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Pdci-Rda/Léopoldine Tiézan Coffie, une dame politique emblématique

Par Brou François/afriquematin.net

Léopoldine Tiézan Coffie est décédée dans la nuit du 5 au 6 février 2026 à Abidjan des suites d’une crise. Une disparition qui plonge le Pdci-Rda dans une profonde tristesse et marque la fin d’une ère pour le parti historique ivoirien.

Femme politique de premier plan, elle s’est imposée comme une voix forte de son parti pendant plusieurs décennies ; se distinguant notamment par son engagement au sein de sa formation politique, où elle a occupé des responsabilités importantes jusqu’à devenir Vice-présidente du parti.

Présidente de l’UF-Pdci, rôle dans lequel elle a promu l’émancipation féminine au sein du mouvement politique, ministre de la Famille et de la Promotion de la femme le règne d’Henri Konan Bédié de 1998-99, déléguée départementale dudit parti pour la région du Haut Sassandra à partir de 2013, et son élection comme vice-présidente en 2019.

Tout au long de sa carrière, elle a été reconnue comme une militante engagée, défendant des valeurs de paix, d’unité et de solidarité, incarnant l’esprit fondateur du Pdci-Rda depuis l’ère de Félix Houphouët-Boigny.

Léopoldine Tiézan Coffie s’est souvent exprimée avec force sur les défis auxquels son parti faisait face. Elle appelait régulièrement à l’unité des militants autour de projets et rappelait l’importance de la détermination et de la persévérance dans l’action politique.

Lors du 9ème congrès extraordinaire électif du Pdci-Rda au mois de mai 2025, elle a redit sa foi dans la capacité du parti à se renouveler et à incarner un « esprit » de cohésion et d’engagement collectif, notamment autour du président du parti, Tidjane Thiam.

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 Sa mort soudaine a été accueillie avec émotion par les populations, les militants et les responsables du Pdci-Rda et l’ensemble de la classe politique ivoirienne et sa disparition intervient à un moment crucial pour le parti, qui cherche à consolider ses structures et à reconquérir une place prépondérante sur l’échiquier politique ivoirien, après des années de transformation interne et de nouvelles orientations stratégiques.

Cette grande Amazone de la politique ivoirienne, laisse derrière elle, un héritage riche avec une carrière dédiée au service de son parti et de son pays, ainsi qu’une influence significative sur les dernières générations de femmes leaders politiques en Côte d’Ivoire. Considérée comme l’un des derniers remparts historiques du Pdci-Rda, son départ pour l’éternel marque-t-il  la fin d’une figure emblématique pour de nombreux militants et observateurs ?