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Système financier Ivoirien: des PME à la recherche d’établissements attentionnés

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Enquête réalisée par Haidmond Kaunan- Afrique Matin.Net 

« En Côte d’Ivoire, je préfère qu’on parle plutôt d’établissements financiers que de banques. Tous ceux qui prennent rendez-vous avec des banques pour  le financement de leur projet  de création de petites et moyennes entreprises(PME) ou pour son extension doivent tempérer d’ardeur. Les banques ne financent pas le PME en Côte d’Ivoire. Ni la qualité des garanties présentées, ni l’Etat financier de votre business, pas même les années passées dans ces établissements financiers à partir des agios prélevées parfois de manières arbitraires n’influencent votre demande »,  se plaint, très amer, Boa Amoakon,   planteur de son état et président de conseil d’administration d’une société coopérative à Abengourou, joint au téléphone.

Très introduit dans le milieu bancaire, les patrons de ces établissements ne jettent même pas un regard sur  un éventuel dossier.   « J’ai fait une demande de financement à une banque pour ma propre entreprise. Non pas pour un fonds de roulement  ou pour tenir le coup mais c’était pour investir pour le futur, pour en effet, renouveler mon unité de production. J’avais également adressé une autre demande à une autre banque dans laquelle je sollicitais 50 millions de francs. On m’avait demandé de garantir un immeuble de plus de 200 millions. C’est à dire quatre fois ma demande. Dans une dernière banque, je n’avais même pas eu de réponse », témoigne Roger, Opérateur économique et propriétaire de PME, à Abidjan.

Criant son indignation vis-à vis de cette situation il admet que « ces grosses banques   sont sans état d’âme ».   Koffi Stanislas est également planteur et  PCA d’une société coopérative agricole dans la région de San Pedro  connue pour être une référence régionale. Pour lui l’Etat serait-elle  complice de ses agissements ? « Il nous demande de changer tous nos statuts. Nous sommes partis du Système comptabilité  ouest africain (Syscoa) à l’Ohada. Nous sommes devenus des sociétés à part entière, des entités génératrices de fonds et pourvoyeurs d’emploi. Cependant nous demeurons les esclaves dans la chaîne sous l’œil complice du gouvernement. On ne prête rien si ce n’est des revolvings de deux semaines qui donnent des stress aux responsables de société coopérative. Nos banques partenaires ne considèrent même nos exploitations agricoles comme des garanties. C’est vraiment un esclavage », se révolte Stanislas qui nous a joints au téléphone.

Ces opérateurs économiques estiment qu’ils sont victimes de toutes sortes d’arbitraires. Notamment des prélèvements  avec une ingratitude sans nom.

 

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