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Spectacle/ « Tapé Zézé », une réflexion audacieuse sur « les Hommes battus »

Par Iris Fabiola Yaëlle/afriquematin.net

Le samedi 20 mars, aura lieu à la salle Bitty Moro de l’INSSAC à Cocody, la tenue d’un spectacle dénommé « Tapé Zézé ». Cet événement artistique et culturel dont le thème est « Les hommes battus » offrira au public une expérience à la fois émouvante, instructive et saura également allier divertissement et sensibilisation.

La réalisatrice de cette frasque Mayenca Goun promet un spectacle inédit.

    Le choix du thème « Les Hommes Battus » n’est pas anodin, car dans une société où les stéréotypes de genre persistent, la violence conjugale subie par les hommes reste un sujet tabou, souvent minimisé ou ridiculisé. « Tapé Zézé » a osé briser ce silence en mettant en lumière les réalités complexes et douloureuses vécues par ces victimes invisibles.

Concocté par la réalisatrice Mayenca Goun, étudiante en Management des Arts et de la Culture, en Master professionnalisme 1à l’INSSAC, le choix de ce thème est de sensibiliser les uns et les autres sur les difficultés que vivent les hommes dans leur foyer. « Ces faits existent dans la réalité, dans notre société. J’en ai été témoin dans la commune de Yopougon, où une femme passait son temps à battre son époux », révèle-t-elle.

À travers des performances artistiques variées, le spectacle va explorer les causes, les conséquences et les solutions possibles à cette problématique, tout en invitant le public à repenser les dynamiques de genre et les relations interpersonnelles.

« C’est à l’occasion du passage des hommes de dieux dans les parages pour une évangélisation publique qu’ils ont pu mettre la main sur lui pour le délivrer par des prières, lorsqu’ils se sont rendus compte qu’il avait été envouté par sa femme. Cette réalité qui m’a inspirée pour écrire la pièce « Tapé Zézé », affirme-t-elle.

Pour elle ce sont des sujets qu’on n’évoque pas assez dans la société, vu qu’on ne   parle que des femmes battues, maltraitées par leur mari, « qui sont aux petits soins des ONG, mais l’on ignore les affres que subissent les hommes victimes de maltraitance », souligne l’étudiante au Département de l’Ecole supérieure de Théâtre, de Cinéma et de l’Audio-visuel audio-visuel.

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A cet effet, elle lance un appel aux consciences pour dire qu’il y a des hommes qui sont parfois oubliés, vivant des atrocités dans leurs ménages, mais qui malheureusement n’osent pas se prononcer sur leur calvaire à cause de leur égo d’homme. « Ils font croire aux yeux du monde que tout va bien dans son foyer. Et à travers cette sortie, nous voudrions faire passer un message aux ONG et aux autorités qu’elles doivent mettre en place des structures qui peuvent amener ces hommes, de façon anonyme à se confier à elles pour trouver des solutions à leur problème », invite-t-elle.