Présidentielle-Rhdp/Noufé Lekepté Michel (Membre du Conseil politique) convaincu que sa formation politique gagnera les élections

Par Yann Dominique N’guessan/afriquematin.net avec UPL-CI

Membre du conseil politique et  Coordonnateur associé du RHDP de la région du Bounkani, Noufé Michel a participé activement aux obsèques du Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly. Lors de ces cérémonies, le Directeur des moyens généraux du Trésor et de la comptabilité publique a fait valoir la voix des ressortissants de la région du Boukani. En marge de ce cérémonial, il s’est prononcé sur la prochaine campagne électorale.  

A la faveur des obsèques du premier ministre Amadou Gon Coulibaly, votre présence a été très remarquée. Qu’est ce qui expliquait votre engagement personnel aux côtés de la famille du défunt. 

Je voudrais avant de répondre à cette question, revenir en arrière pour dire qu’il y a un peu plus de  deux mois lorsque le premier ministre quittait Abidjan pour Paris en vue de ses examens médicaux nous pensions que quelques jours plus tôt  qu’il allait retourner sur Abidjan.

“Le plus grand hommage que le RHDP peut rendre à Coulibaly c’est la victoire au soir du 31 octobre 2020.”

Malheureusement, le temps  passait, on se posait plusieurs questions et lorsque    nous avions appris son arrivée le  jeudi 2 juillet dernier, c’était la joie dans nos cœurs ; non seulement en tant que militants, mais aussi en tant que proche de cet imminent personnage de l’Etat de Côte d’Ivoire.

L’ayant vu descendre des marches de l’avion, qui le ramenait de Paris, nous étions tous heureux. Mais moins d’une semaine après, à la surprise générale, on nous annonçait son décès sur les antennes   de la télévision nationale (RTI). C’était le désarroi et c’était d’autant plus difficile, car  nous ne nous attendions pas à ce tragique évènement. Particulièrement j’étais au bureau ce jour-là lorsque j’ai reçu les premiers coups de fil, je me suis demandé, comment est-ce possible ? Est-ce vrai ? N’était-ce pas encore les annonces des réseaux sociaux ? C’était autant de questions que je me posais, parce que  je n’y croyais pas. Il a fallu que le secrétaire général de la Présidence de la République vienne confirmer sur les ententes de la RTI pour que nous puissions croire à cette réalité cruelle. J’avoue que ce jour-là c’était comme le ciel nous tombait là-dessus. Et – au-delà de la surprise générale, nous avions du coup commencé à nous poser des questions. Voilà que le candidat Amadou Gon Coulibaly en qui nous avions placé notre espoir  au niveau du parti, venait de nous lâcher à quelques mois seulement des élections présidentielles tant attendues. A partir de cet instant, c’est vrai qu’il y avait, non seulement la douleur, mais il fallait aussi penser à l’avenir.

Bien évidemment, après lui avoir rendu les hommages dus à son rang, et je pense que c’est ce qui s’est passé comme vous-mêmes vous l’avez observé. Après que l’Etat de Côte d’Ivoire avec à sa tête le Président Alassane Ouattara ait décrété une semaine de deuil national qui a été couronné ces trois derniers jours par les hommages populaires que nous lui avons rendus sur sa terre natale  ici même à Korhogo.

Pouvez-vous nous parler de l’homme que vous semblez connaitre dans toute sa dimension ?

C’était un grand homme, compétent et bosseur, un grand serviteur de l’Etat. Mais ce que je retiens d’Amadou Gon Coulibaly, c’est sa fidélité, sa grande loyauté au Président Alassane Ouattara, qui  tantôt l’appelait « mon fils, -mon petit frère ». Mais, pour ma part c’est beaucoup plus qu’une relation de père en fils tellement entre les deux hommes, il y avait un secret certainement que le commun des mortels ne pouvait pas comprendre. Aujourd’hui, il est parti au moment où notre parti s’y attendait le moins. Au-delà de l’hommage que nous lui avons rendu et qu’il mérite amplement, il faut penser à l’avenir. Et l’avenir c’est demain. Je pense que le RHDP est un grand parti qui a des fondamentaux,  des racines nécessaires pour passer ce cap douloureux de notre histoire.

Je crois pour ma part que ce que nous devons faire au niveau du parti, c’est davantage mettre en exergue la mémoire de ce grand homme qui est parti. C’est de faire en sorte de gagner cette élection au soir du 31 octobre prochain.

Y-a-t-il des hommes capables au Rhdp pour  relever le défi du 31 octobre prochain ?

Pour moi le plus grand hommage, c’est de gagner cette élection. Vous allez me demander comment ? Je pense qu’au niveau du RHDP, il y a des hommes capables de relever ce défi. Le parti regorge assez de compétences, des hommes valeureux, des hommes qui connaissent bien les rouages de la politique, de la diplomatie, les rouages de la gestion d’un Etat. Et celui qui sera choisi pour assumer le destin de notre parti pourra être à la hauteur de l’enjeu.

Vous savez  l’enjeu c’est la victoire, parce qu’il n’y a pas d’autres alternatives. Le plus grand hommage que le RHDP peut lui rendre c’est la victoire. Ainsi, dans sa  tombe il pourra dire, c’est vrai que je suis parti mais je demeure à leur côté et dans leur cœur parce que ce à  quoi je croyais, l’idéal auquel je rêvais a été réalisé. A savoir que le RHDP a conservé le pouvoir d’Etat pour quelques années encore.  Le RHDP  aujourd’hui, au-delà de la douleur, ce parti avec son président, le docteur Alassane Ouattara, dispose  de moyens.

C’est vrai, on me dira quel type de moyens, mais moi je m’en tiens seulement aux hommes. Nous croyons qu’avec les efforts des uns et des autres, avec la solidarité prônée par le Président du parti, nous pourrons passer ce cap et regarder l’avenir sereinement.

En votre qualité de porte-parole de la délégation de la région du Bounkani lors de cette cérémonie, quel a été le message fort que vous avez porté à l’endroit des populations et particulièrement  aux   parents du défunt ?

Vous savez entre le Bounkani et le Poro, il y a des liens ancestraux et ceux-ci se fondent sur ce que nous appelons les alliances inter-ethniques. Déjà à ce niveau, nous devrions  jouer pleinement sa partition dans le cadre de l’organisation de ces obsèques et de l’hommage que la Côte d’Ivoire devrait rendre à ce grand homme. Donc nous sommes venus prendre notre part de deuil et dire nous sommes – avec la famille Gon Coulibaly.

Dire aussi à la famille biologique d’Amadou Gon Coulibaly qu’elle n’est pas seule dans ce deuil et qu’elle pourrait compter sur son allié, sur ses frères qui sont venus de la région. Nous sommes également venus  rappeler à cette famille, le travail fort remarquable que leur fils a abattu auprès du Président de la République SEM Alassane  Ouattara, et la région en est  bénéficiaire.

Aussi, sous la gouvernance de leur fils Amadou Gon Coulibaly, le Bounkani est sorti de sa léthargie, notamment en termes d’infrastructures routières, -d’adduction en eau potable, -de structures  sanitaires. Nous pouvons être fiers des avancées notables que nous bénéficions aujourd’hui, notre  région est en chantier. Et cela, grâce à cet homme. Donc, c’était pour nous une façon de dire à ces parents que vous perdez un fils, mais sachez aussi que ce fils est l’un des nôtres et que nous perdons avec vous vous un grand homme. Voilà en substance le sens de notre message. Et partant -, il faut voir la solidarité entre ces deux peuples. Le peuple du Bounkani et le peuple de la savane.

 Conseiller politique du RHDP et coordonnateur associé de ce parti dans la région du Bounkani, nous avions vu avec quelle dextérité  vous vous y  êtes engagés. Vous vous êtes personnellement investi aussi bien matériellement, financièrement, techniquement que physiquement  afin que votre candidat Amadou Gon Coulibaly  gagne les élections. Aujourd’hui que Dieu en  a décidé autrement, est-ce que vous seriez encore prêt à vous investir, à « mouiller davantage le maillot » – pour accompagner le prochain candidat que votre parti aura choisi ?

Je vous ai dit – que la plus belle façon de rendre hommage à ce grand homme, c’est de faire en sorte que le RHDP puisse remporter les élections prochaines. Et de ce point de vue, nous, en tant que militants, en tant que cadres de cette formation politique, c’est de nous donner utilement, de faire en sorte que les ambitions que nous avions avec Amadou Gon Coulibaly, puisse être les mêmes ambitions, la même détermination, quel que soit le candidat qui sera choisi au sein du parti.

De par ses actes, Noufé Michel reste toujours proche et à l’écoute de ses parents .

Il ne s’agit pas ici de faire la différence entre les hommes, -mais de poursuivre plutôt l’œuvre. Il faudrait qu’on se mette à l’esprit que nous devons gagner, ou du moins, nous devons nous donner les moyens pour gagner ces élections-là.  Et les moyens pour les gagner, c’est notre détermination, c’est notre engagement, c’est donner ce que nous avons de meilleur, sur le terrain et partout où le devoir nous appelle. Nous devons donc, à ce titre, soutenir le candidat que le parti aura choisi.

A trois mois des échéances  électorales, disposez-vous suffisamment de temps pour trouver un candidat qui pourra rassembler et galvaniser tous les militants?

Ce sera difficile de pouvoir relever un tel défi avec un nouveau candidat qui va prendre corps avec le terrain et les militants sur toute l’étendue du territoire. A priori, trois mois c’est court, mais ce qui fait la force du RHDP, c’est la qualité et l’expérience de ces hommes. Et de ce point de vue, je pense que nous pouvons aisément avec toutes ces valeurs remporter ces élections. En même temps, il ne faudrait pas dormir sur ses lauriers, il faudra se battre, car une élection n’est jamais gagnée d’avance. Aujourd’hui plus que jamais, tous les militants du RHDP sont conscients de ce défi-là.

C’est pourquoi, je suis plus que convaincu que quelle que soit la date qui sera fixée, nous au RHDP,  nous  avons les hommes, nous avons les moyens, nous avons la logistique électorale nécessaire pour pouvoir gagner ces élections. Oui, je suis convaincu que  la victoire est à notre porté.

 

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