Élections à Grand-Bassam et Port-Bouet: Le RPP dénonce une mascarade

“Une partie de nos compatriotes est allée aux urnes, ce Dimanche 16 Décembre 2018, pour des élections partielles consécutives aux réclamations survenues suite aux consultations régionales et municipales d’Octobre dernier.

Aux vues des comptes rendus de presse, des images et des vidéos distribuées dans les réseaux sociaux ainsi que les rapports de nos militants résidents dans la quasi-totalité des circonscriptions en cause, on est enclin à croire qu’il n’y a eu guère d’élections.

En lieu et place il a été servi des corridas et des scènes comme seuls les films western peuvent en organiser. Il y a eu chantages, menaces, violences, fusillades, casses d’urnes et autres matériels électoraux, chasse à l’homme, agressions d’observateurs et de journalistes.

Le RPP condamne avec la dernière énergie ses actes macabres, intolérables et honteux, qui n’honorent ni notre pays, ni la démocratie. Ces dénis d’élections et de démocratie sont d’autant plus graves et sérieux qu’ils ont eu lieu, dans des cités, Grand Bassam et Port-Bouët, où tout ce que la Côte d’Ivoire compte comme autorités politiques, administratives et militaire, à l’exception du Président de la République, y avaient pris siège, depuis plusieurs jours.

La mascarade de ce dimanche nous donne à voir un petit échantillon des élections présidentielle de 2020.
Plus personne ne pourra dire, le moment venu, je ne savais pas. Tous, nous voyons poindre, clairement à l’horizon, la paix et la stabilité que nous promet le parti unifié pour 2020 : des larmes, du sang, la mort…
Par ailleurs, plus personne n’ignore les origines des violences post-électorales de 2010.
Le RPP refuse une réédition de 2010.

C’est pourquoi nous invitons la Communauté Internationale, les Partenaires au Développement, les Investisseurs étrangers, les Organisations des Droits Humains, les Promoteurs et des défenseurs de la démocratie et de l’Etat de droit à agir, maintenant, afin de ne pas se transformer plus tard en pompiers.

Tous les Ivoiriens conscients de ce que l’intérêt et l’avenir du pays ne peuvent se réaliser sans la tolérance, la paix, l’humilité, et la non-violence, doivent se donner la main. Sans distinction d’idéologie, de région, de religions et d’ethnie.

C’est le moment, plus que jamais, pour les partis politiques, la société civile et tous ceux qui sont partie prenante, ou ayant une expertise dans l’organisation des élections, de se rassembler pour échanger sur la constitution d’une commission électorale consensuelle, crédible et à même de bénéficier de la confiance de tous les Ivoiriens.

La Côte d’Ivoire doit cesser d’appartenir au dernier carré de pays africain où les élections occasionnent des affrontements, des violences, des drames et même des guerres civiles. Tout simplement parce qu’un club ou un clan d’hommes et de femmes veulent confisquer le pouvoir, à tout prix, ad vitam aeternam.”

Fait à Abidjan, le 17 Décembre 2018

Pour la direction du parti
Le Président
Le Ministre OUATTARA Gnonzié

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