votre question.

Par quel miracle, des prétendus évènements dont les seuls éléments de preuves sont ces courts métrages d’animation et les photomontages aussi grotesques, ont-ils réussi l’exploit de traverser dans les mains d’un vrai Avocat de la défense, un éminent Avocat à la tête d’une défense compétente, quatre ans d’audiences préliminaires de confirmation des charges contre le prévenu, pour se retrouver au procès ? Etant entendu que toutes les charges sur la base desquelles il  se déroule, sont celles qui ont été confirmées ou si vous voulez, celles dont la défense n’a pas démontré la fausseté ?

Comment est-il possible, que ces faux aient aussi traversé tout le procès, en étant utilisé autant par l’accusation pour soutenir son dossier, que par la défense pour contredire les récits des prétendus témoins ?

Pour être pragmatique, la défense n’a pas fait son travail et continue à ne pas le faire.

Si elle l’avait fait, il n’y aurait pas eu de procès après les audiences préliminaires. Donc aucun témoin à interroger pendant le procès.

Ou tout au moins, les juges ne refuseraient pas 14 fois la liberté provisoire à son client, au cours du procès que l’opinion a pu apprécier.

Bien au contraire, elle a visiblement œuvré à verrouiller les vérités de l’accusé et à accompagner la CPI dans sa cabale.

Si l’on vous suit l’Avocat principal de la Défense, ou plus simplement la défense agit en complicité avec la CPI ?

Il est question de suivre l’authenticité des éléments de preuves physiques dans ce procès, où les crimes reprochés à l’accusé, surtout les plus grands, n’ont pas de corps.

Depuis 07 ans, les victimes n’existent que dans les récits du camp Ouattara et évidemment dans les supports qui leur donnent vie. C’est-à-dire les vidéos, les photographies, les articles de presse et les reportages filmés de la presse occidentale.

Aucun journal local ayant relayé l’information, à l’exception de journaux pro-Ouattara (médias occidentaux et presse du RHDP), n’a eu accès au lieu du prétendu drame le jour de la propagation de l’histoire. Ni constaté les crimes après coup.

Leurs récits sont les reprises de la rumeur propagée à partir d’agents commis à la tâche sur le terrain, des ‘’témoins joints au téléphone’’, ‘’des manifestants rencontrés plus tard’’, et de vidéo anonymes, sur la base des dépêches et comptes rendus filmés des médias occidentaux

A l’instant de la diffusion de l’info, par le camp d’Alassane Ouattara et  l’Onu, les victimes se sont évaporées entre les mains des accusateurs, c’est-à-dire, le camp Ouattara et l’Onu.

 Ce fut les cas des victimes de la Répression de la RTI, du bombardement du marché Siaka Koné et d’innombrables faits imputés aux accusés.

Les seules preuves physiques sont donc les vidéos, les photographies et les reportages des médias occidentaux.

L’existence de ces preuves est indiscutable.

Tout le monde peut vérifier ce que je vous présente, et que je ne cesse de présenter depuis le début du procès, avec la présomption qu’ils pourraient avoir échappé à Me Altit et à la défense en général.

Vous estimez donc que la défense fait volontairement le jeu de la CPI ?

Il ne faut pas oublier que dans ce procès, c’est la crédibilité de l’Onu, des institutions financières internationales et des droits de l’homme, de regroupements politiques, des Etats donneurs de leçon, des plus grands médias internationaux et des personnalités politiques de hauts rangs jugés crédibles, les ayant accompagnés, qui est en jeu.

Dans le cas où la défense conduisait son travail dans la logique d’une véritable défense, c’est la CPI et Fatou Bensouda, donc l’Onu sous le couvert duquel agissaient la France et son ex président Nicolas Sarkozy, avec ses partenaires internationaux, qui se seraient pris à leur propre piège dans un cas réellement désespéré face cette opinion internationale, qu’ils ont enfariné pour réaliser leur affaire privée

Ils seraient très vite contraints de se débarrasser de leurs colis, au risque de mettre davantage en cause leur crédibilité et leur survie.

L’Avocat français en a-t-il seulement la volonté ? Est-ce vraiment le but de son intrusion rocambolesque pour prendre le contrôle de la défense de Laurent Gbagbo, simultanément au refus de Me Cédor Ciré Ly par la CPI, après l’avoir préalablement acté ?

Ne vous est-il jamais arrivé de vous interroger, pourquoi malgré ce qui a été donné de voir jusque-là, les protestations justifiées d’une grande partie de l’opinion et des partisans de l’accusé, ce procès qui défie les règles de droits basiques et tout bon sens d’un esprit humain bien constitué, poursuit-il tranquillement son chemin depuis plus de deux ans, selon le bon vouloir des juges et du bureau de la procureure ?

Il est évident qu’ils sont bien aidés par la passivité suspecte de la défense de Laurent Gbagbo, dépassant les limites de l’incompétence. Une passivité indiquant davantage autre chose que l’incompétence de la défense, et qui témoigne d’une complicité active. J’insiste et je vous le prouverai.

Les suspicions d’une partie de l’opinion vis-à-vis du procès et de Me Altit, sont-elles finalement justifiées ?

L’opinion en général aurait tort de se méprendre sur les mauvaises intentions de la Cour. La CPI est l’instrument pénal international de l’Onu, l’acteur principal de ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire.

C’est l’Onu qui a fourni et validé les preuves, ayant permis son intervention militaire dans le pays, au profit du camp Ouattara.

Dans ce procès, c’est l’Onu qui juge celui qu’elle a accusé et renversé sur la base des preuves fournies et validées par elle.

Il ne faut pas se faire d’illusion. Le verdict de ce procès confirmera la crédibilité de l’organisation mondiale, de tout ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire pendant cette période, et de tous ceux qui l’ont accompagnée.

Blanchir Gbagbo, reviendrait à désavouer l’Onu et tous les porteurs de la crise ivoirienne de 2010-2011. Autrement dit, à les décrédibiliser totalement vu l’immensité de l’acharnement, de l’activisme et des moyens déployés par l’organisation et les Etats l’instrumentalisant, dans le but de convaincre l’opinion internationale du bien-fondé de leur intervention, au mépris du droit constitutionnel d’un Etat membre,  et de son action militaire pour la cause de l’humanité.

Il faut que certaines personnes cessent de rêver debout. Surtout les Africains et particulièrement les partisans des prévenus.

Dans cette parodie de justice, les vérités qui sortiront sont celles de l’Onu et de ses complices. Pas de Laurent Gbagbo, sa victime.

L’on s’achemine pourtant vers la fin du procès qui laisse entrevoir une probable libération des prévenus, ce qui serait une victoire pour la défense et ces derniers. Comment l’Onu pourrait-elle se désavouer en blanchissant Laurent Gbagbo, si l’on suit votre logique ?

Blanchir Laurent Gbagbo ? Permettez-moi d’en douter fortement parce que j’ai une lecture assez différente. Je m’explique.

Le nouvel épisode servi en ce moment par la CPI, est une diversion qui permet à Fatou Bensouda et à Me Altit, de donner une nouvelle dynamique à un procès à bout de souffle, afin d’atteindre leur objectif commun.

La parade consiste pour les acolytes à donner une contenance nouvelle, à un procès qui commence sérieusement à agacer et à lasser l’opinion publique, tout en se créant une porte de sortie qui ne remette pas en cause le fond. C’est-à-dire les preuves physiques fournies par l’Onu, la France, le camp Ouattara au Bureau de la procureure et sur la base desquelles le procès doit son existence.

L’épisode du débat sur le plan commun, auquel nous assistons en ce moment, ainsi et désormais mené avec l’espoir d’une libération probable des prévenus – en réalité commandée par des facteurs extérieurs-, le procès peut poursuivre tranquillement son chemin.

Il peut continuer aussi longtemps que possible, à l’abri des critiques et dans le canevas mis en place dès le départ, dans le but de parachever le contrat assigné à la Cour par l’Onu et ses complices. A l’insu, évidemment, des prévenus et de l’opinion.

Pour tout dire, il s’agit de continuer à alimenter en bonne intelligence, un dossier vide essentiellement constitué de faux, avec le volet de l’épisode  à ‘’ suspens’’ du plan commun, en occultant le vrai débat.

La CPI a un contrat tacite à remplir. L’entreprise confiée à la Cour au vu de sa démarche, est d’occulter le vrai débat en réduisant l’accusé au silence, mais surtout en verrouillant les véritables secrets de la crise ivoirienne de 2010-2011.

Il s’agit de faire porter le chapeau au vaincu, dans une parodie de procès qui confirme le bien fondé et la légitimité de l’implication de l’Onu dans la crise ivoirienne qui, rappelons-le, poursuit son chemin après l’intervention ‘’salutaire’’ de la communauté internationale et l’installation au pouvoir de ceux pour qui, et avec qui, l’entreprise a été menée.

Quel est le vrai débat selon vous ?

Le vrai débat selon la logique devrait répondre à trois interrogations essentielles :

  • Laurent Gbagbo a-t-il réellement gagné les élections pour revendiquer la victoire au point de ‘’s’accrocher au pouvoir par tous les moyens’’ comme l’ont prétendu la France, ses médias, l’Onu, le camp de Ouattara et leurs alliés?

La réponse à cette question aurait permis aux juges et à l’opinion de savoir qui, de Alassane Ouattara et ses parrains (la France et l’Onu) ou de Laurent Gbagbo, est responsable de la crise électorale et post-électorale.

  • Les faits ayant entrainé l’intervention militaire internationale sont-ils avérés, ou plus simplement, vrais ou faux ?

La réponse aurait fait ressortir les fondements de la guerre consécutive à la crise électorale, et le bien-fondé ou non de l’intervention militaire internationale conduite par Nicolas Sarkozy, sous les habits de l’Onu.

  • Les accusés ont-ils commis, ou sont-ils responsables des crimes qui leurs sont reprochés ou non ?

Ce volet aurait permis de situer la responsabilité directe ou indirecte des prévenus, si les crimes étaient confirmés par le point 2.

Ce n’est qu’après les réponses claires à ces trois étapes, dans le cas où les crimes sont vrais et la responsabilité des prévenus confirmée, qu’il est loisible aux parties de débattre des circonstances aggravantes avancées par l’accusation. C’est-à-dire de statuer sur l’hypothèse d’une action préparée en association par les accusés.

Avant donc d’ouvrir l’épisode sur le plan commun proprement dit, voici ce que les juges et l’opinion sont en droit savoir.

Voici la démarche d’une justice impartiale qui veut découvrir la vérité, pour délibérer en toute impartialité. Dans la mesure où, c’est sur la base de ces éléments, que la communauté internationale est intervenue militairement avec des moyens inédits dans l’histoire mondiale, pour trancher un litige électoral entre deux individus dans un petit Etat africain. Là où un simple recomptage des voix, sous l’arbitrage de regards extérieurs, aurait suffi à éviter la guerre et à épargner des milliers de vies.

L’opinion a-t-elle eu droit aux réponses à ces trois questions fondamentales, nécessaires, incontournables dans la quête de la vérité sur ce qui s’est réellement passé, avant que la Cour statue désormais sur l’hypothèse d’un plan commun ?

Surtout quand on n’ignore pas que les juges et l’accusation ont rejeté, à l’ouverture du procès, avec la complaisance de la défense, tout débat sur les élections chaotiques validées par l’Onu?

C’est à chacun d’en juger.

Pour ma part, le procès a déjà été verrouillé à la base par l’institution pénale, dans le but de l’orienter sur un chemin qui  convienne à la CPI, autrement dit à l’ONU. Le verdict de ce procès biaisé à la base, ne peut être que la vérité de l’Onu.

Pouvez-vous êtes plus précis ?

En matière de stratégie, celui qui veut s’assurer une victoire choisit d’abord le terrain d’affrontement qui lui est favorable. C’est un principe de base.

Sachez que la théorie du Plan commun est sciemment employée par la CPI, comme champ de bataille de l’accusation, visiblement en complicité avec la défense.

Il est question pour la Cour, à travers cette manœuvre, de verrouiller les secrets de l’affaire Laurent Gbagbo (La crise ivoirienne), tout en maintenant sa trajectoire, c’est-à-dire, légitimer l’action de l’Onu et de tout le faux conçu et propagé par ses soins. Le procès est public, ne l’oublions pas,

L’évolution de l’environnement extérieur aidant les prévenus, il est question cette fois, de confirmer leur responsabilité indirecte dans la crise ivoirienne de 2010-2011. Je vous prie de me suivre attentivement.

Pour parler d’un plan commun, il faut bien que les faits reprochés aux détenus soient établis.

C’est à la seule condition où les crimes sont confirmés comme vrais au cours du procès, qu’il est alors loisible aux juges de rechercher par la suite des circonstances aggravantes, contenues dans le dossier de l’accusation.

A savoir s’il s’agit d’actes isolés, spontanés, ayant échappé au contrôle des prévenus,  ou de crimes s’inscrivant dans le cadre d’une opération planifiée par un groupe. Autrement dit, d’un plan commun comme le soutien l’accusation.

Dans ce cas précis, le débat actuel sur l’existence d’un plan commun ou non, dans lequel évoluent en réalité depuis le début la CPI, Bensouda et Me Altit, pourrait être justifié.

Il pourrait aussi justifier la longueur du procès, après l’établissement des faits, puisqu’il intervient logiquement après l’étape de la confrontation sur la véracité des crimes reprochés aux accusés. C’est-à-dire vers la fin du procès, avant que la cour ne délibère.

Nous sommes à l’étape des plaidoyers.

Dans le cas contraire, si les crimes mis au compte des accusés ne sont pas clairement établis ou sont faux, il est inutile pour les parties de débattre de l’éventualité d’un plan commun. Pour la simple raison qu’il n’y a pas de matières. Le procès n’a donc pas ou plus sa raison d’être.

Les prévenus doivent acquittés.

Or, si le procès est désormais à l’étape de la discussion sur un plan commun, près de deux ans après son ouverture, sur la base des mêmes chefs d’accusation dont les trois principaux éléments restent désormais, la répression de la RTI du 16 décembre 2010, la tuerie des O7 femmes d’Abobo, le 03 mars 2011, et le bombardement du marché Siaka koné, le 17 mars 2011, cela signifie que les trois évènements cités et les autres faits annexes maintenus, sont avérés. Et les accusés en sont les responsables.

Il reste désormais à la Cour de savoir, comme le soutien le bureau du procureur, si ces faits sont l’œuvre planifiée d’une entreprise organisée conduite par les accusés. Ce qui doit lui permettre de mieux apprécier la gravité des faits et de mieux délibérer au moment du verdict.

En définitif, l’opportunité du débat sur le plan commun auquel nous assistons en ce moment, est donc amplement justifiée puisque les crimes sont établis.

Voulez-vous nous faire clairement comprendre qu’au stade actuel, la culpabilité des prévenus serait acquise ?

Au stade actuel du procès, après plus de deux ans d’audiences, oui.

Le plaidoyer des parties indique que le procès tend vers sa fin et les crimes sont vrais, les accusés coupables ou responsables.

Il reste maintenant à la Cour de savoir, si les crimes commis dont sont responsables les prévenus, tombent sous le coup des sanctions pénales prévues par la CPI. C’est-à-dire d’une entreprise génocidaire.

A l’issue du plaidoyer des Avocats, il appartiendra à la Cour d’apprécier.

Je vous signale que la première phase du procès consacrée à l’accusation, débutée le 26 janvier 2016, est logiquement terminée depuis le 15 janvier 2018.

Nous étions dans l’attente de la seconde, celle consacrée à la défense et au passage de ses témoins, quand le procès a connu une évolution ou une involution brusque (le temps nous situera), pour être raccourci avant l’entame de la deuxième partie.

Après 14 échecs de demandes de remise en liberté provisoire avant, pendant et à l’issue de la première partie,  la défense de Laurent Gbagbo s’est une vue accorder, à la surprise générale, une autorisation de demande d’acquittement. Sans que cette dernière, se consacrant exclusivement à mettre en doute les témoignages, n’ait pu démonter les principales preuves de l’accusation,

La défense renonçant ainsi à sa partie prévue pour apporter la réplique à l’accusation, et statuant désormais avec cette dernière sur le plan commun, avoue les crimes reprochés aux prévenus et son incapacité à les démonter.

C’est pourquoi, elle se prête désormais au jeu du plaidoyer sur le plan commun, dans le but de montrer cette fois que les crimes mis sous la responsabilité de ses clients, autrement dit dont ses clients sont responsables, n’ont pas fait l’objet d’une planification ou d’une entreprise organisée.

Voici la réalité du changement de stratégie de la CPI dans le nouveau chapitre ouvert en très bonne intelligence avec Me Altit, pour se sortir d’affaire sans se contredire. C’est-à-dire, sans remettre en cause les vérités de l’accusation, de la France, de l’Onu et de leurs complices.

Comprenez-vous maintenant  pourquoi le bureau du procureur et la CPI sont si à leur aise, forts de tout le faux qui sert de matière à leur entreprise ?

Ce procès est depuis le début une grande parodie, animée par la CPI et l’Avocat principal de la défense qui mène tout son monde en bateau.

Qu’est-ce qui pourraient justifier selon vous ce revirement inattendu de la CPI ?

Cette situation a été visiblement influencée par des facteurs extérieurs comme je l’ai évoqué.

Si ce changement brusque de stratégie était le fait du travail de la défense, il ne lui aurait pas été refusée toutes les demandes de mise en liberté provisoires.

Vous convenez avec moi qu’une défense, à laquelle les juges viennent à peine de refuser une énième demande de mise en liberté provisoire, retournée logiquement préparer la seconde phase du procès qui consacre son passage, ne peut revenir aussitôt à sa demande avec cette fois une demande d’acquittement ou de non-lieu, sans y avoir été invitée par la CPI.

Mais surtout, sans que toutes les parties n’aient statué en exception ou plus simplement, sans que la seconde partie du procès n’ait repris, pour permettre aux juges et à l’opinion d’apprécier de nouveaux éléments, à l’épreuve de la confrontation entre les deux parties au cours du passage de la défense.

A moins que cela ne soit le fait d’un arrangement.

Au cas où la défense aurait été en possession de nouveaux éléments forts, susceptibles d’ébranler l’accusation,  et donc le procès (comme ce que nous avons révélé et les éléments que nous allons vous présenter), la CPI y aurait mis fin en catimini pour protéger les secrets, sans avoir à statuer sur un plan commun.

Dans le cas contraire, si l’intention de la CPI et de la défense était de faire éclater la vérité, les juges auraient laissé la défense s’exprimer pendant son passage attendu. La défense en particulier n’aurait pas renoncé à son passage, pour se consacrer au plaidoyer sur le plan commun.

C’est un aveu de l’incapacité de cette dernière, à disposer d’éléments probants susceptibles d’ébranler le dossier de l’accusation, et qui rendraient caduc le débat actuel.

L’attitude de la défense est dans les faits, une reddition.

Ceci, pour vous  dire que le revirement de la CPI n’est pas visiblement déterminé par le contenu du procès, parti pour suivre tranquillement son cours, après la première partie.

Il peut bien avoir été motivé par des influences diplomatiques fortes qui souhaiteraient y mettre un terme, pour des raisons politiques déterminées par l’évolution de l’environnement international.

Il n’est pas non plus exclu que les fuites sur la place publique des secrets de la crise ivoirienne, qui détruisent les principales preuves fondant la légitimité du procès, ait aussi conduit la CPI, le bureau du procureur et Me Altit à prendre le devant des choses, sans remettre en cause leur trajectoire et les vérités de l’Onu.

Car le scénario d’un coup de frein subit à la procédure, serait un désaveu cinglant pour l’Organisation internationale et pour ses mandants.

Il ferait ressortir sa grande responsabilité dans la crise inutile et artificielle, qu’elle a créée en Côte d’Ivoire, pour installer Alassane Ouattara au pouvoir.

Vous constatez donc qu’à l’étape du débat actuel, la question de la crédibilité, de l’authenticité ou non des preuves – dont je vous présenterai le film souche-, attestant les crimes servant de matière au procès, et la question de la responsabilité directe des prévenus dans la commission de ces faits, ne sont plus à l’ordre du jour.

La question à l’ordre du jour, à  laquelle les juges cherchent une réponse avant de délibérer, est celle de leur planification par le principal responsable, Laurent Gbagbo, et son co-accusé Charles Blé Goudé.

Les crimes sont-ils donc aussi admis par les accusés ?

La subtilité de la conspiration entre la CPI et la défense échappe visiblement aux accusés, davantage préoccupés par leur libération (après 7 ans de détention pour Laurent Gbagbo), et à leurs partisans au regard de leur enthousiasme et des espoirs démesurés que nourrissent certains, vu la tournure du procès.

Sinon pour être plus pratique, la répression de la RTI, le massacre des femmes d’Abobo, et le bombardement du marché Siaka Koné dont nous venons de voir des victimes imaginaires, sont des faits avérés, selon la conduite du procès.

Ce sont des faits dont l’accusation n’a pas pu démontrer le contraire jusqu’à ce jour, plus de 2 ans après l’ouverture du procès. Mais en réalité après plus de 6 ans, si l’on prend en compte les 4 années d’audiences préliminaires.

Les détenus, leurs partisans et une grande partie de l’opinion l’ignorent, mais aujourd’hui, à l’instant où nous parlons, la question de l’authenticité de ces preuves été évacuée par la CPI, le bureau du procureur et par la défense.

Laurent Gbagbo et Blé Goudé sont responsables des crimes qui leurs sont reprochés.

Les parties débattent désormais de la phase finale, en vue rechercher des situations aggravantes ou non, ayant présidé à la commission des délits, dans l’objectif de savoir s’ils tombent sous le coup des sanctions pénales de la Cour, et de discuter des peines encourues par les accusés.

A quoi faut-il alors s’attendre ?

La parade est bien orchestrée, contrairement aux oppositions de façade que les acteurs présentent face au public et aux prévenus depuis le début

L’issue de cette autre manipulation du procès débouchera inexorablement, à l’échéance prévue par le bon vouloir de l’instrument pénal de l’Onu, sur un non-lieu ou un acquittement, s’agissant du plan commun sur lequel toute l’attention du procès a été détournée pour préserver les preuves de tout débat en profondeur.

Cependant, il demeurera la responsabilité susceptible d’être convertie à loisir en culpabilité des accusés dans la commission des crimes, et d’autres actes de moindre importance, tombant sous le coup des sanctions de la CPI.

Nous insistons, la manœuvre de la Cour pénale, de Fatou Bensouda et de Altit, est très subtile.

Il convient d’adopter un autre niveau de lecture, et de disposer de matières conséquentes pour mieux l’apprécier.

Finalement, à bien y voir, le chantage de la CPI se poursuit ?

Effectivement. La CPI impose une surenchère aux prévenus expressément maintenus en grande difficulté, pour ne leur laisser aucun autre choix que de se contenter du verdict injustifié de la Cour, en échange de leur liberté. Sans que la vérité n’ait éclaté.

C’est une arme qu’elle pourrait marchander, sous des artifices juridiques en complicité avec l’Avocat principal de la défense, contre les peines déjà passées en détention pour accorder la liberté définitive aux détenus.

L’institution pénale pourrait aussi leur accorder la liberté pour insuffisance de preuves, ou en prétextant que les faits dont-ils sont responsables, précisons-le, ne tombent pas sous le coup des sanctions pénales de l’institution, parce qu’ils n’entrent pas dans le cadre d’un plan commun, d’une entreprise génocidaire.

Tout ceci ne se fera pas sans passer par l’étape de la liberté provisoire, dans le but de préparer graduellement les esprits. Mais surtout d’atteindre, à l’abri des pressions, l’échéance assignée par les commanditaires à la CPI.

Il est bon de mentionner que le nouveau processus entamé par la CPI, pourrait s’étendre sur plusieurs mois encore, voire un an au moins, si rien n’est fait en urgence pour mettre la combine à nu une fois pour toute, et faire éclater la vérité que Me Altit a contribuée à neutraliser en prenant le contrôle de la défense.

 Il ira de reports en reports, d’appels en appels, avant le verdict de la Cour qui pourrait ne pas se faire avant des mois.

Le verdict lui-même sera aussitôt suivi de l’appel de l’accusation ou de la défense, qui nécessiteront des prolongations.

La fin du procès pourrait atteindre ou aller au-delà de 2020, si l’environnement international reste favorable aux tenants du complot, ou si rien n’est entrepris dans l’immédiat pour contrecarrer cette parodie qui n’a que trop duré.

Et le tour est joué.

Les secrets de l’affaire Laurent Gbagbo (c’est-à-dire de la crise ivoirienne de 2010-2011, dont le procès est le prolongement  et la Cpi, un acteur majeur), désormais engloutis, les commanditaires préserveront leur crédibilité en ayant atteint leurs objectifs.

Laurent Gbagbo aura passé tout le temps, qu’a duré son supplice en prison et pendant le procès, pour rien. Sans qu’il ne soit blanchi.

La défense s’en sortira avec les honneurs et les retombées financières de ce procès rendu inutilement marathon. Un procès qui, pourtant,  ne méritait pas d’avoir lieu après les audiences de confirmation des charges, si l’objectif réel de la défense était de défendre son client..

Quant à la CPI, le bureau du Procureur y compris,  elle aura fait son travail de Cour impartiale en rendant justice à ses victimes, tout en protégeant ses mandants, les véritables commanditaires du drame ivoirien. Je veux parler de l’Etat français sous Nicolas Sarkozy, des Etats-Unis de Barack Obama, du Royaume-Uni de Tony Blair et les institutions internationales dont ils se sont servis pour installer leur pion.

S’agissant de la société ivoirienne, elle trainera toujours les fantômes de la répression de la RTI, des femmes d’Abobo, du bombardement du marché Siaka Koné, et de toutes les autres histoires inventées ou suscitées par ces derniers.

Ces véritables poisons continueront d’alimenter la haine entre les populations de ce pays, et entre une partie des ivoiriens et ceux de la sous-région. Il n’est pas exclu que ces mines président à de nombreux drames encore.

Ce qui signifie que l’opinion est en train d’être bernée encore une fois, après l’épisode de la crise électorale et post-électorale ?

La puissante organisation mondiale ayant conduit l’entreprise en Côte d’Ivoire, aux prix d’immenses investissements personnels, financiers, matériels, politiques, diplomatiques, militaires, médiatiques et judiciaires,  ne peut en aucun cas laisser sa liberté à la défense d’un prévenu à sa merci, pour étaler ses secrets dans un procès public où, elle est à la fois juge et partie.

En aucun cas.  Nous ne sommes pas dans un conte de fée.

C’est une illusion de croire que  Nicolas Sarkozy, le principal instigateur du grand casse international opéré en Côte d’Ivoire, l’Etat français dont il a utilisé tous les moyens publics et secrets pour sa bonne cause, ses complices internationaux, l’ex-président américain Barack Obama, l’ex premier ministre anglais Tony Blair ainsi que leurs Etats respectifs, l’ex secrétaire Général de l’Onu Ban Ki Moon, de même que le premier bénéficiaire du coup, je veux parler d’Alassane Ouattara, assistent en spectateurs au déballage et au démontage sur la place publique du faux qu’ils ont fabriqué.

L’Onu, c’est-à-dire la CPI, prendra nécessairement le contrôle de cette défense, pour lui faire dire ce qu’elle a envie d’entendre ou de montrer à l’opinion, en y introduisant ses hommes dans le but de saboter subtilement le travail, et de la conduire dans la direction qui lui convienne sans qu’on y remarque sa touche.

Et Me Altit serait cet homme ?

Sans hésiter, je peux directement répondre oui. Mais j’aimerais que vous le constatiez davantage avec moi.

Avant donc de satisfaire votre préoccupation d’une manière directe et claire, avec les preuves imagées de leurs propres preuves que je suis capable de soutenir sans le moindre doute, n’importe où, devant n’importe quelle juridiction au monde, y compris la CPI et l’intéressé eux-mêmes en cas de confrontation ou de sollicitations, je voudrais vous rappeler que Me Altit, même si international, n’est pas un avocat international ordinaire.

C’est un très proche de Nicolas Sarkozy, l’Alpha et l’Oméga de ce qui s’est passé en Côte d’ivoire.

Ils ont travaillé ensemble dans les  plus importantes affaires, sur lesquelles l’ex-président français a bâti sa notoriété internationale à son début de mandat, puis par la suite, et par ricochet Me Altit. Notamment le dossier des infirmières bulgares détenues en Lybie, et celui du soldat Israélien Gilad Shalit fait prisonnier par le Hamas. Des dossiers, conduits personnellement par Nicolas Sarkozy, où les dessous ont prévalu sur le droit, et où l’argent a circulé dans l’ombre dans ces affaires qui était davantage une affaire de sauvetage d’otages occidentaux aux mains d’un régime qualifié de tyrannique et d’un groupe islamiste.

Les infirmières bulgares condamnées à mort, puis à perpétuité, ont été libérées au prix de fortes rançons versées par leur pays d’origine, l’Union Européenne et d’autres intervenants.

Ce fut aussi le cas du jeune  soldat israélien libéré par le Hamas, contre un millier de détenus palestiniens et probablement quelques gratifications.

C’était moins une affaire de justice que deals.

Me Altit faisait partie des équipes de la défense. Mais ces équipes n’ont pas libérés les prisonniers. Ce sont les réseaux  de l’ex-président français en complicité avoir le pouvoir Libyen s’agissant des infirmières bulgares.

L’ex président Français n’était en réalité qu’un intermédiaire, un négociateur entre le pouvoir libyen et les payeurs de rançon.

Aujourd’hui, si l’on tient compte  de l’éclatement de l’affaire du financement occulte de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007, par le pouvoir libyen, de la libération des infirmières bulgares contre d’énormes contreparties financières versées à la Lybie, dans la même année après l’élection en France du principal artisan Sarkozy, il ressort clairement que le deal financier et  la libération des prisonnières, pourraient avoir été goupillés par l’ex Guide Libyen et le grand artisan du ‘’dénouement heureux’’ de cette affaire, pilotée en surface par son ex épouse Cécilia Sarkozy, et son homme de main Claude Guéant.

Connaissant les méthodes peu orthodoxes de l’homme empêtré dans de nombreux scandales judiciaires et financiers, à l’international comme dans son pays, dévoilant la moralité de ce dernier au monde entier, vous convenez avec moi, qu’un individu pareil ne peut travailler sur des dossiers aussi sensibles qu’obscures, où il joue son honneur et ses secrets, qu’avec ses hommes de confiance.

Me Altit est un homme de confiance de Nicolas Sarkozy.

Que vient faire donc un proche de Nicolas Sarkozy, à la tête de la défense d’un homme qu’il a renversé au prix de moyens obscurs, considérables et spectaculaires ? Surtout au regard de son intrusion rocambolesque pour prendre le contrôle de la défense de Laurent Gbagbo.

Pour ceux ayant suivi cet épisode, ils peuvent se rappeler que l’affaire avait déjà fait grands bruits et divisé les partisans du prévenu en ce temps.

Je vous signale que la crise Ivoirienne de 2010 à 2011, est une affaire personnelle de Nicolas Sarkozy, ami intime de longue date du couple Ouattara. Dominique et Alassane.

C’est une affaire privée, dans laquelle il a entrainé ses amis au sein de la communauté internationale et toute l’opinion mondiale.

Le président Laurent Gbagbo, ne le savait-il pas lorsqu’il le choisissait ?

Un homme indigent a-t-il un choix ? Laurent Gbagbo n’a pas choisi Me Altit.

D’abord, tout été fait pour qu’il n’ait pas les moyens de s’offrir une défense de son choix, par le gel de ses avoirs et de ceux de tous ses proches, dans le but de soumettre sa défense à la merci de la Cour qui paye la défense des prévenus indigents. Donc qui décide qui elle va payer, quelques soient les propositions du prisonnier.

Le premier conseil d’Avocats était conduit par Me Cedor Ly. Ce dernier défendait le dossier de l’ex président devant la justice ivoirienne.

Il était aussi l’avocat au début acté par la CPI, où il devait conduire la défense de l’accusé, lorsqu’il s’est vu signifier par la Cour qu’il ne le serait plus.

Maitre Altit a été introduit pour prendre la défense de Laurent Gbagbo, par l’intermédiaire d’une des proches de l’ex président, Me Odehouri Géraldine Brou, sa conseillère juridique. C’est elle qui a convaincu l’entourage de l’ex Chef d’Etat ivoirien, que Me Altit était le meilleur choix pour sa défense.

Pour votre information, Me Odehouri Brou est amie intime d’un homme de main, un africain de l’ouest, de l’argentin Moreno Ocampo, le premier procureur de la CPI ayant monté le dossier de l’accusation sous la dictée du camp accusateur.

L’actuelle procureure, la gambienne Fatou Bensouda, était le substitut de l’argentin. Ocampo et Bensouda ont préparé et monté le dossier de l’accusation ensemble.

Ce n’est pas la première fois que l’homme d’ocampo intervient, sur instigation avouée ou inavouée de Moreno Ocampo, pour proposer ses services  à Laurent Gbagbo, afin d’arranger son sort dans le dossier de la CPI qui le menaçait pendant la crise.

Il avait y été introduit auparavant toujours par son amie Me Odehouri Brou. Les deux personnes sont particulièrement très proches.

Laurent Gbagbo en grande difficulté, en détention à Korhogo dans le Nord du pays, isolé de tout, n’a donc pas choisi Me Altit qu’il ne connaissait pas. Son entourage non plus ne le connaissait pas vraiment, à l’exception de Me Odéhouri Brou Géraldine.

Le prévenu et son entourage immédiat n’ont fait que consentir sur insistance et par le lobbying de Me Odéhouri Géraldine Brou, sa conseillère en charge de ses affaires juridiques. Le choix de Me Altit incombe à cette dernière.

Elle seule, pourra livrer les raisons profondes de son choix.

De là à établir une corrélation entre l’activisme de Me Odéhouri Brou, pour arracher le dossier des mains de Me Cedor Ciré Ly, et son rejet par la CPI, l’introduction systématique de Me Altit, un proche  de Nicolas Sarkozy pour accaparer la défense de sa victime, il n’y a qu’un poils de cheveux que nous nous garderons de franchir pour nous en tenir aux éléments physiques de ce que nous avançons.

Un avocat international est aussi l’ami de tout le monde. Il travaille sans état d’âme pour n’importe quel client qui le sollicite. C’est un libéral à la base. Cela signifie-t-il nécessairement que Me Altit agit en bonne intelligence avec la CPI ?

N’est-il pas possible que la défense n’ait pas vu ce que vous avez présenté plus haut, où qu’elle n’ait pas décelé les subtilités de la démarche de la Cour, et qu’elle se soit  laissée entrainer elle-aussi à son insu ?

Pour répondre à vos préoccupations en un seul coup, je vous orienterai directement vers l’éventualité d’une innocence de l’homme.

Dans l’hypothèse où tout se fait à l’insu de Me Altit, c’est-à-dire qu’il agit librement et de bonne foi, alors l’éminent et célébrissime avocat français de renommée internationale, aurait démontré des incompétences insoupçonnées jusqu’à ce qu’il s’invite dans l’affaire Laurent Gbagbo. Pourquoi ?

Parce qu’un avocat nettement de moindre calibre, stagiaire même je dirais, ne peut laisser passer depuis pratiquement 6 ans, sans aucune réaction, les éléments de preuves physiques, les milliers de supports fournis ((films, reportages, photographies) par Fatou Bensouda, pour se contenter de déconstruire les témoignages de l’accusation. Dans l’intérêt bien compris qu’un témoin n’est pas une preuve en soi. Mais un additif qui apporte la preuve, la consolide, dément ou permet de rechercher les motifs ou les mobiles de l’acte.

On ne peut condamner ou dédouaner un homme sur la base de simples témoignages.

Ils peuvent avoir valeur de preuves en l’absence de preuves matérielles. Dans ce cas l’appréciation est laissée au bon vouloir, à l’intuition, donc à l’arbitraire du juge.

Je vous fais remarquer qu’une preuve physique, objective, est un témoignage en soi et le meilleur témoignage de la réalité d’une chose ou non.

C’est la première observation.

Deuxième observation, au niveau des témoins eux-mêmes :

Concernant les témoins de l’accusation, une défense normale ne peut en aucun cas se passer des fonctionnaires de l’Onu qui ont été, du début et à la fin de la chaine, les véritables rapporteurs des faits reprochés aux prévenus, pour se contenter du rapporteur de Human Right Watch, Matt Wells, invisible sur le terrain.

Dans la mesure où, les rapports de l’organisation humanitaire ne sont que des compilations des faits constatés et des témoignages recueillis  par l’Onuci, dont les troupes et les observateurs étaient présents au cœur de tous les évènements majeurs de la crise, comme en témoignent d’ailleurs des centaines d’images et les différents rapports de l’organisation.

 Je veux particulièrement citer le représentant spécial de l’Onu dans le pays au moment des faits, le sud-coréen Yun Guy choi et ses plus proches collaborateurs, le Malien Amadoun Touré, son porte-parole, et du Français Alain Leroy, chef de la division des droits de l’homme de l’Onuci, ou à défaut de leurs représentants en cas d’empêchement.

Vous voyez donc, que la défense ne peut surtout pas se passer d’interroger des témoins connus, pendant la commission des faits reprochés ou après coup.

Non. Elle ne peut accepter que l’accusation fasse fi de ses vrais témoins, des véritables témoins des drames reprochés aux prévenus, des témoins connus du monde entier, pour se contenter de témoins anonymes ou inconnus sortis de nulle part, de comédiens et de mythomanes majoritairement sollicités par l’accusation pour lui servir de parades.

Je parle surtout de ceux  ayant filmé, photographié les évènements et les victimes, recueillis des témoignages à chaud pendant les répressions, les auteurs des photographies, des reportages filmés, au cœur des tueries, des articles des médias occidentaux concernant les évènements reprochés aux accusés.

Je parle de ceux qui, toujours les premiers, ont informé le monde et les ivoiriens eux-mêmes, pour certains, sur ce qui se passait devant leurs portes, les quartiers, les villes et les régions où ils résident. Des faits dont la plupart des ivoiriens, n’ont jamais vu les traces physiques jusqu’à ce jour, si ce n’est dans les récits et par les images de ces médias.

A ce sujet, permettez-moi de vous livrer un cas pratique avec les témoins AFP (Agence France Presse), le média étatique français, et Reuters (l’agence anglaise d’informations). Ce sont les deux premiers témoins dans l’ordre hiérarchique de la diffusion médiatique de tous les faits.

Chacun fut simultanément présent au cœur de  tous les évènements, les nuits et jours, dans tous les quartiers et les communes d’Abidjan, ainsi que dans toutes les régions pendant cette période. Chacun, individuellement partout à la fois. Ou les deux, simultanément au même instant sur tous les terrains.

Prenons l’exemple du reportage de AFPTV, diffusé le 11 janvier 2011, avant de poursuivre.

Il permettra à l’opinion d’avoir une petite idée du rôle de premier plan tenu par le média français et ses complices, dans l’invention et la propagande des faits pendant la crise, plus précisément des principaux crimes sur la base desquels la parodie de la Haye tient son existence.

L’imaginaire de AFPTV fait état de 2 civils tués, au cours d’un prétendu affrontement entre les forces de l’ordre et les populations à Abobo Pk 18. Des affrontements ayant débuté au lever du jour, le mardi 11 janvier 2011. Ils se seraient étendus à la journée, selon les dépêches de l’Afp intégralement reprises ou réécrites par la majorité des médias.

La désinformation a été diffusée pour couvrir une embuscade armée, menée la nuit par les hommes du Golf, infiltrés dans la commune, contre une patrouille de police.

Deux policiers ont été assassinés. Le fait s’est déroulé entre 3 h et 4 heures du matin. Il a nécessité l’envoi de renforts dans la zone, pour sécuriser la zone et rechercher les assaillants qui se sont évanouis dans la nature dès leur forfait accompli.

L’Afp détournant l’info pour couvrir ses complices, s’est attelé avec ses pairs à déformer les faits.

La première dépêche de la journée du mardi 11, diffusée par le média étatique français, occulte totalement le forfait de leurs hommes.

Ce dernier débute son récit que je vous livre  à partir de 5h30,  attribue l’assassinat des policiers aux populations, ajoute des victimes civiles, invente une raison à la forte présence des FDS dans le secteur, puis enfonce le clou avec une autre grosse désinformation sur l’existence présumée de deux charniers dans les environs entretenue par la conspiration:

 ‘’Des affrontements ont éclaté mardi matin entre les forces de défense et de sécurité (FDS) et les habitants du quartier pro Ouattara d’Abobo Pk 18, au nord d’Abidjan. Quelques 300 policiers, gendarmes et militaires qui avaient investi le quartier à 5h30 du matin pour une opération de perquisition, ont été confrontés à une farouche opposition de la population. Des tirs ont été entendus, on compte plusieurs et au moins cinq morts, dont des membres des forces de l’ordre. De sources policières, on confie que l’opération avait pour but de ‘’pacifier’’ la zone, où des membres des FDS avaient perdu la vie au cours des violences postélectorales.

C’est aussi dans la périphérie du quartier que deux présumés charniers ont été localisés par le personnel de l’Onuci, qui n’a pas réussi à enquêter à cause des obstructions répétées du camp Gbagbo.’’

AFP-11 janvier 2011

La seconde dépêche est renforcée par l’arrivée d’une équipe de l’AFP sur les lieux, confirmée par un reportage filmé de AFPTV.

Le film met en scène ‘’une journaliste de l’AFP’’ en pleine journée sur les lieux du crime de 2 civils tués.

Pour faire voir les indices de sa présence sur les lieux, les images d’un personnage féminin de type occidental sont défilées furtivement, un bref instant. Le film laisse percevoir un passage rapide de la journaliste au premier au plan de l’écran tout en masquant son identité.

Les images de cette fiction sont aussi les photographies montées de Reuters, de bien d’autres supports d’imaginaires antécédents et de fictions qui suivront plus tard.

C’est un plan unique, chaque fois dupliqué, modifié par la transformation du décor et des personnages (des ajouts, des amputations, des redis-positions, des modifications des apparences etc.) qui donne les différentes images défilées pour obtenir le film. Ces images sont des images inanimées mises en mouvement par leur défilement chronologique.

Suivons ensemble les images des 2 civils tués, un faux personnage dupliqué, que ‘’la journaliste de l’Afp présente sur les lieux a constatés sur place’’ selon les dépêches accompagnant le film.

(Mettre la vidéo de AFPTV avant les images)

 

                                                 Le plan manipulé Ph. Reuters

 

Les différentes images que je viens de vous présenter, ont été montées dans un seul plan, à partir duquel toutes les multiples images ont été réalisées pour la conception du film, des photographies de l’Afp et de Reuters qui ont alimenté le faux.

Comme celles qui suivent.

La même milice, infiltrée dans la vaste commune, réédite le coup, la nuit suivante à Abobo-gare au Rond-point de la mairie. Les unités des FDS en faction, sont attaquées à l’arme lourde aux environs de minuit. Les combats violents s’étendent jusqu’à 3 h du matin. Avec l’arrivée d’importants renforts, les FDS prennent le dessus sur les assaillants. Non sans subir d’importants dégâts humains et matériels, des véhicules de troupe particulièrement endommagés par la violence de l’attaque. 6 agents des Forces de l’ordre sont tués.

Au lever du jour, l’Afp et Reuters, publient des images d’affrontements entre les populations de la zone excédées par la présence des forces de sécurité (à un grand carrefour) et les FDS. Les médias occidentaux font état de jeunes habitants du quartier ayant arraché les armes (lourdes) des mains des FDS pour s’en servir aussitôt.

Les reportages filmés et les photographies présentent des civils aux mains nues, des jeunes, en pleine journée détruisant entre des bruits, d’explosions et de fumées, les véhicules de patrouille de la police et un véhicule de transport de troupe pour couvrir les vrais auteurs de l’attaque comme la veille.

L’afp et Reuters ajoutent un civil, le vigile d’une banque de la place tué sur un toit où il avait trouvé refuge.

Je vous propose un extrait de l’article de RFI et de Associeted Press (AP), la puissante agence d’information américaine dans le groupe de tête du complot.

RFI

« Des scènes de violence se sont poursuivies dans la nuit de mardi 11 à mercredi 12 janvier 2011, à Abidjan dans le quartier d’Abobo, où cinq policiers ont été tués victimes de «tirs à l’arme lourde». Les Forces de défense et de sécurité (FDS), loyales à Laurent Gbagbo, avaient investi, mardi, cette commune majoritairement favorable à Alassane Ouattara.

Depuis mardi matin, Abobo, quartier populaire dans la partie nord d’Abidjan, est le théâtre de violences. Mardi, au moins deux civils et deux policiers ont trouvé la mort alors que plusieurs habitants de ce quartier signalaient des échanges de tirs. Les tirs n’ont pas cessé durant la nuit. Selon des sources sécuritaires, au moins cinq membres des forces de l’ordre sont morts dans la nuit.

Cinq policiers ont bien été tués dans la nuit dans ce quartier populaire. L’information a été confirmée par différentes sources. Outre les cinq tués donc il y a eu également de nombreux blessés dans les rangs des forces de l’ordre.

Les Forces de sécurité s’étaient déployées dans le quartier aux environs de minuit. De nombreux jeunes ont fait barrage à la hauteur de la mairie. D’après plusieurs témoignages, ces jeunes ont utilisé des armes lourdes. Ils affirment d’ailleurs avoir pris ces armes à des policiers qu’ils ont attaqués.

Plusieurs véhicules des forces de l’ordre ont également été incendiés. Il y a de nombreux blessés parmi les jeunes, nous dit-on. Certains évoquent aussi des décès mais pour le moment personne n’a vu de corps. »

RFI, 12 janvier 2011

AP

« Les forces de l`ordre loyales à Laurent Gbagbo ont à nouveau ouvert le feu lors d`une opération dans un quartier d`Abidjan favorable à Alassane Ouattara, quelques heures seulement après une manifestation pro-Ouattara dans les rues.

Des journalistes ont entendu des coups de feu à Abobo, sans pouvoir s`approcher. Ce quartier a voté en grande majorité pour Alassane Ouattara, reconnu vainqueur de la présidentielle du 28 novembre dernier par une majeure partie de la communauté internationale.

La veille, quatre personne avaient été tuées lors d`une opération des forces de l`ordre dans le district PK18 d`Abobo. Selon des témoins, au moins deux policiers ont également été tuées par la population en représailles. »

AP, 12 janvier 2011

Tous les supports de cet autre ‘’affrontement entre les habitants d’Abobo et les forces de l’Ordre’’ sont des films de fiction et des photographies montées avec les composantes que tous les imaginaires de la crise Ivoirienne produits par les médias occidentaux.

 

Les personnage personnages des femmes d’abobo. La manifestante tuée et le personnage de l’acteur principal au dessus dissimulé avec sa tenue type pantalon court chasseur kaki, modifié avec de faux pieds et de fausses chaussures dont celle (la sandale jaune et noire) du même personnage tranformé dans les images de l’AfP et de Reuters diffusées le 12 janvier 2011.

 

Toutes les images de presse de répression, d’affrontements, de chasse à l’homme et autres tuerie portent la signature de l’AFP et de Reuters dont les équipes étaient sur le terrain en Côte d’Ivoire, là où aucun média local n’était présent, ni aucun autre témoin en dehors des médias occidentaux, du camp Ouattara et de ces alliés.

Ce sont ces supports qui illustrent tous les rapports inventés de Human Rights Watch et de l’Onu

 

 

 

Si la défense faisait son travail, voici les uniques vrais témoins connu sur les lieux, à travers leur production, et dont elle ne pouvait se passer de la présence à la barre pour faire éclater la vérité de ses prévenus.

A moins qu’elle soit à priori convaincue avant d’entamer son travail de la culpabilité de ses clients, où à moins que ça ne soit une interdite pour elle, ou qu’elle se la soit elle-même interdite.

Le monde entier les connait du pôle nord au pôle sud, des régions désertiques les plus reculées de la planète aux iles perdues, pourvu qu’un individu disposât en ce moment d’une connexion internet ou d’une télé.

Tous les supports sont disponibles par centaines pour qui veut vraiment les trouver.

Si son objectif était de savoir la vérité et de la faire éclater, elle ne pouvait se passer des journalistes de l’Afp, Reuters, France24, la BBC, BFMTV, RFI, Euronews, l’agence américaine Associeted Press (AP), Itélé, France2 et France3, Le Nouvel Observateur (L’Obs) pour ne citer que ce petit échantillon du vaste conglomérat des médias du coup, pour accepter le défilé à la barre des ex responsables de la hiérarchie militaire sous Laurent Gbagbo.  Certains cadeautés par le nouveau régime, d’autres persécutés pour enfoncer le prévenu. Son client.

Tout en acceptant au départ, il est bon de le préciser que les témoins de l’accusation interviennent sous anonymat, une couverture dont ils se seraient servis pour faire passer incognito les récitations du camp accusateur.

Malheureusement, un fâcheux incident technique a dévoilé au grand public les identités des principaux témoins (les plus hauts gradés de la hiérarchie militaire sous Laurent Gbagbo), des hommes insoupçonnés, chargés de porter, sous anonymat, l’estocade aux prévenus.

Finalement, cette partie de la subversion a été abandonnée vraisemblablement à cause du refus des accusés après cette découverte heureuse qu’on pourrait qualifier de ‘’divine’’.

Troisième observation.

Les preuves essentiellement constituées de courts métrages d’animation, de photographies montées et de reportages fictifs de la presse internationale, n’ont fait l’objet d’aucune authentification comme l’a démontrée la défense au cours de la première partie.

Le film officiel des femmes d’Abobo par exemple, a été utilisé autant par le bureau du procureur pour soutenir ses accusations, que par la défense pour tenter de contredire les récits des témoins.

Ils n’ont pas été remis en cause par Me Altit qui s’est contenté de décrédibiliser des témoins faciles, que de projeter la lumière sur l’authenticité des supports entre ses mains.

Or en cas d’expertise de la défense, il n’y aurait pas eu de témoins à contredire, puisque l’authentification aurait établi la véritable nature des preuves physiques sur la base desquelles les témoins soutiennent leurs dépositions.

Une voie que Me Altit a volontairement ignorée pour permettre à la CPI d’atteindre son but.

Vous constatez donc qu’une défense pareille à l’épreuve de sa démarche n’est pas innocente.

Elle n’a pas pour objectif d’innocenter son client, mais d’anesthésier sa défense en s’attelant à étouffer les vérités favorables au prévenu qu’elle prétend défendre.

Sa démarche a consisté à permettre au procès de se tenir et de suivre son cours, selon sur la cadence  de l’accusation et dans les limites fixées par la Cour, afin de permettre à la CPI d’atteindre son but.

Me Altit n’a mené aucune enquête, effectué aucune investigation sérieuse susceptible de détruire les principales preuves de l’accusation. Parce que ce n’est la raison de son intrusion dans l’affaire Gbagbo. Voici la vérité.

Lire la suite dans la 3ème partie : Gros scandale dans l’affaire Laurent Gbagbo : « L’Avocat de la défense et le bureau du procureur profitent de la naïveté de l’opinion »