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Virginie de Baglion : de la culture à l’agriculture.

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VIRGINIE ;! CA VA! - CopiePar Justin Kassy – Afrique Matin.Net 

Virginie de Baglion est une jeune Guinéenne respectable et respectée. Dans le gotha du showbiz guinéen où elle exerçait il  y a plus d’une décennie, son nom reste une marque déposée.  Elle organisait à Conakry avec brio un événement culturel : le « Siguidôma » marqué par un grand défilé de mode, qui réunissait chaque fois des célébrités  sous régionales de la couture, dans le cadre de ses activités.

A  l’actif de cette dame au dynamisme reconnu, il faut ajouter un Magazine de Mode qu’elle avait créé. Elle faisait bouger le milieu à Conakry. Mais depuis quelques années,  elle a mis en stand-by le show-biz. Le temps de lancer son projet de ferme à Sangoya, dans la Commune de Doubréka, l’héritage que son père lui a légué, elle et ses frères.  Cette ferme est à 20mn du kilomètre 6 de l’entrée de Conakry.

Avec ses frères et sœurs, ils ont décidé de reprendre le flambeau de leur père, en s’investissant  dans le maraîchage et dans la culture de la banane-plantin.Virginie a mis une nouvelle corde à son arc. Elle se signale aujourd’hui dans l’agriculture, précisément dans la culture  maraîchère en Guinée. Elle n’en est pas moins la pionnière de cette activité en Guinée. Aussi, a-t-elle mis en valeur 10ha de terre dans la zone de Doubréka, ville située sur le parcours Conakry- Kindia. Il y a 3 ha et demi de terre ferme et le reste, une étendue de bas-fonds. Pour l’heure, elle vient de récolter des cornichons qui sont en train d’être commercialisés.

Il y a de la tomate, de la papaye- solo, de la pastèque, du piment, du persil, du concombre, du moringa, etc. En tout cas, la ferme de Virginie a tout ce qui est maraîchage. Une chose est de faire la  culture  maraîchère. Une autre est d’écouler la production. Virginie a déjà fait une étude de marché auprès des grands hôtels de la place. « Ces établissements hôteliers ont une forte demande de produits maraîchers.  Malheureusement, le marché actuel n’arrive pas à satisfaire leurs besoins en crudité dont la plupart viennent de l’extérieur.

Virginie dêh - Copie

C’est dommage ! Mon objectif, c’est de pouvoir satisfaire cette demande. La particularité de notre ferme, c’est qu’elle est cent pour cent biologique. Je suis pour la consommation de produits et d’aliments sains et aussi pour promouvoir le « Made in Guinee», dit-elle.  Virginie a des projets qui lui tiennent à cœur : Faire la promotion de la femme  à travers l’autonomisation, leur épanouissement et aussi l’emploi des jeunes. C’est pourquoi je souhaiterais que l’Etat guinéen nous donne son aval pour la réalisation de certaines choses.

A savoir l’électrification dans ces zones-là et aussi au niveau des intrants dont le coût est très élevé. Il va falloir démocratiser l’achat des intrants pour que la citoyenne lambda puisse s’en procurer. Le souhait de Virginie, c’est que le Centre de formation des maraîchers qu’ils ont lancé puisse être opérationnel rapidement. Pour avoir des élèves qui, à leur tour, pourront transmettre tout ce qu’ils vont apprendre au niveau des plantations qu’ils auront à gérer.

Virginie compte sur la générosité du Président Alpha  Condé, pour acquérir une superficie de 50 ha qu’elle exploitera pour la culture du Soja qui sera transformé en Touffou, élément nutritif qui entrera comme un complément alimentaire en Guinée. Parce que le coût de la viande  comme du poisson est cher. Avec le Touffou, les gens pourront se nourrir, avoir les mêmes vitamines que la viande.

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