Musique/Madeka, une star Ivoirienne aux multiples qualités

Par Justin Kassy/afriquematin.net …avec le site internet htt// www. Cinekita.fr

Madeleine Kouadio Aya, à l’état civil, Madeka est une star ivoirienne et la musique coule dans ses veines, comme coule le sang, dans nos veines. Pour elle, l’Art, en général, et la musique, en particulier, est un don divin, voire innée. Or, quand vous avez la vocation pour un métier, vous l’exercer avec détermination et passion. Et le succès, immédiatement, suit, vous le rencontrez à tout bout de champ. Avec Madeka, on a une illustration éloquente.

 Dotée d’un talent naissant, très jeune Madeka intègre le groupe célèbre, envié et enviable à l’époque, dont rêvaient des jeunes désireux de faire la musique, l’orchestre de la RTI.   De cette formation musicale, la fille de la capitale Oualèbo, Sakassou,Madeka offre ses services à  un établissement hôtelier de renom sis à Cocody en 1989. Mais s’estimant capable de monnayer son talent partout, elle s’envole pour l’hexagone et s’installe à Paris.  Amoureuse du melting-pot musical, elle réussit à accommoder avec bonheur, les rythmes Groove et Dance aux guitares acoustiques, violons et percussions.

… »Outre le micro qu’elle caresse depuis des lustres, Madeka s’est engagée à créer une structure qui évolue sur la surface de l’Audiovisuel… »

Perfectionniste à souhait, Madeka rentre au Conservatoire Alfred de Vigny à Paris 17ème, où suite à cette formation elle met sur le marché discographique son tout premier album en 1990 intitulé « Tam-Tam d’Afrique ». En 1992, le talent reconnu et recherché de Madeka séduit Alpha Blondy, qui l’associe à sa « Tournée européenne » et à son « Live au Zénith » (Massada).

Une telle performance ne peut rester sans être récompensé au niveau africain, ainsi Madeka est nominée aux « African Music Awards » en Afrique du Sud où elle reçoit le prestigieux trophée Poro de la « Meilleure interprète de l’Année » en 1995, pour son troisième album « Famaya ». Pour son nouvel album « MIWA », elle sollicite la collaboration avec Christian Polloni, Georges Kouakou…

 A travers ce titre, l’artiste raconte l’histoire des enfants abandonnés des rues d’Abidjan. « Miwa » décrit la désillusion d’une personne qui découvre à ses dépens, l’adéquation entre sa fortune et le nombre de ses amis « Sa si Ké ».

En 2004, Madeka crée l’Association « AïKAH » (« orphelin » en Baoulé), et initie le projet « No child Soldiers ». Cette association est en collaboration avec les plus grandes stars de la musique africaine, telles que : Alpha Blondy, Aïcha Koné, Monique Séka, Lokoua Kanza, Angélique Kidjo… et  en partenariat avec l’Unicef France, Amnesty international…, RFI, « AÏkah », a financé des programmes de démobilisation et de réinsertion des enfants soldats. En 2008, « Aïkah », dans le cadre de sa politique, finance, à hauteur de 9.000 euros (environ 6.000.000 fcfa l’Association Piden en RDC.

 Outre le micro qu’elle caresse depuis des lustres, Madeka s’est engagée à créer une structure qui évolue sur la surface de l’Audiovisuel, « Cinékita Côte d’Ivoire », où elle compte former certains de ses compatriotes dans les métiers du « Doublage, sous-titrage, montage, formation de Comédiens de doublages synchro labiales, voice over, bruitages, techniciens images et son, etc. Mais, elle se veut une Structure à la pointe d’un secteur d’activité encore peu développé sur le Continent Africain.

Au vu de tout ce qui précède, on peut dire, qu’elle est une star battante, une star à qui, dire qu’elle est une véritable influenceuse, ne relève pas de l’utopie. Comme il nous est donné de constater dans le monde, en Afrique, et en Côte d’Ivoire, plus près de nous.