Agboville-Liens armée-nation/Les membres du comité civilo-militaire d’Agboville renforcent leurs capacités

 

Par Tizié To Bi/Correspondant

(Lundi 1eravril 2019)-«Cette activité vise à promouvoir la réforme du secteur de la sécurité à travers le rétablissement de la confiance entre les populations et les forces de défense de sécurité. Ainsi, le diagnostic local de sécurité (DLS) vient-il à point nommé pour identifier les problèmes de sécurité au niveau local, spécifique à chaque région. C’est pourquoi, nous appelons les populations à la sincérité, au sens de la responsabilité, au respect de la chose publique ».

Ces propos sont du Col. Jérôme Bouadi Éhonia, conseiller de défense au conseil national de sécurité (CNS). C’était lors du séminaire de renforcement des capacités des membres du comité civilo-militaire(CCM) de l’Agnéby-Tiassa sur le thème : Le Diagnostic local de sécurité (DLS) comme outils de prévention des violences intercommunautaires et de lutte contre l’incivisme,  le samedi 30 mars dernier, à la salle de réunions de la préfecture d’Agboville.

Cette formation a réuni les élus et cadres, chefs de services, chefs traditionnels et de communautés, associations de femmes et de jeunesses. Patrick Kassi, représentant le secrétaire du CNS, a souligné que cet atelier doit amener les participants à déboucher sur « la sécurité de l’individu et des populations ». Car, selon lui, les populations ont un important rôle à jouer dans l’instauration de la sécurité.

Quant au formateur, Aristide Ahonou, expert en sécurité urbaine, les questions de sécurité, aujourd’hui, ne doivent pas être laissées seulement aux forces de défense et de sécurité. « Il faut que les populations s’approprient ces questions afin d’aider les forces de sécurité à remplir au mieux leur mission de sécurité », a-t-il déclaré.

Pour lui, cela pourra se faire, à travers une démarche. Et, c’est cette démarche « est le DLS, qui consiste à recueillir des informations, les collecter, les traiter et trouver des solutions aux problèmes identifiés ». Poursuivant, l’expert en sécurité, a révélé que c’est une bonne occasion pour les membres du CCM régional, de s’approprier cette démarche, cette technique, cette manière de faire de façon à trouver des solutions durables. C’est pourquoi, dira-t-il, « le DLS va nous permettre aussi, de connaitre les sources des violences, les causes des conflits afin d’y apporter des solutions. Mieux, il s’agira de faire une approche participative qui tienne compte de tous les niveaux de décisions et de toutes les couches de la société ».

Ossohou Aimé, président du CCM de l’Agnéby-Tiassa, s’est dit heureux de bénéficier régulièrement de ce genre de formations.

Notons que, la sensibilisation et le renforcement de la collaboration entre populations civiles et forces de défense et de sécurité(FDS) est à l’initiative du Secrétariat du conseil national de sécurité(S-CNS) avec l’appui technique et financier du Programme des nations unies pour le développement (PNUD) et la Fondation Friedrich Ebert-Stiftung. L’étape d’Agboville marque ainsi, la première étape du lancement du DLS au niveau national.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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