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Libéria- Présidentielles/ L’échec de Joseph Boakai était prévisible

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Par André Silvère Konan

Quand un Président sortant ou un candidat de mouvance présidentielle sortant perd au premier tour et part au second tour, en ballottage défavorable; seul un miracle peut l’aider à se faire élire. Georges Weah, grand vainqueur du premier tour, a obtenu le ralliement des candidats arrivés en 3ème  et en 4ème  position. Ceci est une vérité implacable au Libéria, comme cela a été une vérité implacable au Sénégal (Abdoulaye Wade), au Bénin (Lionel Zinsou) et en Côte d’Ivoire (Laurent Gbagbo). Après, on peut toujours pinailler sur des irrégularités portant sur 1% des bulletins de vote ou des dysfonctionnements liés à l’heure ou au lieu de proclamation des résultats, mais le fait est que quand le candidat d’une mouvance présidentielle est contraint à un second tour, que tous les principaux candidats défaits du premier tour se rallient à son adversaire et alors que lui-même ne dispose pas de réserve de voix ; qu’on monte ou qu’on descende, qu’on se réfugie dans des détails ou non, qu’on nie la réalité ou qu’on demande un recomptage après avoir rejeté les résultats de toutes les médiations auxquels on avait promis se plier ; eh bien ce candidat ne pouvait pas avoir gagné. Pour la simple raison qu’il avait déjà fait le plein de ses voix au premier tour. Je répète: ceci est une vérité implacable, ça peut faire mal, mais c’est la vérité. Bref. Que cette grande hypocrisie cesse ! L’échec donc de Joseph Boakai était prévisible, en ce sens qu’il relève d’une logique électorale banale.

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