MFA/Tentative de destitution du Président Anzoumana Moutayé/Rien que de la manipulation

Par Haidmond Kaunan et Yann Dominique N’guessan/afriquematin.net

La crise qui secoue le Mouvement des Forces d’Avenir (Mfa) et dont la presse nationale et internationale en font échos depuis le 26 août 2017 est vraiment loin d’être terminée. Alors même qu’un jugement devra opposer une dissidence et les fidèles au président Anzoumana Moutayé le 25 mai 2018 prochain, à la Cour d’appel d’Abidjan, déjà des individus se reconnaissent en un président intérimaire, Siaka Ouattara. De nombreuses et graves irrégularités observées dans le suivi et le déroulement de ce long film montrent  que ça sent de la manipulation et du faux. Mais, est-il tant besoin de tirer des ficelles et de financer une dissidence pour avoir un Rhdp fort ?

Commençons par nous demander si la division des partis politiques les plus faibles  est si nécessaire pour conserver le pouvoir. Répondons que même si ce n’est pas nécessaire nous constatons que c’est l’arme des faibles et des individus sans arguments. Comme ceux qui viennent de  financer un congrès extraordinaire du Mouvement des Forces d’Avenir(Mfa) des dissidents qui s’était tenu à Bondoukou, le samedi  25 mars dernier. Congrès sanctionné par la reconnaissance de certains militants en la personne de Siaka Ouattara comme le président par intérim du parti. Dissidence qui a totalement ignoré toutes les dispositions utiles. A savoir la violation des statuts et règlements intérieurs du parti. Entre autres, le Bureau politique extraordinaire n’était ni convoqué ni à l’initiative du président du parti ni celle des deux tiers (2/3) des membres de cet organe. Le conseil de discipline du parti n’aurait pas été saisi pour auditionner le  président Moutayé  avant ce congrès extraordinaire.

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Congrès extraordinaire du 25 mars 2018 de Bondoukou  qui fait suite à un premier, lui aussi extraordinaire s’étant déroulé le 26 août 2017 dans un hôtel de la place à Abidjan. Ce qui justifie la saisie du tribunal d’Abidjan par le président sortant et ses proches en vue d’une demande d’invalidation des décisions assorties de cette rencontre. Après même  avoir tenté en vain de ramener les dissidents à la maison commune. Prenant souvent des médiateurs issus d’autres partis politiques. Anzoumana Moutayé saisit le tribunal pour le délit de faux et usage de faux et usurpation de titre. Ce qui a valu une enquête non encore bouclée. Il était reproché au dissident-en-chef et ses proches  d’avoir convoqué irrégulièrement le bureau politique, de signer des convocations alors qu’ils n’étaient  pas compétents. Et alors même que le dossier pénal est toujours pendant auprès du tribunal, et que selon la loi  les dossiers pénaux priment sur les civils, le tribunal de première instance d’Abidjan rend un jugement civil le 19 mars dernier 2018 dernier. Décision de Jugement que le conseil du Président Moutayé  a interjeté demandant appel. Vite un congrès extraordinaire a lieu à Bondoukou quand bien même cette décision de justice n’était pas encore signifiée. Comme l’explique ici Anzoumana Moutayé « ils ont tenté de crédibiliser leur forfait en se faisant parrainer par Amadou Soumahoro, ancien secrétaire général par intérim du Rdr en organisant ce congrès extraordinaire(….) alors que le projet jugement sur ce dossier est programmé pour le 15 mai 2018.Et pourtant ils n’ont pu rassembler cinq(5) délégués régulièrement inscrits dans le fichier officiel du MFA », souligne-t-il. Et les délégués régionaux de réagir « Nous condamnons l’ensemble des actes posés par la dissidence (cf soir info 30 mars 2018).Certains responsables ont imité et signé à la place des membres statutaires absents à ce congrès extraordinaire. C’est un comportement de voyou. Ils sont à la recherche de poste. Nombres d’entre eux ont perdu leur emploi après le départ du ministre Moutayé de son département. Ils avaient voulu faire  tout ce bruit dans l’espoir d’avoir un poste de sénateur », révèle le responsable de la coordination des délégués.

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