Crise-Russie-Ukraine/Emmanuel Macron s’est-il fourvoyé ?

A l’allure des déclarations et des initiatives relatives à la prise des sanctions contre la Russie, on a noté sans équivoque l’engagement résolu, voire le quasi zèle de Macron faisant feu de tout bois certainement pour mériter son titre de président en exercice de l’UE.

C’est à ce titre que recevant une révélation sur le risque de voir l’escalade dans ce conflit qui autrement pouvait se régler par la diplomatie, nous avons envoyé le message sur le risque que ferait courir le Président Macron au monde, s’il lui arrivait d’être élu.

Bon nombre d’observateurs indépendants de la pensée unique des 99,99% en étaient arrivés aux mêmes perspectives, au risque d’être traités de complotistes.  Le cas de la jeune journaliste française donnant un autre son de cloche de son expérience sur le terrain n’a-t-elle été prise à partie, juste pour avoir dit que le mal n’était pas seulement du côté de la Russie.

Mais il s’est trouvé qu’en l’espace d’un mois de ce nouveau quinquennat, le tout fumant Macron qui faisait feu de tout bois semble s’être assagi, au point de susciter l’ire du Président Zélinsky, pour qui l’homme de l’Elysée se désavoue.

Mais que s’est-il donc passé pour que le Président de la France s’engage par un geste hautement symbolique, de se séparer de son faucon de premier ministre Jean Castex pour mettre à Bercy, pour la seconde fois, après Edith Cresson d’illustre mémoire, une femme Elisabeth Borne.

Sûrement qu’il y a anguille sous roche face à des paramètres à la fois internes et externes dont les 99,99% de formatés ne perçoivent pas les véritables fondements.

Au plan interne, Macron sait qu’il est mal élu par une population qui entre deux maux semble avoir choisi le moindre. Pire, les choix stratégiques notamment en matière d’économie ont été préjudiciable à un pays qui même si on se le cache, est aujourd’hui exsangue, miné par le chômage, l’endettement hors norme et l’inflation galopante.

Il n’y a pas mieux au plan de la politique extérieur, où l’arrogance ouverte contrairement à l’hypocrisie feutrée de ses prédécesseurs, a effarouché nombre de présidents du pré-carré, occasionnant des décisions qui risquent de faire jurisprudence chez d’autre pays-sujets. Ainsi à l’allure où vont les évènements, des analystes pointus n’écartent pas une possible confrontation entre les forces françaises et maliennes.

Or c’est justement par rapport à ce contexte à la fois de sentiment anti-français qui gagne du terrain comme une sorte de covid des consciences d’une part, et de l’autre un Poutine qi en veut à Macron pour son faux semblant de bon office avec de l’activisme sous cape que, probablement les maîtres du jeu lui ont intimé de baisser le ton.

Nombre de journaux pourtant acquis à sa cause n’ont pas manqué d’emboucher la trompette des organes qui n’avaient de cesse de dénoncer le manque de diplomatie de Macron. Un illustre homme politique d’un récent gouvernement français n’a pas hésité de dire que » Macron parle trop ! » . Quand un autre renchérissait, « Macron ne se gêne pas de dire une chose aujourd’hui et son contraire demain ».

Source: News Hub Creator avec operanewsapp.com