Fiscalité/La DGI ambitionne d’améliorer le quotidien des Ivoiriens …

Par Yann Dominique N’guesan/afriquematin.net

L’année fiscale 2023 s’inscrit dans le prolongement des années fiscales de ces dernières années qui vise à prendre en compte les préoccupations des populations, en terme de santé, d’infrastructures. C’est cette communication que vient de porter à la connaissance des journalistes ce mardi 10 janvier 2023 dans un établissement hôtelier de la place sis au Plateau.

 « Présentation des principales dispositions de l’annexe fiscale à la loi de finances N°2022 du 20 décembre 20222 portant budget de l’Etat pour l’année 2023 », tel a été le thème présenté par le directeur général des Impôts Ouattara Sié Abou.

Dans son introduction, le premier responsable de l’appareil fiscal ivoirien a fait savoir que l’annexe fiscale 2023 a été élaborée dans un contexte marqué au plan mondial par la poursuite des effets de la pandémie de la Covid-19, de la crise économique, énergétique et alimentaire engendrée par la guerre en Ukraine.

Rappelant en outre que, « les répercussions de ces situations ont entraîné le renchérissement du coût de plusieurs biens et services nécessaires aux besoins des populations et l’accroissement des dépenses de l’Etat pour contenir les effets qui en découlent, tout en poursuivant ses efforts pour le développement du pays ».

Malgré cette situation défavorable, l’objectif visé par la direction générale des impôts est de maintenir le rythme de croissance économique projeté à plus de 7 % conformément aux prévisions du Plan National de Développement 2021-2025 (PND), tout en prenant en compte l’environnement international et régional, voire sous régional, «  qui a présidé à la prise de ces mesures et  qui traduisent – les ambitions du gouvernement en vue de  prendre en compte les  préoccupations de nos populations… », a-t-il souligné.

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Ainsi, au titre de l’année 2023, la politique fiscale à mettre en œuvre est principalement orientée vers la fiscalisation optimale des secteurs sous-fiscalisés et des opérateurs économiques non immatriculés au fichier des contribuables de l’Administration fiscale.

Il est à noter également que la poursuite de la politique sociale et la poursuite du soutien aux entreprises en vue de la transformation de l’économie et de la favorisation de la création des emplois et de l’auto-emploi des jeunes restent une des préoccupations majeures du gouvernement et de la direction générale des Impôts. Aussi, Ouattara Sié Abou a toutefois rappelé qu’à peine sortis de la crise du Covid, plusieurs entreprises n’ont pas encore amorti le choc de la pandémie que la crise ukrainienne vient de se greffer.

Malgré ces intempéries la DGI ambitionne d’améliorer le quotidien des Ivoiriens en    renforçant la compétitivité des entreprises ivoiriennes « c’est à travers tous ces outils que chaque administration, notamment, l’administration fiscale doit œuvrer pour la transformation de l’économie. Mais en même temps, l’année fiscale a l’ambition de mobiliser beaucoup plus de ressources avec les différents outils qui visent à lutter contre l’économie informelle, qui visent à faire en sorte que les 30 à 40% du PIB qui échappe à l’impôt puissent être fiscalisés afin que nous puissions améliorer le taux de pression fiscale qui s’élève à 200 et 300 milliards de Fcfa, car le taux étant actuellement de 13%, nous ambition de le faire monter, chaque année d’au moins un demi-point » a-t-il révélé .

Faut-il indiquer que cette disposition de l’annexe fiscale à cette loi de finances N° 2022-974 du 20 décembre 2022   portant budget de l’Etat pour l’année 2023 entre en vigueur à partir de ce mardi 10 janvier 2023.

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