Bitumage et élargissement des voies de Cocody les Deux Plateaux Agban et Les Oliviers/ Voici la misère quotidienne que vivent les habitants

Enquête réalisée par Haidmond Kaunan/ afriquematin.net

Les ménages des sous- quartiers  Deux-Plateaux Agban et les Oliviers dans la commune de Cocody vivent un quotidien de misère depuis près de deux mois. Et ce, d’autant plus qu’avec le projet de bitumage et d’élargissement des voies en cours dans ces quartiers, les tuyaux de la société chargée de la distribution  d’eau  ont été endommagés  par des machines. Cet état de fait oblige les habitants à vivre le calvaire  à la recherche de l’eau, de nuit comme de jour.

Des canalisations d’eau endommagées par le passage des machines, des digues le long des rues, la façade des petits commerces et entreprises taillés… les robinets des ménages à sec, voici le constat qui se dégage lorsque le citoyen lambda visite ces deux quartiers qui présentent des allures de villages endimanchés.  « Nous souffrons depuis que  les machines Caterpillars ont endommagé les tuyaux d’eaux », évoque très amère Marie-Noëlle du quartier Deux-Plateaux Agban.  

Ces femmes sont obligées, bidon d’eau sur la tête, d’arpenter les rues  à la recherche de cette denrée qui semble manquer aux riverains ces femmes observent leur sommeil qui est troublés  à chaque instant, « nous  transportons des bidons d’eau  sur la tête depuis uns sous-quartier de  Pailler où nous nous ravitaillons, et pour les plus chanceux, ils négocient de l’eau dans le quartier Sideci voisine de l’hypermarché Sococé. Les personnes  véhiculées partent transporter de bidons d’eau depuis les sous quartiers d’Angré, dans la commune de Cocody », rapporte Simone Akiéké, du quartier « Les Oliviers », appelé Colombie.

Des tuyaux de canalisation ont été endommagés  lors du passage des caterpillars 

Dans certains secteurs où la société distributrice d’eau a fait ouvrir des pompes publiques non payantes, l’on rencontre également des difficultés.  « Il nous est difficile de se procurer de l’eau, vu que de longues files d’attente  se forment à longueur de journée, et même la nuit », ajoute-t-elle. S’ajoutent à cela des échauffourées de tous ordres qui naissent suite à certains  propos belliqueux  provenant de personnes lasses d’attendre longtemps, qui se voient parfois lésées par certains comportements des bienfaiteurs.

Ne dit-on pas que «l’eau est source de vie», même s’il s’agissait d’une question de développement, les populations qui sont obligées de parcourir de longues distances pour prendre soins de leur ménage ont droit de vie. Malheureusement, les habitants pointent du doigt certaines personnes qui se transforment en vendeurs d’eau appelés communément “banabana” qui ont pion sur rue.

Ces derniers, la plupart des ressortissant de la sous-région sont protégées par des agents de la Sodeci qui « dealent »  avec ces fossoyeurs de l’économie ivoirienne. « Ces quartiers, ne sont pas inconnus de l’administration, ce sont plutôt les premiers occupants des espaces qui ont établi  le désordre. L’occupation de l’espace n’a pas obéi au schéma directeur des quartiers, aussi bien que  les canalisations », fait remarquer Akré Nicolas,  membre de la chefferie Atchan.

A l’instar d’autres sous-quartiers de la commune de Cocody, Agban et les Oliviers sont en plein chantier. Et les populations se demandent à quand la fin du calvaire qu’elles sont obligées de vivre..

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