Nouveau prélèvement sur les revenus du café et du cacao/La DGI ne se sent pas concernée

Par Brou François/afriquematin.net avec sercom

Une  information relative à la création d’un nouveau prélèvement sur les revenus du café et du cacao relayée par certains organes de presse n’est pas fondée.  Le Directeur général des Impôts rassure les producteurs de café et de cacao « qu’aucun nouveau prélèvement sur les revenus des producteurs n’est en projet ».

Ces affirmations qui n’ont aucun fondement constituent une intoxication de nature à créer le trouble dans l’esprit des braves producteurs qui sont un maillon essentiel de l’économie de la Côte d’Ivoiure. En effet, l’agriculture a toujours constitué, la colonne vertébrale de la politique économique et sociale du gouvernement.

 L’importance de ce secteur s’est accrue ces dernières années, confirmant ainsi, l’assertion largement partagée selon laquelle « le succès de ce pays repose sur l’agriculture ».

Le premier responsable de l’Administration fiscale, Ouattara Sié Abou a tenu à clarifier la position de son institution face à ces informations erronées

 Ainsi, le gouvernement n’entend pas instituer d’autres prélèvements ayant pour finalité d’appauvrir ou d’asphyxier les paysans, et tuer ainsi la poule aux œufs d’or.

 Le Directeur général des Impôts, Ouattara Sié Abou, conscient des difficultés liées à la baisse des cours des principaux produits de rente notamment l’hévéa, l’ananas, le palmier à huile, le coton et l’anacarde ne saurait initier de telles mesures tendant à la création de nouvelles taxes sur les revenus agricoles.

Au contraire, afin d’aider les producteurs et exploitants agricoles à faire face à cette difficile conjoncture économique et de leur permettre de relancer leurs activités, le gouvernement a plutôt réduit les taux des prélèvements sur les produits hevéacoles et l’ananas passant ainsi de 2,5% à 1,5% sur la période de 2019 à 2021.

En ce qui concerne les autres produits, les taux de prélèvements sur le palmier à huile, l’ananas, le coton, le café, cacao, la banane, l’hévéa et l’anacarde ont été réduits de moitié en 2018.

Ces chiffres achèvent de convaincre que l’Etat n’a pas abandonné les planteurs et les agriculteurs. Mieux, le gouvernement a pris des mesures judicieuses et courageuses pour soutenir la filière agricole.

Consciente des difficultés des producteurs et exploitants agricoles,  la Direction générale des Impôts n’a aucun intérêt à créer de nouveaux prélèvements sur le revenu du secteur agricole déjà sinistré.

En outre, elle tient à rassurer les producteurs et les organisations faitières que l’administration fiscale n’a initié aucun prélèvement ni aucun nouvel impôt sur les revenus des acteurs de la filière.

Aussi, toute la politique du gouvernement ces dernières années ne s’articule-t-elle pas  autour d’une volonté de défiscalisation du secteur en vue de le rendre beaucoup plus attractif et compétitif. En ce qui concerne donc cette information,  la Direction générale des Impôts n’est ni porteuse ni initiatrice d’un tel projet.

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