Guinée: Tidiane Soumah met au défi ses détracteurs

Par JUSTIN KASSY – Afrique Matin.Net 

Après plus d’une décennie au Canada, où il s’est illustré dans la production des événements culturels d’envergure, Tidiane Soumah et sa structure de production de show-biz « Tidiane world Music » sont rentrés au pays, en Guinée. Pas pour se tourner les pouces. Mais aussi et surtout, pour continuer l’œuvre qu’il a entamée en Europe. Aussi, depuis quelques années, la structure « Tidiane world Music » organise-t-elle de grands concerts avec des stars guinéennes et internationales. La jeunesse guinéenne ne manque pas de lui exprimer sa reconnaissance. Pour lui avoir permis de voir de plus près ses idoles préférées, voire d’échanger avec elles. En venant s’installer au pays, « Tidiane world Music » s’est fixé un objectif. Celui de traduire dans les faits, les exigences ludiques de la jeunesse guinéenne actuelle. C’est vrai ! Mais l’objectif principal de cette structure de show-biz en Guinée, c’est aussi et surtout de permettre à la musique guinéenne, de sortir de sa léthargie actuelle, pour reprendre ses droits d’antan qui ont fait d’elle, la locomotive de la musique africaine de l’époque. Avec des artistes de renommée internationale.  Mais ce qui est en train de se passer actuellement dans le milieu du show-biz en Guinée  n’est pas fait pour motiver davantage Tidiane Soumah et sa structure.  On a l’impression d’assister aujourd’hui, à une campagne d’intoxication contre cette structure, menée par des gens tapis  dans l’ombre. Tout pour que l’enthousiasme qui caractérise Tidiane  Soumah s’émousse.  Le 18 juillet2018 dernier, à l’émission « Zénith » sur Koloma, une émission à thème, où il est reproché à Tidiane  Soumah de privilégier la présence de stars étrangères en Guinée au détriment des artistes guinéens, et de ne pas faire la part belle aux artistes guinéens à l’étranger. Tidiane Soumah a profité de cette émission pour dire les choses selon son entendement. Nous pensons que sa position et sa vision du show-biz en Guinée méritent qu’on y attache beaucoup de prix.

Écoutons-le : « Je dis un super grand merci aux auditeurs guinéens du 18 juillet 2018 dernier matin, aux internautes et aux téléspectateurs de la RTG de ce matin, qui, en majorité, ont reconnu à 99% nos efforts pour les artistes guinéens et africains. Il est établi que les critiques sont bonnes dans notre travail. Mais ce qui est dommage, c’est quand les critiques sont souvent non fondées, et viennent d’une minorité mal informée ou de mauvaise foi. Rien au monde ne va nous décourager de notre constance dans ce milieu, malgré tous les obstacles qu’on rencontre à tous les niveaux.

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Cet acharnement s’explique par la jalousie du palmarès qui est devenu la raison et la volonté de ceux qui veulent nous effacer du terrain pour laisser place à une mafia.

Dans l’émission du 18 juillet 2018 dernier, nous avions lancé le défi à toute personne qui pourrait prouver avoir mieux fait que nous pour les artistes guinéens des 31 dernières années. J’invite sur un plateau de TV, n’importe qui pour nous défier. Qu’il soit de l’Etat, commis de l’Etat ou promoteurs culturels privés, s’il peut prouver avoir fait plus, nous allons démissionner de ce milieu. Nous avions aussi invité les jeunes journalistes culturels à mieux s’informer et à investiguer profondément les sujets avant de les passer sur un plateau de TV, car personne ne savait qu’on a produit plus de concerts guinéens qu’étrangers. Personne ne savait aussi qu’on a fait voyager à l’étranger plus de 25 artistes guinéens sur des scènes internationales, à part le Jeune Kébé qui est ami sur notre page Facebook .

L’Ingratitude, la paresse, la facilité, le manque de constance, le manque d’identité musicale et le manque d’appui financier réel, de formation et de structures managériales, sont entre autres, les maux dont souffre la musique guinéenne. Alors que la prestation des stars étrangères est un faux débat, car ce sont les faibles ou les médiocres qui ont peur des autres.  Quand on est bon, on est réclamé partout sur la planète, on s’en fout des autres chanteurs.

Comment vouloir aller jouer chez les autres, et ne pas vouloir recevoir les autres chez soi ? C’est de la folie et de l’ignorance, voire de la xénophobie culturelle, dans la nouvelle aire de la mondialisation.

Nous programmons en fonction de la demande du public.
On ne gère pas un fonds de l’Etat issu du contribuable guinéen. Nous ne sommes pas aussi des députés à l’Assemblée nationale.

Si un artiste guinéen est bon et vendable, il est toujours demandé par les Guinéens et les étrangers.

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Comment va-t-on le laisser sur place pour aller programmer d’autres d’ailleurs ?

J’invite les artistes à faire du travail sérieux, à cesser de mettre leur retard sur la tête des autres. C’est un grand recul mental.

Sous la Révolution, Miriam Makeba vivait en Guinée et faisait le tour du monde. Cela n’a pas empêché Aboubacar Demba de briller, aux ballets africains de faire le tour du monde, à Sory Kandia d’être la plus grande voix d’Afrique. C’est vous dire que ce qui est bon est bon.

Les managers et producteurs qui mettent les artistes sur ce faux chemin de jugement leur font du mal, car seul le travail de qualité paie, que nous on te programme ou pas.

Aussi, il faut faire une nuance pour comprendre que nous ne sommes que des opérateurs culturels privés, donc des entreprises privées, qui ont des charges qui coûtent énormément.

Quel que soit notre patriotisme, notre calcul est d’abord de gagner pour survivre ; et cela est notre priorité numéro 1 pour pouvoir aider d’autres talents.

Les gens doivent savoir aussi que nous ne sommes pas l’Etat, ni le gouvernement ; nous ne sommes pas également des mécènes, ni une mosquée ou une église.

Quand on aide un artiste, à lui de faire un effort de plus pour se maintenir et se vendre.

Souvent, nous sommes toujours les perdants à la fin des concerts, au moment où tout le monde aura empoché le cachet.

Exemple, sur nos 30 concerts 100% guinéens des 7 dernières années (2011-2018), aucun n’a été rentable, aucun n’a eu des sponsors comme il faut (à part la contribution quelque rare fois de Guinée Games, Guicopres, Palm Camayenne et UMS), sans aucune aide ou centimes de l’Etat ou le ministre de la culture.

Donc, on n’a besoin de leçons de moral de personne, car nous sommes les seuls (diffuseurs culturels) qui prennent le risque de financer pour aider les artistes guinéens ; et cela depuis 1984, sans aucune subvention. C’est de la Folie, au de-là de la passion.

Donc réellement qui aide et prend le risque pour la musique guinéenne ?

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Un opérateur culturel dont l’action permet sur une période de 7 ans d’enrichir l’artiste guinéen à hauteur de 4 milliards et demi de francs guinéens en cachet encaissé avec preuves et de lui donner l’occasion de se produire 520 fois, mérite quoi réellement ?

Un simple « MERCI » suffit au lieu de verser dans de l’ingratitude, du manque de reconnaissance ou de colporter des mensonges sans preuves.

Pour l’instant, nos efforts sont de deux ordres : La diffusion des concerts rentables pour tous et la planification des ballets africains à travers le monde pour mieux vendre la culture guinéenne. Objectif : 70 villes dans le monde du 1er septembre 2018 au 31 décembre 2020.

Merci à Amie Kaba de la RTG pour cette tribune de vérité, du reportage de Mohamed Bangoura pour relater l’avis du public.

Nous sommes très fiers de la Guinée et des Guinéens qui nous encouragent et nous motivent, au détriment des vrais bénéficiaires de nos folles actions très épuisantes et difficiles.

Bonne soirée à nos amis de Facebook.

NB : Photo de bambino et Takana qui méritent des cachets respectables en fonction de leur popularité et poids.

La demande et l’offre, sont le principe élémentaire de chaque activité économique, et la musique est aussi économique, cela doit être clair définitivement dans le cerveau de tous ou d’aller au Vatican ou d’aller chez le roi d’Arabie saoudite.

En ces deux événements à Conakry : Bambino a touché plus de 200 millions entre Novotel, salle du palais et Takana 140 millions en un concert en 2012 sur l’esplanade pour juste 2 heures.

On ne parle jamais de ces actes majeurs, on soulève de faux débat, qui ne sont réellement un sujet nulle part au monde.

Aux plaignants de trouver la raison de leur retard ailleurs, de s’adresser au Ministre de la culture, au gouvernement. Nous, on fait suffisamment déjà notre part depuis 31 ans sans aucune aide de l’état.

Dernier Message : On ne répond plus jamais à ce sujet, on programme qui le public guinéen veut, au moment où il veut et à tout moment qu’il veut, tant qu’on peut, personne ne peut nous imposer sa vision. »