Côte d’Ivoire : le projet BEAR III renforce les capacités des responsables de centres de formation au CIDFOR

Guillaume Ahi/afriquematin.net

Ce mercredi 20 mai 2026, un atelier consacré à l’élaboration de plans stratégiques et au suivi des diplômés s’est ouvert au Centre ivoirien pour le développement de la formation professionnelle (CIDFOR), à l’intention des responsables de centres de formation. Organisée dans le cadre du projet BEAR III, cette initiative vise à outiller les acteurs publics et privés de l’Enseignement et de la Formation techniques et professionnels (EFTP) pour une meilleure adéquation des formations aux exigences du marché de l’emploi.

Pendant trois jours, les participants bénéficieront de formations axées sur la gouvernance des établissements de formation, la planification stratégique et les mécanismes de suivi des diplômés. À travers cette activité, l’UNESCO entend accompagner la transformation des systèmes d’enseignement technique et professionnel en Afrique.

Monsieur Mame Omar Diop, chef de Bureau et représentant de l’UNESCO en Côte d’Ivoire

Intervenant à l’ouverture des travaux, Monsieur Mame Omar Diop, chef de Bureau et représentant de l’UNESCO en Côte d’Ivoire, a souligné que cet atelier s’inscrit dans la dynamique du projet BEAR III (Better Education for Africa’s Rise), présenté comme une initiative majeure de l’organisation onusienne en faveur de l’EFTP sur le continent.

Selon lui, ce projet vise à améliorer la qualité, la pertinence et l’attractivité des formations techniques et professionnelles afin de mieux répondre aux besoins du marché du travail ainsi qu’aux aspirations des jeunes. Il a insisté sur l’importance pour les centres de formation de disposer de plans stratégiques « clairs, réalistes et orientés vers les résultats » afin d’anticiper les évolutions économiques et d’optimiser les ressources disponibles.

Le représentant de l’UNESCO a également mis l’accent sur la nécessité d’un meilleur suivi des diplômés, encore insuffisamment structuré dans plusieurs contextes. À l’en croire, ce mécanisme constitue un outil de pilotage essentiel permettant d’évaluer l’efficacité des formations en matière d’insertion professionnelle, d’ajuster les curricula et de renforcer les liens avec le secteur privé.

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Monsieur Amon Akre Albert, Représentant le ministre délégué chargé de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage, Jean Louis Moulot.

Représentant le ministre délégué chargé de l’Enseignement technique, de la Formation professionnelle et de l’Apprentissage, Jean Louis Moulot, Monsieur Amon Akre Albert a rappelé que le développement du système éducation-formation demeure une priorité pour le gouvernement ivoirien.

Il a indiqué que les mutations technologiques et les nouvelles exigences du marché de l’emploi imposent une adaptation permanente des compétences des jeunes. Le ministère, a-t-il assuré, réaffirme son engagement à accompagner les réformes visant à rendre le système d’EFTP « plus attractif, performant et résilient », au service du développement économique et social de la Côte d’Ivoire.