Daloa : une consultation publique lancée pour un projet de renforcement de l’alimentation en eau potable

Par Franck Elisé Bouabré, correspondant Afriquematin.net

Une consultation publique s’est tenue le jeudi 30 avril 2026 à la préfecture de Daloa, dans le cadre de l’Étude d’Impact Environnemental et Social (EIES) du projet de renforcement de l’alimentation en eau potable. La rencontre a réuni autorités administratives, experts et populations concernées.

Le projet, placé sous la tutelle du Ministère de l’Hydraulique, vise à améliorer l’approvisionnement en eau potable dans la ville de Daloa et dans plusieurs localités environnantes, notamment Bédiala et Gboguhé. Il intervient dans un contexte marqué par une croissance démographique et une augmentation des besoins en eau.

Selon les informations présentées, le dispositif technique prévoit la réalisation de plusieurs infrastructures, dont une prise d’eau au lac de Buyo, des stations d’exhaure et de traitement, des stations de reprise, ainsi que trois châteaux d’eau, dont un à Daloa et un à Issia. Le projet inclut également la mise en place d’un réseau de distribution comprenant environ 200 km de réseau primaire et près de 300 km de réseau secondaire. Ces installations devraient permettre d’alimenter en eau potable plusieurs localités, dont Daloa, Issia, Aboka, Dobia et Guessabo.

L’Étude d’Impact Environnemental et Social est conduite par le cabinet international WSP, en collaboration avec ENVIMA, structure agréée par l’Agence Nationale de l’Environnement (ANDE). Cette étude porte sur l’identification des impacts environnementaux et sociaux du projet, l’analyse des risques potentiels, ainsi que la définition de mesures d’atténuation. Elle prévoit également la prise en compte des préoccupations des populations à travers des consultations publiques et l’élaboration d’un Plan d’Action de Réinstallation.

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Lors de la séance, le directeur général d’ENVIMA Consulting, Dr Koffi Kouadio, a indiqué que les contributions des populations et des autorités locales participent à l’amélioration des analyses et à l’adaptation du projet au contexte local.

Les autorités locales ont, pour leur part, évoqué les enjeux liés à l’accès à l’eau potable, notamment en matière de santé publique et de développement local.

Le projet est porté par un consortium composé de INNOVO et UNISERV pour la réalisation des travaux. Il bénéficie d’un appui financier de Bpifrance Assurance Export et de la Société Générale. Selon les promoteurs, sa mise en œuvre s’inscrit dans le respect des normes nationales et internationales en matière environnementale et sociale.