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Café-Cacao/Les producteurs dénoncent la gestion calamiteuse de leurs biens

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Par Haidmond Kaunan/afriquematin.net

 Les producteurs de café et de cacao de Côte d’Ivoire  ne sont pas contents, ils  viennent par conséquent d’entamer une grève illimitée dans toutes les zones de production cacaoyère du pays. Ils dénoncent, selon eux, la gestion calamiteuse de leurs biens, le financement clanique des OPA, le non-respect des prix du produit à travers des marches et des sit- in.

Le prix du kilogramme de cacao ne  sont pas respectés  bord-champs. Il est acheté entre 750  et 900 francs cfa selon le lieu où l’on se retrouve. Par conséquent les magasins et entrepôts sont bondés de produits dans les campements de culture comme dans les entrepôts des zones portuaires. Les syndicats parlent officiellement de 100.000 tonnes de cacao invendues.

Pour les paysans le gouvernement n’a pas tenu parole. Le prix du cacao fixé en grande pompe n’est qu’objet de campagne politique. Sinon, selon  les producteurs qui sont en colère ce lundi 18 janvier, d’où vient que le prix de 1000 Fcfa n’a pu franchir la fin de la campagne principale.

 Organisés en plusieurs associations syndicales ces producteurs assistent au bras de fer entre le conseil du café et du cacao(Ccc) et les exportateurs.

Les producteurs ont manifesté leur mécontentement face à cette situation qu’ils trouvent inacceptables.

C’est le cas de l’association nationale des producteurs café cacaos de Côte d’Ivoire (Anaproci). Selon nos sources, à Yamoussoukro, les producteurs qui trouvent le comportement du CCC, très indigne à l’égard des producteurs, ont  intimé l’ordre à la délégation  régionale de quitter les lieux, «arrêtez tout maintenant jusqu’à nouvel ordre », ont-ils l’ordre aux responsables de la faitière structure de  la région du Bélier.

 Dans le Haut-Sassandra, précisément à Daloa les informations à notre possession font état de ce que les planteurs ont signifié qu’ils ne sont  pas des salariés, « des gens entrent dans nos plantations pour prendre le cacao à vil prix », font-ils savoir.  

Quant aux  producteurs de la région du Guémon, le constat est vif, demandant, notamment le départ du directeur général du Conseil café-cacao, Bahima Koné. « On nous a trop menti. Le bras de fer va durer », ont-ils  exprimé.

Toutes les régions productrices de cacao se sont mises été en  mouvement de protestation ce lundi à l’exception de la région de San Pedro qui a reporté sa manifestation de mécontentement.

 

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