Culture / Professeur Ama Mazama invite la jeunesse africaine à épouser la théorie de l’Afrocentricité

Par Guillaume Ahi/afriquematin.net

Professeur Ama Mazama, Présidente mondiale de l’Afrocentrisme, Directrice des études supérieures en Africologie et études afro-américaines à Temple University de Philadelphie, auteur du livre « Impératif Afrocentrique » a animé le vendredi 25 juin 2021 à Abidjan au Groupe Ecole ASP sis à Cocody Angré 7ième tranche une conférence sur le thème : « l’impératif afrocentrisme ».

Le Professeur Ama Mazama a profité de son séjour en terre ivoirienne pour sensibiliser d’avantage la jeunesse africaine à la théorie de l’Afrocentricité. Pour elle, il est inconcevable de délaisser la culture africaine au profit de la culture occidentale. « Est-ce que ça un sens que des gens viennent vous mettre en esclavage chez vous, vous imposé l’apartheid et l’humiliation et vous vénérez leurs divinités, est ce que tout ceci à un sens, non pas du tout. Les chinois donnent des noms chinois à leurs enfants, les japonais donnent des noms japonais à leurs enfants, les arabes en font pareil, mais les africains non », martèle l’afrocentiste.

Elle met en lumière  l’Afrocentricité qui doit permettre à chaque Africain de mettre au centre de sa pensée l’Afrique et l’expérience historique de ses ancêtres. Elle doit aussi être selon le Professeur une démarche intellectuelle, mentale, qui consiste désormais, dans nos pensées, nos comportements, à mettre l’Afrique au centre de notre pensée.

« Arrêtez de vénérer des gens qui nous méprisent, arrêtez de fantasmer sur leur pays, leur zone » a-t-elle exhorté. Avant de demander aux africains et à la jeunesse d’avoir du respect pour eux même en tant d’africain.

Poursuivant, le professeur Ama Mazama a levé un coin de voile sur la situation actuelle de la culture noire. A l’en croire, le choc subit par l’esclavage et la colonisation ont eu un impact extrêmement négatif sur la représentation inférieure du noir sur lui-même. « L’afrocentisme doit permettre de mettre un terme à l’aliénation mentale, physique, culturelle et économique des Africains en plaçant les Africains au centre de leur propre réalité », a conclu la conférencière.

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