Séminaire bilan 3ème trimestre, objectif 4ème trimestre 2018/La Dgi fait son autocritique

Par Brou François/afriquematin.net

« L’objectif du 3ème trimestre était effectivement de 140.2milliards, nous avons réalisé 130milliards et du cout se dégage un gap. Le rôle du séminaire est que chacun de nous et en toute humilité et en toute conscience également fasse une autocritique en vue de  dégager les raisons pour lesquelles les objectifs n’ont pas été atteints, tant au niveau global, qu’au niveau de chaque service », a déploré Ouattara Sié Abou, dans son allocution d’ouverture lors du séminaire organisé le vendredi 26 octobre dernier dans établissement hôtelier de la place à Port-Bouët.   Pour le premier responsable de l’appareil fiscal, il s’est agi  de procéder à l’analyse des résultats générés par les différents services. «C’est seulement en assumant objectivement et sans faux-fuyant notre autocritique que nous pourrions contribuer à l’enrichissement de ces travaux avec des solutions pertinentes visant à améliorer les performances de la Dgi », a signifié le directeur général, en présence du secrétaire  d’Etat chargé du Budget et du Portefeuille de l’Etat, Sanogo Moussa. Ouattara Sié Abou a également interpelé ses collaborateurs sur le rôle primordial à jouer, afin d’assainir l’environnement fiscal, « cependant, le cumul de nos recettes depuis le début de l’année, jusqu’à fin septembre 2018, permet à la Dgi d’enregistrer un solde positif de 27.7 milliards de Fcfa, grâce à des réalisations effectives de 1641 milliards de Fcfa pour un objectif de recette de 1620 milliards de Fcfa, soit un taux de réalisation de 101%. Ces résultats qui sont pour ma part mitigés ne doivent pas pour autant occulter les réels efforts et les moyens déployés dans les services pour améliorer cette performance ». Cependant un réel motif de satisfaction s’est dégagé pour les recettes prévisionnelles concernant le quatrième trimestre 2018, qui s’élèvent à 531.8 milliards de Fcfa « en progression de 2.5% par rapport aux réalisations de la même période en 2017 », a-t-il rappelé. Encourageant les agents du fisc, à plus de responsabilité, le ministre Sanogo souligné que « les résultats sont là et sont plutôt positifs. Ce qu’il faut savoir c’est que les recettes fiscales pour la Côte d’Ivoire sont passées de l‘ordre de 2.200 milliards en 2012 et près de 4.500 milliards en 2018, c’est quand même un bond assez important. Mais comme nous avons cette ambition d’être émergents, cela demande à avoir un niveau de ressources assez important pour pouvoir financer notre développement et améliorer les conditions de vie de nos populations », a-t-il lancé.

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