Journée nationale du chocolat ivoirien : les planteurs de cacao expriment leur indifférence.

Par Haidmond Kaunan/afriquematin.net

Au moment où l’on parle de célébration du cacao et de journée nationale du chocolat en Côte d’Ivoire, les producteurs de cacao vivent un véritable stress. Ils éprouvent des difficultés pour sécher les fèves de cacao avec les intempéries dans le sud et le sud-ouest du pays. Pire, ils ne savent même pas à combien sera fixé le prix de leur produit. Ils tancent par conséquent le gouvernement pour ses grands discours et ses fêtes ‘’budgétivores’’.

Le cacao ne se produit pas à Abidjan, ça se passe ici à Para dans le sous-préfecture de Grabo où pour  des intempéries l’on n’arrive pas à sécher convenablement les fèves de cacao. Où l’on est stressé parce que l’on ne sait même pas par quel route le cacao pourra être acheminé  en zone portuaire à San Pedro…”, interpelle Tapé Séry,  producteur et membre de la société coopérative Eyo Enian de Para. Pour ce cacaoculteur, les vrais producteurs sont actuellement préoccupés la récolte, le séchage et sont soucieux de l’amélioration du prix de cette matière première agricole mais surtout les voies d’accès au port et non aux festivités qui dévorent tout leurs bénéfices.

Quant à  Tiéko Simplice,  producteur à Dakpadou, une sous-préfecture du département de Sassandra, il  enfonce davantage le clou : “Il n’y a pas de planteurs dans les communes de Cocody et Plateau. Quand nous nous battons ici pour sécher notre cacao avec les yeux rivés au ciel dans l’attente d’un meilleur prix des gens disent célébrer le cacao et le chocolat à notre place, à Abidjan. Vraiment, y en a marre ! ”  grogne cet autre producteur qui estime que ce n’est pas les grands discours et les fêtes qui font l’affaire du producteur à la base.  Belém Jean Paul, lui également producteur à Doba, dans le département de San Pedro,  pense tout simplement  que les gouvernants n’ont aucune considération pour les vrais producteurs.” Ils font ce qui leur plaît, ils confondent la politique à l’agriculture. C’est une insulte. Le planteur ne se met pas en grève mais notre soulèvement , nous les vrais planteurs dans tous les domaines agricoles ,va les surprendre un jour” menace-t-il tout en dénonçant la non tenue de nombre de promesses  dans le domaine de l’agriculture.

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