Plateforme avec le FPI : Koua Justin tance le PDCI

Par Nadège Kondo, afriquematin.net

Koua Justin, leader de la jeunesse de la branche radicale du Front populaire (FPI) rame-t-il à contre-courant de la voie tracée par les dirigeants du parti  ou traduit-il  à haute voix ce que les caciques du parti de Gbagbo pensent tout bas ? Cette interrogation trouve son fondement dans une sortie Koua qui fait le tour des réseaux sociaux. Dans une vidéo dans laquelle on le voit à une rencontre d’échanges avec ses camarades du Fpi, le leader frontiste attaque vertement le parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci-Rda) qui manœuvre en ce moment pour former une coalition avec le FPI en vue de la reconquête du pouvoir d’Etat en 2020.

 Le Parti Démocratie de Côte d’Ivoire (PDCI), en effet, a annoncé le jeudi 9 août 2018, son retrait du processus de mise en place du parti unifié Rassemblement pour les houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP). Depuis lors, une probable alliance entre le PDCI et le Front Populaire Ivoirien (FPI) serait en vue. Mais Koua Justin, sans ambages dénonce un jeu trouble du vieux parti qu’il soupçonne de vouloir tirer le drap sur lui.

« Le président du plus vieux parti, Bédié envisage créer une plateforme pour rassembler des personnes autour de lui afin d’aider le PDCI à reconquérir le pouvoir d’Etat », lâche Justin Koua.

Pour lui, la seule obsession du Pdci est de revenir au pouvoir, et qu’il est à la cherche d’alliés pour l’y aider. Cette posture semble gênée le jeune leader.  « Les colons ont légué la Côte d’Ivoire en héritage à Felix Houphouët-Boigny. De ce fait, le PDCI se voit comme actionnaire majoritaire de la Côte d’Ivoire. (…) Même si un autre président vient au pouvoir, il doit verser un dividende au PDCI.  Malheur à ce président qui va refuser de verser ce dividende au PDCI », caricature-t-il la position du PDCI qu’il taxe d’être obnubilé par le pouvoir.

En suivant l’argumentaire de Koua Justin, le Fpi ne serait pas partant pour une coalition avec le PDCI. A moins que la conquête du pouvoir ne vienne pas avant la réconciliation nationale que le parti de Gbagbo juge prioritaire en vue d’avoir des élections apaisées en 2020.

Comparer

Facebook