Dépêche du mercredi 17 juillet 2019

Une sélection de Nadège Kondo/afriquematin.net

Santé/Des ONG ivoiriennes appellent à l’adoption en plénière de la loi anti-tabac

Au cours de la session plénière de l’Assemblée nationale de ce mercredi 17 juillet 2019, le Président du Conseil d’administration du Réseau des Ong actives contre le tabac en Côte d’Ivoire (Roctaci), Lacina Tall a affirmé que « si les ONG anti-tabac saluent l’adoption en Commission à l’Assemblée nationale d’une loi anti-tabac, elles attendent son adoption en plénière le 17 juillet 2019, ce qui évidemment, ouvrira pleinement la voie à l’application de la directive communautaire » de l’Uemoa.

 Selon l’exposé des motifs de la nouvelle loi anti-tabac, il ressort en article 9 que « la vente à l’unité du tabac ou des produits du tabac est interdite. Toute vente des produits du tabac s’effectue au minimum par paquet de 20 cigarettes ».

Concernant le volet financier et fiscal, le législateur a opté pour un toilettage du système de taxation. Le texte mentionne en son article 12 que « l’Etat met en œuvre des politiques, stratégies, règlementation, programmes et toutes autres mesures fiscales non incitatives en vue de contribuer à la lutte contre le tabagisme».

L’article 13, quant à lui, note que « la vente hors taxe n’est pas applicable au tabac et aux produits du tabac dans les zones franches. Toute entrée de tabac et des produits du tabac fait l’objet de taxation conformément au texte en vigueur ».

« En Côte d’Ivoire, nous sommes à 44%. Pour nous, il faut une taxation forte sur les produits de tabac pour lutter contre le tabagisme. Ce qui permettra à l’Etat, d’obtenir des ressources conséquentes pour lutter contre le tabagisme dont les charges sont évaluées à 27 milliards de Fcfa par an », a fait observer Lacina Tall.

La convention de l’OMS sur la lutte anti-tabac met en exergue la conjugaison du mode de taxation Ad-valorem et la taxation spécifique qui est recommandée. Pour Tall, accroître les recettes fiscales permettra d’ailleurs à l’Etat de maintenir son programme d’investissements.

 Bingerville/La réouverture de l’Ecole supérieure interafricaine de l’électricité de annoncée

Le ministre ivoirien du pétrole, de l’énergie et des énergies renouvelables, Abdourahmane Cissé a annoncé hier mardi à Yamoussoukro de la réouverture prochaine de l’Ecole supérieure interafricaine de l’électricité (ESIE) de Bingerville.

Cette réouverture de l’ESIE figure au nombre des douze principales recommandations formulées à l’issue de deux jours de réflexions et de travaux, entre le secteur privé et l’administration publique, qui ont porté sur les difficultés et la stratégie de développement des secteurs du pétrole et de l’énergie de la Côte d’Ivoire.

Selon le ministre Cissé qui s’exprimait à la clôture des travaux, les ressources nécessaires à cette réouverture seront mobilisées avec les partenaires de la Côte d’Ivoire.

 L’ESIE qui était une structure mise en place par l’Union des produits des transporteurs et distributeurs d’électricité en Afrique (UPDA) devenue aujourd’hui Association des sociétés d’électricité d’Afrique (ASEA) a été fermée en 2002 pour des «raisons économiques».

Les assises de Yamoussoukro ont également recommandé la création d’une Ecole supérieure du pétrole et de l’énergie qui délivrera un double diplôme de l’Institut National Polytechnique de Yamoussoukro et d’une école internationale de référence ici en côte d’Ivoire.

Burida/ Bandaman Maurice veut la paix au sein de la structure

Le ministre ivoirien de la Culture et de la Francophonie, Maurice Kouakou Bandaman a affirmé mardi à Abidjan relativement à l’audit du Bureau ivoirien du droit d’auteur ( BURIDA), l’institution de gestion collective du droit d’auteur et des droits voisins en Côte d’Ivoire, que «si j’ai fauté, moi-même en tant que ministre, je rends ma démission au président de la République ». Il s’exprimait au cours d’une rencontre de restitution publique des résultats de cet audit du BURIDA dont il a plaidé pour le report estimant « qu’il n’y a pas d’huissier pour lire le rapport de synthèse de l’audit ».

« Je veux vous supplier d’accepter qu’on reporte cette restitution du rapport d’audit», a plaidé le ministre devant une foule d’artistes brandissant néanmoins le document.

 Poursuivant, il a fait savoir que le collectif d’artistes à l’initiative de l’audit de cette institution lui a demandé dans un courrier, le report de cette restitution publique. « Dans un courrier, Fadal Dey (Meneur de la fronde) me demande l’intégralité du rapport d’audit, le report de sa lecture et recommande qu’il soit lu par le cabinet qui l’a effectué », a-t-il fait savoir ajoutant « qu’ils (les frondeurs) vont donc faire la requête auprès du cabinet qui a fait l’audit Le ministre a conclu en insistant que « je veux la paix malgré les injures, les calomnies dont je suis l’objet ». Faut-il rappeler que le  BURIDA est secoué par une profonde crise depuis plusieurs mois.

Cacao/La Côte d’Ivoire et le Ghana lèvent la suspension des ventes des récoltes de 2020-2021

La Côte d’Ivoire et le Ghana, qui cumulent 65% de la production mondiale de cacao, ont décidé mardi de la « levée de la suspension des ventes de la récolte 2020-2021 à compter du 16 juillet 2019 », selon un communiqué dont APA a reçu copie.

La Côte d’Ivoire et le Ghana ont tenu les 11 et 12 juin 2019 à Accra une réunion, au cours de laquelle les deux pays ont décidé de proposer un prix plancher de 2.600 dollars US la tonne (1,5 million Fcfa), en dessous duquel ils ne vendraient pas le cacao de leurs producteurs.

A l’issue de cette rencontre qui a impliqué les négociants, les transformateurs et les chocolatiers pour la mise en œuvre d’un prix plancher commun, un Comité technique d’experts comportant les parties, a été mise en place pour approfondir les réflexions sur la mise en œuvre d’un mécanisme de prix plancher.

 Suite à la rencontre d’Abidjan, les deux pays ont mis en œuvre un concept de prix plancher par l’instauration d’un Différentiel de revenu décent (DRD) de 400 dollars US par tonne pour tout contrat de vente de cacao obtenu auprès des deux pays pour la campagne 2020-2021.

 Yopougon-Gesco/Un accident de la circulation fait plusieurs blessés

 Un accident de la route survenu le lundi dernier, aux environs de 13h, sur la route de Yopougon Gesco, a occasionné une trentaine de blessés suite à une sortie de route d’un car de transport, a-t-on appris, de sources sécuritaires. Plusieurs victimes  ont été transportées par une ambulance lourde et le reste eux par une ambulance de secours routier au CHU de Yopougon. Les éléments des sapeurs-pompiers ont dû pourchasser des badauds qui avaient détroussé les victimes. De nombreux téléphones portables ont été restitués à leur propriétaire ou à la gendarmerie.

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