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Crises dans les villages Ebrié/Des cadres et personnalités perturbent l’unité et la cohésion au sein des populations

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Par Keren Bossouma/afriquematin.net avec sercom

Depuis quelques années, nous assistons à des troubles récurrents dans les villages Ebriés ; plus particulièrement à la fin du mandat de la génération Dougbo et à l’avènement des Tchagba. Des problèmes de chefferie à n’en point finir, suscités par des cadres et des personnalités tapis dans l’ombre, perturbent gravement, selon des indiscrétions, l’unité et la cohésion au sein des populations Ebrié.

L’arrivée au pouvoir du président Ouattara a suscité un boom du logement avec sa politique de logements sociaux enclenchée aussitôt. Cette initiative gouvernementale a créé dans l’âme de certains opérateurs économiques et politiques un intérêt nouveau, celui d’investir dans l’immobilier. Mais pour y arriver, il faut de la terre. Or, les seuls propriétaires terriens fiables ne sont autres que les communautés villageoises notamment les Ebriés et les Akyés en ce qui concerne le district d’Abidjan où la demande en logement s’est avérée très forte.

C’est dans ce contexte « prometteur et captivant » que la génération Dougbô – arrive au terme de son pouvoir. Si la transition se passe bien dans certains villages, très peu d’ailleurs, ce n’est pas le cas pour beaucoup d’autres où la nouvelle génération est parfois appelée à arracher son pouvoir par la force aux ‘’Dougbô ». Ceux-ci ont beaucoup plus de chance car dans biens des villages, on assistera à des crises liées à un bicéphalisme créé de toutes pièces par des anciens chefs.

Il est important de rappeler que lorsque les « Dougbô » sont arrivés au terme de leur mandat, les « Tchagba » ont été approchés par le Ministre-gouverneur Beugré Mambré afin d’accorder une année de grâce au pouvoir sortant, à cause de l’élection présidentielle de 2020. Et pourtant, ce qui est à souligner est que les Tchagba, dans certains villages, avaient déjà choisi leurs chefs dans le strict respect des différentes étapes en vigueur dans la loi coutumière. Mais voilà que lorsqu’arriva la fin de l’année de grâce, des personnes ont surgi avec des arrêtés préfectoraux faisant d’elles, des chefs de villages.

Le concours du Ministre-Gouverneur est sollicité afin que le peuple Atchan retrouve sa sérénité pour éviter les affrontements qui se multiplient divisant les familles. .

Le cas épatant est celui d’Adjamé-Bingerville où le Secrétaire Général de la catégorie « Agban », Awaka Ghislain, aujourd’hui détenteur de l’arrêté préfectoral, est celui-là même qui a porté le choix de sa catégorie aux « Tchagba Djéhou », notamment le nom de Mobio Aboussou Guy Georges. Un choix qui a été validé.

Pour le contrôle des terres et souvent afin de cacher les malversations opérées durant leurs mandats, en complicité avec l’administration-et des cadres Atchan, les anciens chefs de villages outrepassassent le processus coutumier de désignation du chef, pour céder leurs fauteuils à des natifs acquis à leur cause-qui n’ont pas été désignés par leur catégorie.

Concernant Anna, des sources fiables indiquent que l’administration refuse de procéder à la consultation populaire parce qu’elle n’a pas réussi à porter à la tête du village, un poulain comme cela a été le cas à Adjamé-Bingerville. Même son de cloche à Elokaté et dans plusieurs villages de Songon dont Songon Dagbè, Songon Agban etc. Et pendant ce temps, les affrontements se multiplient et les familles se divisent.

Pour sauver la paix et la cohésion au sein du peuple Ebrié qui a subi un lourd préjudice dans le développement de la ville d’Abidjan, le Ministre-Gouverneur Beugré Mambé est interpelé.

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