Sport/Après le football, Philippe Troussier retourne à la terre

Il a sillonné la planète, en Afrique, en Asie, avec le football comme fil d’Ariane. C’est justement alors qu’il entraînait l’équipe nationale du Japon, avec laquelle il a atteint les huitièmes de finale de la Coupe du monde à domicile en 2002 –que Philippe Troussier, « le sorcier blanc » a découvert le vin. 

C’est un cépage de grand cru que l’ancien arrière de Choisy-le-Roi et du FC Rouen a fait ses premiers pas dans le monde viticole. Jusqu’à ce qu’un héritage familial pousse un peu plus loin cet intérêt naissant. « C’étaient quelques vignes que l’on a reçues en 2014 dans la famille de mon épouse, explique-t-il. Troussier va se tourner plutôt vers le vin de « haut niveau ».

Le technicien n’est pas devenu vigneron pour autant et garde un pied dans le football, comme en témoigne sa mission de 2019 à 2021 auprès des moins de vingt (20) ans vietnamiens. D’ailleurs, il utilise son savoir-faire d’entraîneur dans le vin. « Je fais appel à des prestataires extérieurs pour le travail dans les vignes, pour la vinification, je reste donc un peu coach », rappelle-t-il

Âgé de soixante-six (66) ans, Troussier s’est pris au jeu au fil des récoltes. Il apprécie la complexité de cet univers et le lien qu’il crée entre les hommes.  Avec le temps il a progressé et a agrandi son domaine.

Il présente désormais trois vins. Le premier à avoir vu le jour s’appelle Sol Béni, du nom de la fameuse académie de l’ASEC Abidjan, club qu’il a entraîné au début des années 1990. « Ce sol a permis de produire de grands joueurs comme Gervinho ou Yaya Touré », confie celui qui a été surnommé « le Sorcier blanc » en Côte d’Ivoire et au Burkina Faso. Il s’agit d’un saint-émilion grand cru produit à partir de deux parcelles ayant soixante ans d’âge.

L’entraîneur produit également 3 000 bouteilles de son Grain Bleu, vieilli, lui, seize mois en barrique et vendu entre 28 et 34 euros. Mais son vin star, son meneur de jeu, est le Coup du Chapeau.  Le marché principal du Français demeure néanmoins le Japon.

Philippe Troussier était maître de son équipe, de son jeu en sa qualité de coach, mais le vigneron, lui, reste soumis à la terre, au soleil, au gel, à la pluie… Autant d’incertitudes qui font qu’il n’y a que des vignerons modestes. Ou presque. Ce qui n’est pas le cas de tous les coaches. Même si, parfois, ce qui sépare la victoire de la défaite échappe aussi au rationnel.

Source : lequipe.fr

N.B : Le titre est de la rédaction afriquematin.net

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