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Débauchage, corruption, transhumance politique en Côte d’Ivoire/Le Pdci-Rda est-il devenu un parti d’éternels affamés ?

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Par Haidmond Kaunan/afriquematin.net

(Mercredi 29 mai 2919)- On observe et on assiste Depuis  le mois d’avril  2018  tous les acteurs de la vie politique, toutes tendances confondues, observent avec beaucoup d’étonnement des départs au compte-goutte et continuels des cadres du parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci) vers d’autres formations politiques, dont la plus remarquée est  le Rhdp.

Vu la pression qu’émet cette formation politique sur certains cadres du pays, notamment ceux du Pdci-Rda, il n’est pas exagéré de dire qu’il comprend   des militants éternels « affamés ». Et pourtant depuis des décennies pour avoir  gouverné sans partage ce pays, ces grands responsables du parti septuagénaire ont pu se réaliser et préparer et leur avenir et celui de leurs descendants. Malheureusement, cette transhumance politique à laquelle on assiste ne donne pas cette impression.

A l’analyse, le président fondateur du front populaire ivoirien (Fpi), Laurent Gbagbo savait ce qu’il voulait. Et s’il voulait se faire corrompre par le Président Félix Houphouët-Boigny, il n’aurait pas atteint son objectif qui était le retour du multipartisme en Côte d’Ivoire. Parti en exil en France en 1982, le premier président de ce pays lui avait proposé de rentrer de l’exil hexagonal à bord de l’avion présidentiel ou de renter par un avion privé avec un ticket classe A pour être nommé à un haut poste. Mais l’opposant historique à Houphouët-Boigny n’avait jamais cédé.

En 1993 avec Henri Konan Bédié le leader charismatique du Fpi n’avait jamais voulu participer au gouvernement, encore moins les cadres proches de ce parti. À l’exception de d’Ahoua Don Mello, ex- Directeur du technopole et l’ex-ingénieur des P&T,Affi N’Guessan, qui sera futur premier ministre de Laurent Gbagbo comme directeur régional de Ci-telcom. Les militants du Fpi savaient rester dignes. Guillaume Soro avait subi des pressions « de rendre le tabouret » mais l’ex- président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire est un exemple de dignité. Pour avoir préféré la démission à l’humiliation.

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