San-Pedro/En quête de parcelles, les responsables d’une société se font gruger

Enquête réalisée par Haidmond Kaunan/afriquematin.net 

Les responsables d’une  société tenue par des asiatiques ont bien cru avoir frappé à la bonne porte pour s’octroyer une parcelle de terre. Malheureusement ces derniers déchanteront car, ils viennent de réaliser qu’ils viennent d’être  victimes d’une arnaque, du fait de  la parcelle qu’elle croit  acquise.

Les informations donnent froid dans le dos. Djou MoÏse, le fameux propriétaire terrien qui s’est octroyé les parcelles situées entre les villages de Baba, Taky, dans la commune de San Pedro, Ménolé et Adjaméné, dans la sous-préfecture de Grand Béréby  court un risque. Et pour cause,  les actes répréhensifs   de cet individu viennent d’être sus et connus par les autochtones Kroumen desdits villages.

Selon le chef de tribu adjoint d’Adjamené,  Djiro Djiro Pierre,  « les parcelles de terres qui partent du village de Baba, dans la commune de San Pedro jusqu’à Adjamené, dans la sous-préfecture de Grand Béréby sont cédées par les autochtones Kroumen et  occupées par les allochtones et allogènes et ces terres mises en valeur  pour la plupart depuis une trentaine d’années. Mais depuis le début de l’année 2019, les occupants se rendent compte d’un bornage des parcelles de part et d’autres du tronçon San-Pedro-Grand-Béréby. Les bornes se retrouvent même dans des champs et  dans des campements dont Féneskédougou, un campement  peuplé d’allogènes Djimini et Baoulé, situé à la lisière de la commune de San Pedro », rappelle-t-il. A la grande surprise  des différents occupants de ces terres, un projet de l’Etat, vient tuer leur position située à environ  15 km de la ville. Ils vont donc saisir  leurs hôtes  Kroumen de Ménolé. Les résultats des investigations  permettent de découvrir que Djou Moîse est le faussaire, car, il  aurait proposé à des chefs autochtones d’être son complice en vue de déposséder les occupants ayant mis ces terres en valeur  afin de  les céder à des personnes  qui seraient en quête de 400 hectares d’espaces pour un projet.  Saisi de cette affaire, le Sous-préfet de Grand-Béréby va convoque les populations de Ménolé et Adjamené, Petit Nando pour en savoir davantage. C’est sous ses questions que  certaines langues vont se délier. En effet, Djou Moîse aurait proposé une forte somme d’argent   au chef du village de Petit  Nando pour avoir le soutien de ce dernier dans son funeste projet, car   il est ressorti officiellement que Djou Moîse, avec la complicité de certains chefs Kroumen, voulait s’accaparer des terres déjà mises en valeur pour  les vendre à des ressortissant chinois. Malheureusement pour lui, le pot aux roses étant découvert, des cadres de ces villages, dont le maire Gosso Yabayou Alphonse de Ménolé, entendent trouver des solutions à cette forfaiture