Koffi Serges, ex garde de corps de Charles Blé Goudé, condamné de nouveau / tout sur les zones d’ombre du procès.

Par F.S/ Afriquematin.net

koffi serges,  ex garde de corps de l’ex ministre de la jeunesse,  Charles blé Goudé , a été condamné à deux ans de prison dans un procès loin d’être équitable. C’était ce jeudi 10 juillet 2020 au tribunal du plateau.

En effet le 10 juillet 2020, koffi serges a été jugé pour trouble à l’ordre public et condamné par le tribunal du plateau à deux ans d emprisonnement sans aucune preuve. Sa famille et proches crient à l injustice et à l’abus de pouvoir.

Ils ont du mal à comprendre pourquoi un tel acharnement sur le jeune homme par le pouvoir en place. Après avoir été libéré par amnistie du président de la république le 22 Août 2018, il sera arrêté à son domicile le 19 juin 2019 par des hommes en armes qui vont le garder à la DST pendant 4 mois avant d’être déféré  à la MACA pour trouble à l’ordre  public. Il lui est reproché d’avoir créé le mouvement “trop c’est trop” et de vouloir organiser une marche de protestation pour la libération des autres prisonniers politiques encore enfermés. Il a été mis sous mandat de dépôt pour enquête. Le 10 mars 2020, le 10eme cabinet l’ayant entendu, n’a trouvé aucun motif d’accusation contre le détenu décide de l’envoyer au tribunal correctionnel.

Le 5 juin il comparait devant le tribunal du plateau. Le juge déclare qu’il n y aucune preuve contre l’accusé, mais indique qu’il y a un témoin qui devrait être entendu pour confirmer les charges contre monsieur  koffi serges. Le procès est donc reporté.

Le 19 juin. Plutôt que d’entendre un témoin, c’est un nouveau procureur qui a en charge  le dossier. Elle déclare qu’en 2017, il a voulu créer un mouvement de protestation à cocody école de police. Une déclaration qui a créé la consternation dans la salle. Assurément madame le procureur ne maîtrise pas son sujet selon les commentaires. Pour rappel koffi serges a été arrêté en 2013 au Ghana, enfermé à la DST, déféré en 2014 à Dimbokro puis au camp pénal de Bouaké en 2017, enfin à la MACA en 2018 où il obtiendra une Amnesty du chef de l’État. Comment pouvait-il créé un mouvement en étant en détention? Le procureur après vérification se rend compte de son erreur mais condamne quand même l’accusé sans aucune preuve. Famille et proches protestent mais point d’oreille pour les entendre face à une puissante machine en marche.

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