Délocalisation de la gare SOTRA, orientation des bacheliers 2021 : la FESCI veut faire entendre sa voix

Par Nadège Kondo, Afriquematin.net

La journée d’hier lundi 27 septembre a été particulièrement chargée pour le Secrétaire général de la FESCI, Saint-Clair Allah. Dans son agenda, deux questions cruciales relatives aux conditions d’étude des élèves et étudiants de Côte d’Ivoire. Notamment la délocalisation de la gare SOTRA de l’Université Félix Houphouët-Boigny aux encablures de la Grande Médiature et l’épineuse question de l’orientation des bacheliers de l’année scolaire 2020-2021 qui défraie la chronique depuis quelques jours. A cet effet, le National Makélélé (comme on l’appelle) a eu des échanges avec des voix autorisées dans la résolution des questions énumérées tantôt.

C’est la question de la délocalisation de la gare SOTRA de l’Université Félix Houphouët-Boigny qui a ouvert la série des rencontres du Secrétaire général de la FESCI, Saint-Clair Allah. Pour rappel, depuis le matin d’hier lundi 27 septembre, ont débuté les travaux d’extension de l’hôpital mère-enfant sur ce qui est désormais considéré comme l’ancienne gare SOTRA de l’université Félix Houphouët-Boigny de Cocody jouxtant le CHU de la même commune situé à un jet de pierre du temple du savoir. Désormais, c’est plusieurs kilomètres que les étudiants devront parcourir à pied après être descendus à la nouvelle gare située dans les encablures de l’Institut national supérieur des Arts et de l’action culturelle (Insaac).

Pour trouver une solution idoine à ce qui est à présent le supplice des étudiants, Saint-Clair Allah a initié une tournée d’échanges. Ce qui l’a conduit successivement à la Direction générale de la SOTRA sise à la zone portuaire de Vridi et à la Présidence de l’Université Félix Houphouët-Boigny de Cocody. À travers ces rencontres que le National Makélélé entend d’ailleurs étendre à d’autres structures concernées par la question dans le souci de trouver une solution appropriée. Car pour la FESCI qu’il dirige avec maestria, la délocalisation doit plutôt rapprocher les usagers qui sont pour la plupart des étudiants de leur lieu de formation que de les en éloigner davantage, comme cela l’est depuis ce lundi 27 septembre.

Le deuxième sujet qui a occupé la journée de Saint-Clair Allah, hier lundi, est relatif à l’orientation des bacheliers 2021. Pour cette question, le Secrétaire général a reçu, au siège social de la FESCI sis à l’Université Félix Houphouët-Boigny, une forte délégation du Syndicat national des professionnels de l’orientation de Côte d’Ivoire (SYNAPOCI) conduite par son premier responsable, Zondé Zoko Stéphane. Rappelons que la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’Ivoire (FESCI) avait déjà, à travers une déclaration le 22 septembre dernier, fait « l’amer constat de l’échec du processus d’orientation des bacheliers 2021 ». Et avait, par la même occasion, demandé « la réorientation au public des bacheliers injustement ou maladroitement orientés dans les universités et grandes écoles privées avant la rentrée académique 2021-2022 ». C’est donc dans cette dynamique que Saint-Clair Allah et son bureau exécutif ont reçu le SYNAPOCI. Cela n’est pas une rencontre fortuite car le SYNAPOCI et la FESCI sont sur la même longueur d’onde quant à « l’échec du processus d’orientation des bacheliers 2021 ». Alors, les échanges entre les deux organisations ont tourné autour de la nécessité d’une synergie d’action dans « l’intérêt commun des élèves et étudiants de Côte d’Ivoire ».

On peut dire, sans risque de se tromper, que les jours à venir seront sans répit pour Saint-Clair Allah, la FESCI et leur « allié », le SYNAPOCI.

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