« Journée Culturelle de SEYDOUGOU »: la cohésion, l’union, le pardon au cœur des festivités

Par JUSTIN  KASSY -Afrique Matin.Net 

Voir des femmes organiser des journées culturelles est quelque chose de rarissime en Côte d’Ivoire. Et quand elles l’organisent, surtout sans zone d’ombre, cela relève de la curiosité pour les hommes. Les femmes de Seydougou, Sous-Préfecture située dans le Département d’Odienné, ne peinent pas pour en faire, avec brio, la démonstration. C’est ce qu’elles ont fait le 10 novembre 2019 dernier à Seydougou. Elles se sont retrouvées, en uniforme, et pleines de vie, pour célébrer les valeurs traditionnelles de leur terroir, que leur ont enseignées les parents. Ce qui a été remarquable au cours de la célébration de la première journée culturelle des femmes de Seydougou, c’est l’ambiance, la joie qui se lisait sur tous les visages. Il y a eu aussi la parfaite exhibition des pas de danse et l’élégance avec laquelle les femmes ont chanté et interprété des morceaux que des parents avaient même du mal à rendre correctement.  Au cours de la cérémonie de cette première « journée culturelle » des femmes de Seydougou vivant en dehors de leur région d’origine, on a vu l’impression et l’effet que cette fête a fait sur le public. C’est vrai que ces femmes se sont séparées, un tant soit peu, de leur culture, les unes, pour

Pour cette première journée culturelle de Seydougou, Abidjan, les autres, pour aller plus loin de là. Mais, elles ont montré qu’elles sont en adéquation avec des valeurs qu’incarne leurs familles respectives, d’où elles sont issues. Et quand on a vu des femmes défier des hommes, on ne peut dire que la culture, c’est vraiment ce qu’on a perdu quand on a tout oublié. Certains hommes, pour éviter l’humiliation dans cette danse-défi, ont préféré s’en abstenir.  Mais quoi qu’en dehors de leur environnement familial, biologique, ces femmes ont encore la maîtrise de la langue maternelle : Odiennéka. Et c’est encore pour mieux la parler, que cette première « journée culturelle » mérite sa raison d’être, et constitue un élément clé dans le programme de festivités culturelles annuelles à Seydougou.

Cette célébration a été honorée par la présence de Mme Diakité Daniogo Fatoumata, marraine de la cérémonie, épouse du ministre Diakité Sidiki, ministre de l’Administration du Territoire et de la décentralisation, premier Cadre de Seydougou.

Mme Fofana Massiratché Santia, en sa qualité de porte-parole des femmes de Seydougou, a dit ceci : « Cette journée culturelle célèbre l’union, la cohésion. Le ministre Diakité Sidiki est l’artisan du rapprochement et de la cohésion dans notre Sous-Préfecture. Sans oublier la vision de la 1ere Dame, celle de la fraternité, la cohésion entre les femmes de la Côte d’Ivoire.  Célébrer les femmes de Seydougou, c’est donner un sens à la vie, c’est également entrevoir demain, sous de meilleurs auspices en posant les jalons d’un Seydougou nouveau. Car le développement de Seydougou passera par l’union des femmes. Car aussi, ne dit-on pas que la femme est la clé de voûte de tout développement ! La présence de la marraine Mme Diakité Daniogo Fatoumata pour célébrer la femme revêt d’un caractère particulier pour nous, femmes de Seydougou. Elle vient nous rappeler que c’est uniquement dans la cohésion, la paix, le pardon, que nous relèverons tous les défis ».

Notons que Ces journées culturelles ont vu la participation de la star de la musique manding, Affou Kéita, qui a animé la journée des femmes de Seydougou!

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