Guinée Bissau/Sos pour la recordwoman Domingas

Par Justin Kassy/afriquematin.net  

 Il y a deux niveaux de vie qui constituent la trame de l’existence de l’être humain sur terre qui sont le Haut et le Bas. L’un de ces stades, c’est-à-dire, le Haut, est l’objectif essentiel qu’il vise. Et pour l’atteindre, il lui faut travailler d’arrache-pied. Quant à l’autre sens, c’est-à-dire le bas, l’être humain le vit, soit par sa faute, selon des faits endogènes, soit, par des circonstances exogènes.  

Souventes fois, devant ces déchéances sociales, on se perd en conjectures et c’est le cas de l’Athlète « Mondialiste » Bissau-Guinéenne, Domingas Togna qui a représenté son pays au Championnat du monde d’Athlétisme au Japon en 2007.

 Adulée dans le passé par ses compatriotes, la « Mondialiste » Domingas Togna, qui a porté haut le drapeau de son pays, tire le diable par la queue. Elle vit dans une précarité qui n’a pas de nom, car pour survivre, elle est obligée de tailler des pierres.  En clair, Domingas Togna est devenue une tailleuse de pierre, une « reconversion » qui frise la malédiction.

 On peut affirmer que c’est la fin de la gloire, de sa gloire, la fin du temps où elle ne passait pas inaperçue dans les rues. Fin aussi du temps où elle faisait la fierté de son pays. Grâce à ses « pointes et sur la distance de 1500 m ». Car, ce n’est un secret pour personne, Domingas, « est l’athlète féminin la plus médaillée de la Guinée-Bissau ».

Mais la vie précaire que mène cette athlète Bissau-Guinéenne a interpellé une Malienne. Fatoumata Yaranangoré, qui a eu de la compassion pour cette dernière en lui offrant une occasion afin qu’elle se porte mieux socialement.

Et pourtant, celle qui a connu la gloire dans l’athlétisme vit la solitude dans une petite demeure dans la périphérie de Bissau quatorze ans après ses succès.