FESTIVAL DE LA DANSE AKOUKOUBÊ / LES PEUPLES AHALI ET AMANTIAN CÉLÈBRENT LEUR CULTURE

C’est dans la ferveur de la célébration du 59ème anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire que Ecovel-CI Music a procédé, le mercredi 7 août dernier, au lancement de la 3ème édition du “Festival de la Danse Akoukoubê”. C’était à la place publique d’Anoumaba, commune de la région du Moronou.FESTIVAL DE LA DANSE AKOUKOUBÊ

Elus, chefs de services administratifs et chefs religieux, chefs coutumiers et populations ont effectué nombreux le déplacement pour être témoins et prendre part à cette importante initiative qui met en lumière leur riche patrimoine culturel. Toute chose qu’ils n’ont pas eu tort de faire d’ailleurs. Car la danse Akoukoubê et le tam-tam parleur qui ne sort qu’en occasion spéciale ont été majestueusement exécutés. Et l’assistance, emballée, s’est laissée  entrainer dans la nostalgie des rythmes authentiques Agni Morofouè. Nombreux n’ont pu s’empêcher d’esquisser des pas allant de l’Akoukoubê originel au moderne. Et aussi, aux crépitements du noble tambour interprétés pour les non-initiés et codés pour les initiés. Toute chose qui fait croire que l’initiateur dans son besoin de revisiter  la Culture, les Arts, en un mot la tradition Agni Morofouè a trouvé un écho favorable. Saisissant cette occasion, le parrain de la 3ème édition du “Festival de la Danse Akoukoubê”, M. Enguerran Kassi par ailleurs 1er adjoint au maire d’Anoumaba, a rendu hommage aux chefs traditionnels, gardiens des traditions des peuples Ahali et Amantian. “Majestés chefs traditionnels, je voudrais à ce stade vous saluer bien bas et vous remercier pour votre mobilisation tout au long de la préparation de ce festival dont vous êtes les principaux artisans. Vous êtes au cœur de notre communauté, le socle sur lequel repose l’organisation sociale, économique et culturelle des peuples Ahali et Amantian. Garants des traditions, vous mettez tout en œuvre pour que celles-ci soient sauvegardées”, a-t-il dit.FESTIVAL DE LA DANSE AKOUKOUBÊ

Le thème, “la danse Akoukoubè et le tam-tam parleur : sources de cohésion sociale, de développement socio-économique et culturel”, “a été choisi à dessein”, a laissé entendre Clément Affroumou, commissaire général du festival. “Car en vérité, ce sont nos acquis culturels qui peuvent garantir la cohésion dans notre société. Et par conséquent le développement de notre société sur tous les plans. C’est pourquoi, il est de notre devoir de défendre nos traditions, mais également et surtout de transmettre aux jeunes générations ces richesses que nos parents nous ont léguées”, a-t-il expliqué. Poursuivant, il n’a pas manqué de lancer un appel aux siens dans ce sens. “Approprions-nous nos Arts, notre Culture, nos traditions !”, les a-t-il exhortés.FESTIVAL DE LA DANSE AKOUKOUBÊ

Dès le 8 août dernier, le comité d’organisation a entamé la phase des présélections des groupes de danse Akoukoubê dans tous les villages de la circonscription. Ceux-ci concourront le samedi 24 août prochain lors de l’apothéose de la 3ème édition du “Festival de la Danse Akoukoubê”, à Tiémélékro.

 

 

JM TONGA

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