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Indénié-Djuablin- Occupations des forêts classées/Des coopératives menacées par le GPS de la Sodefor

Enquête réalisée par Haidmond Kaunan/afriquematin.net, envoyé spécial  

Les décrets de classement des forêts en Côte d’Ivoire sont de deux âges. Il s’agit des forêts classées depuis la période coloniale et les forêts classées entre 1960 et 1970. Les données GPS de la société de développement des forêts(Sodefor) ne sont pas actualisées. Alors les résultats actuels ne sont pas fiables.

 Selon le président Ehoura  Yao, du collectif des responsables de coopérative agricole de la région de l’Indénié-Djuablin « les forêts qui avaient été  déclassées n’avaient pas été ni documentées ni archivées », fait-t-il observer. Il précise que le Gps des autorités ivoiriennes est dépassé étant donné que des écoles publiques, des centres de santé et des villages se retrouvent sur des espaces dits classés.

A Ahmed Bado, Pca d’une société coopérative d’Aniansué dans le département d’Abengourou d’enfoncer le clou, « qu’en réalité tout le monde ne se retrouve pas sur des forêts classées. Mais aujourd’hui le GPS de la Sodefor exige que les riverains et leurs plantations se retrouvent à plus de 2 kms de la périphérie des forêts classées. Et des exploitations agricoles entières  qui, sont en dehors  du patrimoine de l’Etat sont menacées ».renchérit-il. Et des cas concrets des forêts  classées de Boussoumatié et Béky dans la sous-préfecture d’Aniansué sont visibles. Quant au Pca d’une autre structure coopérative située à Abengourou, Camille Abou Oi Abou, lui se propose qu’ils doivent s’organiser pour « rencontrer la direction générale de la Sodefor ». Il déplore également les difficultés liées  aux audits de certification de leur différente structure. «  La réalité est que plusieurs villages se retrouvent sur des espaces dits classés », révèle-t-il, réalisant qu’une menace plane sur la tête des riverains et  des coopératives agricoles. Justifiant ses propos avec  la scène de mise à feu des plantations à Koitienkro dans le département d’Abengourou, par des agents de la Sodefor avant d’expulser les exploitants.

Ce qu’il  y a lieu de savoir c’est que International Fores met la pression sur les autorités ivoiriennes en vue de libérer toutes les forêts classées illicitement occupées en Côte d’Ivoire. Or l’infiltration des forêts classées ivoiriennes a été favorisée par ces mêmes autorités, avec la complicité de chefs coutumiers, censées les protéger. Mettant ainsi l’Etat de Côte d’Ivoire dans un cruel dilemme.

 

 

 

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