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La Chronique du VP PDCI Kobenan Tah Thomas/ Rapport final du dialogue politique ivoirien : ni figue, ni raisin !

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La Chronique ‘’Les Actualités Politiques Ivoiriennes’’, numéro 24 du mercredi 09 Mars 2022 du Vice-Président du PDCI-RDA, Kobenan Tah Thomas.

Bonjour chères concitoyennes et chers concitoyens.

Les acteurs politiques ivoiriens sont parvenus à des résultats minimaux au terme de plusieurs mois de discussions sur des points importants.

Il est clair que les attentes des 21 partis politiques de l’opposition admis aux assises sont loin d’avoir connu une suite favorable dans l’immédiat mais des points importants ont été abordés ; c’est le propre du dialogue que de procéder par étapes et d’exiger de chaque partie certaines concessions. Le climat politique ivoirien en a besoin. Pour l’avoir réclamé à travers plusieurs interventions, nous ne bouderons pas le plaisir que ce dialogue national inclusif ait été conduit jusqu’à l’étape de la recommandation d’adopter des mesures qui constituent les points d’achoppement entre l’opposition et le gouvernement. D’autres points importants n’ont certes pas été évoqués. Nous retiendrons qu’il s’est agi d’un dialogue initial.

Les points recommandés portent sur deux aspects dans notre entendement.

Il y a d’une part les aspects de réparations matérielles et financières. Ainsi, les signataires du rapport final ont souligné la nécessité du paiement régulier des subventions aux partis politiques, des réparations et indemnisations des victimes de violences survenues au cours de la présidentielle d’octobre 2020, de la transmission au cabinet du Premier Ministre de la liste des personnalités politiques dont les comptes bancaires sont encore gelés.

D’autre part, les signataires ont touché du doigt des questions fondamentales telles que la recomposition de la CEI et le découpage électoral. Nous jugeons ces points comme étant fondamentaux car susceptibles de porter une charge confligène plus importante pouvant même aboutir à des violences.

Bien entendu, la campagne aura mobilisé du monde ; soit 21 formations politiques et 26 organisations de la Société Civile mais elle aura aussi manqué d’être aussi inclusive que l’auraient souhaité beaucoup d’acteurs. Mais il est important qu’il ait été conduit jusqu’à cette étape non négligeable. C’est un processus et il faut que ceux qui conduisent admettent sa continuité.

A priori donc, l’on pourrait dire que la moisson est maigre si on ne s’attarde qu’à apprécier la quantité des mesures retenues dans le rapport final et surtout si l’on met en face la quantité des revendications initiales des partis politiques. La moisson est maigre aussi du fait du caractère non coercitif des mesures retenues. Mais si l’on apprécie d’après l’angle complètement mort d’une possibilité de s’asseoir à une table, c’est un pas important !

Au stade où nous sommes parvenus, ce ne sont que des recommandations soumises à l’autorité du gouvernement sans que ce ne soient des résolutions d’une charte adoptée par les acteurs inclus dans le dialogue. Et dans ce cas, il ne nous reste plus qu’à souhaiter que notre gouvernement soit habité des intentions d’une réconciliation vraie. Car, on peut, légitimement en tout cas, le soupçonner d’avoir meublé son agenda politique pour faire montre d’une bonne foi ; ce qui du reste ne serait que formalités, formalisme sans intention réelle de changer quoi que ce soit. A dieu ne plaise donc.

Merci et à mercredi prochain.

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