Coronavirus : levée de la quarantaine à Pékin pour les voyageurs étrangers

La capitale chinoise a révisé vendredi ses restrictions face aux protestations des milieux d’affaires et alors que la Chine elle-même accuse certains pays de surréagir face à l’épidémie.

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Les étrangers peuvent désormais se rendre à Pékin sans être placés en quarantaine, s’ils ne sont pas allés en Chine durant les quatorze jours précédant leur entrée dans la ville. Le ministère des affaires étrangères chinois a confirmé, vendredi 21 février, la remise en cause des règles édictées par la ville de Pékin la semaine précédente pour éviter la propagation de l’épidémie due au coronavirus.

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« Les étrangers de retour d’un autre pays, arrivés par l’un des deux aéroports internationaux de Pékin (Capital International et Daxing) et ayant séjourné plus de quatorze jours hors de Chine n’ont pas à effectuer de quarantaine. Les étrangers arrivant à Pékin en provenance d’autres régions de Chine (hors Hubei) pour des courts séjours professionnels de un à deux jours à Pékin n’ont pas à effectuer de quarantaine et doivent suivre les consignes qui leur sont données par leur hôtel ou lieu de séjour. Les étrangers en quarantaine ayant besoin d’un suivi médical (femmes enceintes, maladies chroniques) sont autorisés à se rendre à leurs rendez-vous médicaux », a fait savoir le ministère des affaires étrangères.

Situation délicate

Vendredi 14 février, les autorités de la ville de Pékin avaient instauré une quarantaine pour toute personne entrant dans la ville. Après un week-end d’incertitude, il avait été précisé lundi que   cette mesure s’appliquait également aux personnes venant de l’étranger.

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La Chine se trouve dans une situation délicate. D’un côté, elle entend réduire au strict minimum les déplacements à l’intérieur du pays pour éviter la propagation du coronavirus. De l’autre, elle accuse les pays étrangers de « surréagir » en supprimant les liaisons aériennes avec la Chine ou en imposant des restrictions aux entrées de personnes venant de Chine.

Si les dirigeants chinois se félicitent de la baisse de nouveaux cas d’infection, ils restent très prudents sur l’évolution de la situation. Lundi 24 février, ils devraient faire savoir si la session annuelle du « Parlement chinois » qui aurait dû commencer début mars est reportée et à quelle date. Un report sans indication de date serait considéré comme la preuve que, pour les dirigeants chinois, la crise est loin d’être réglée.

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