Meeting du FPI à Yopougon/Et si la manifestation n’était qu’un prétexte pour jauger la force de l’opposition?

Par Christ Zorro/afriquematin.net

(Lundi 22juillet 201)-La mouvance du Front Populaire Ivoirien conduite Par son secrétaire général, Le ministre Assoa Adou a, au cours du meeting organisé à la place CP1 à Yopougon,  fait une démonstration de force qui n’est pas passée inaperçue. Celle-ci est-elle assez démonstrative pour obtenir gain de cause auprès des autorités gouvernementales ?

«Si la réconciliation  n’est pas faite, il nous appartient de demander et d’exiger la réconciliation. Aujourd’hui nous sommes venus vous dire de vous mobiliser. Ce n’est plus le moment de parler, c’est le moment d’agir. Nous sommes ici, mais nous avons des frères qui sont encore en prison et en exil. C’est un appel  que nous lançons au  président Ouattara ». Cette déclaration du ministre Assoa Adou, si elle n’est pas assez explicite quant au moyen dont veut se doter l’opposition pour parvenir à ses fins, reste assez clair relativement  aux  résolutions des initiateurs de la rencontre.

En effet, la nouvelle loi sur la recomposition de la CEI, adoptée au parlement, est rejetée par une partie de l’opposition dont le Fpi, le Pdci-Rda qui sont des forces non négligeables sur l’échiquier politique national. Si on ajoute à cette corbeille, les autres revendications  telles que la libération des détenues militaires,  la gratuité de la Carte Nationale d’Identité, c’est un cocktail explosif qui est servi au pouvoir.

La manifestation organisée par le Fpi a montré la capacité de mobilisation de l’opposition en général. Celle-ci  est la preuve flagrante de son dynamisme. Et cette réalité, le pouvoir du Président Ouattara  devrait en tenir compte dans les prises de décisions essentielles qui engagent la vie de la Nation.

 Il serait  impérieux que de graves divergences autour de points focaux tels l’unicité autour d’une CEI, soient dissipées avant la tenue de l’élection présidentielle d’octobre 2020. Les douloureux évènements de la crise postélectorale de 2O10 sont encore vivaces dans le subconscient des ivoiriens.

Et si le  meeting de ce samedi 20 juillet n’était qu’un prétexte pour le Front Populaire Ivoirien et les autres partis de l’opposition pour monter à l’opinion publique que l’opposition ivoirienne  était assez forte et capable ‘’d’affronter’’ le pouvoir au cas où celui-ci continuerait à faire la sourde oreille ?

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