Mali. L’armée française neutralise une trentaine de terroristes

Un raid mené par la force Barkhane, et impliquant des moyens aériens et l’intervention d’hommes au sol, dans la région de Mopti, a permis de mettre « hors de combat » une « trentaine de terroristes ».

L’armée française a mené dans la nuit de jeudi à vendredi une opération dans le centre du Mali qui a permis la « mise hors de combat » d’une « trentaine de terroristes », a annoncé vendredi soir l’Etat-major dans un communiqué.

La ministre des Armées Florence Parly a salué « une action d’ampleur, complexe et audacieuse qui a permis de neutraliser un important détachement terroriste au sein duquel se trouvait probablement l’un des principaux adjoints de Iyad ag Ghali, Hamadoun Kouffa, chef de la katiba Massina ».

Un groupe à l’origine d’attaques sanglantes

Prédicateur islamique radical de Mopti, Hamadoun Kouffa a inspiré le Mouvement de libération du Massina, autrement appelé katiba Massina.

Sur son site internet, l’organisation de défense des droits de l’homme Human Rights Watch accuse ce groupe d’avoir « attaqué des bases de l’armée et des postes de police et de gendarmerie » et d’avoir « exécuté de nombreuses personnes qu’il considérait comme étant des informateurs de l’armée, ainsi que des agents de l’État, dont des maires et des administrateurs locaux. »

Un « coup sérieux » porté aux terroristes

« L’opération menée cette nuit porte un coup sérieux à une organisation terroriste particulièrement brutale, qui a visé répétitivement les civils et les symboles de l’autorité de l’Etat malien », a rappelé la ministre.

« L’affaiblissement des groupes terroristes est essentiel pour envisager le retour des services publics, l’accès à l’éducation, la normalisation graduelle de la vie quotidienne, a ajouté Florence Parly. L’action militaire n’est efficace que si elle est suivie d’une politique de développement. C’est ainsi que Barkhane conçoit sa mission. »

4 500 soldats français au Sahel

La région de Mopti, dans le centre du Mali, a été au cours des derniers mois de plus en plus infiltrée par les groupes jihadistes, défaits par l’armée française lors de l’opération Serval en janvier 2013, mais qui profitent des immensités désertiques de la région pour régulièrement reconstituer leurs groupes combattants.

Quelque 4 500 militaires français sont déployés au Sahel dans le cadre de l’opération Barkhane, qui a succédé à Serval.

Source:.ouest-france.fr

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